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puce No one is innocent - Radical Suckers
Le Splendid  (Lille)  vendredi 1er avril 2011

Tout d'abord, je note qu'il y a peu de monde. Les trentenaires sont de sortie mais peu nombreux. Les Radical Suckers ont du pain sur la guitare pour chauffer le Splendid. Pas simple. Ils démarrent de suite par se donner à fond. Pas de détour. La basse a des accents de Rage Against The Machine. Ils envoient, c'est certain. C'est une bonne entame. C'est brutal à souhait. Entre le punk et la fusion. Pourquoi faire compliqué ? Je me demande s'ils vont tenir ce rythme jusqu'au bout. A ma grande surprise, en passant par une reprise de Motörhead, ils ne lâchent pas et c'est tant mieux.

La salle s'est remplie mais ce n'est pas le carton plein. Une introduction à base de sirène et de coups de tonnerre et c'est parti : le concert bat son plein. Tout de suite, le public se met en mouvement déréglé.

Kémar harangue la foule et en demande plus. Dès le troisième titre, des slams, difficiles vue la faible densité de la fosse, s'improvisent. Côté scène, très vite, on se retrouve torse nu et dégoulinant de sueur. Le guitariste est sans fil. On comprend bien pourquoi quand on le voit bondir et courir sans cesse. Le bassiste n'est pas non plus des moindres. Le Head Bang ne s'arrête pas. La sécurité s'inquiète de la tenue des barrières devant scène et Kémar lui tape sur l'épaule tout en chantant pour dire que tout va bien. C'est l'expérience qui parle.

La batterie tape fort et le clavier est loin d'être immobile. Dire qu'ils ne plus tous jeunes. On ne le croirait pas. Le seul indice serait l'apparition de quelques chansons moins électriques proches des compositions de Noir Désir. Guitare folk et "Hurt" de Nine Inch Nails version Johnny Cash. Pour ma part, c'est un bon choix musical mais le duo n'apporte rien à cette horriblement magnifique chanson de Trent Reznor.

Bien sûr, il n'y a pas de concert de No one is innocent sans implication politique. Le fuck à Marine L. est le même que celui qu'ils avaient alors lancé à Catherine M. (maire à la place de son mari Bruno M.) en 1998 aux Eurockéennes. No one reste intègre malgré leur récent titre radiophonique discutable. Bref, un concert réussi qui s'est terminé avec une vingtaine de personnes sautillantes au milieu des musiciens.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de No one is innocent
Le Myspace de No one is innocent
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Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 22 mars 2020 : Homeworks

Nos chroniqueurs ont fait leurs devoirs à la maison cette semaine. On vous parle toujours de musique, de littérature et de jeux vidéo mais aussi d'expositions virtuelles, de cinéma et de théâtre en DVD ou en ligne. C'est parti, voici de quoi vous occupez en restant chez vous.

Du côté de la musique :

"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander
et toujours :
"Ludi" de Chassol
"D'ombres" de Elodie Vignon
"L'univers" de Goodbye Moscow
"Single / Clip des champions" de Klub des Loosers
"Robert Schumann : L'hermaphrodite" de Laurianne Corneille
"A Milli" le podcast numéro 11 de Listen in Bed
"Outlaws" de Ludivine Issambourg
"It's only us" de Monophonics
"Premier EP" de Panic Party
"Ornithologie" de Un Poco Loco

Au théâtre :

dans un fauteuil de salon avec la sélection de la semaine en diffusion sur le net :
du boulevard avec :
"Le Sommelier" en replay sur la chaîne Paris-Première et la captation de "Un amour de jeunesse"
un classique avec la captation de "Ruy Blas" créé aux Fêtes Nocturnes de Grignan
un classique revisité avec le streaming de "L'Ecole des femmes" au Théâtre national de l'Odéon
une comédie circassienne avec la captation de "La Nuit du Cerf" du Cirque Leroux
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" : "Potiche" de Barillet et Grédy avec Jacqueline Maillan
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Récital emphatique de Michel Fau"
"Le Gros, la Vache et le Mainate"
"Elephant Man"
"Dans les yeux de Jeanne"
"Orphée"
"Il y aura la jeunesse d'aimer"

Expositions :

en toute tranquilité mais qui déménagent avec sur le Musée de la Sacem avec :
"Le Punk français" qui a fêté son quarantième anniversaire et "Le Disco français" toujours présent sur les dancefloors
le parcours virtuel sur le site du Petit Palais correspondant à l'exposition "Paris 1900"
en passant les frontières avec la visite virtuelle des collections du Rijksmuseum d'Amsterdam
et, en attendant la réouverture de l'exposition "Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée, le documentaire "Sur les pas de Christian Louboutin" de Olivier Garouste

Cinéma :

se faire une toile à domicile avec parmi les films récents sortis en DVD :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin

Lecture avec :

"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle
et toujours :
"Alerte rouge" de Tomaz Lavric
"Chez nous" de Louis Candlish
"de Gaulle et les grands" de Eric Branca
"El Nino de Hollywood" de Oscar & Juan José Martinez
"Idiot wind" de Peter Kaidheim
"L'intégrale de F A U S T" de Serge Lehman
"Pacifique" de Stéphanie Hochet

Froggeek's Delight :

Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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