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Alela Diane & Wild Divine  (Rough Trade Records / Beggars Banquet)  avril 2011

Je ne comprendrais jamais ce qu'ont les chanteurs (ou chanteuses) folk avec Jésus. Peut-être parce que j'ai été élevé dans l'idée que la religion catholique n'était qu'un ramassis d'histoires bizarres et improbables impliquant un mec qui marchait sur l'eau et que tous les trucs interdits par cette même religion étaient les trucs les plus rigolos à faire. Je me rends très bien compte que résumer mon éducation de manière aussi sommaire fait passer mes parents pour des anticléricaux féroces mais ce n'est pas vraiment le cas. Ou alors le message était implicite, sauf que depuis tout petit je sais lire entre les lignes.

Alela Diane n'a visiblement pas été élevée comme moi puisque son dernier album commence en parlant du diable qui fait faire des choses pas cool aux êtres humains. Rien de surprenant en soit puisque ses deux albums précédents évoquaient au travers de leurs textes le barbu le plus célèbre du monde, devant Chuck Norris et Oussama Ben Laden, ainsi que sa némésis chère aux amateurs de death metal. Ce qui est surprenant, en revanche, c'est l'instrumentation. Le morceau pose en effet la notion de "groove" à base de batterie et clavier dont la discographie d'Alela Diane n'est pas coutumière. Et il faut reconnaître qu'elle s'en tire globalement bien malgré quelques chœurs dispensables et quelques longueurs instrumentales. Ce que l'on ne sait pas est que ce morceau est une sorte de feinte. Puisque le morceau suivant revient au style habituel de la demoiselle. Sauf qu'il manque ici d'inspiration et d'écriture.

Je m'interroge sur la possibilité d'un rapprochement entre l'évolution des coupes de cheveux de l'artiste (tout d'abord hippie crado, puis Playmobil lesbienne pour arriver à un carré très classique) et ses différents albums. Et cela semble fonctionner pour le premier et le dernier album. De The Pirate Gospel se dégageait quelque chose d'honnête, de simple et de finalement touchant. Le dernier album sent l'embourgeoisement, la possibilité de multiplier les pistes et les instruments, d'inviter plein de monde pour faire des solos ("Long Way Down" aurait pu être une bonne chanson sans son solo immonde) et d'arriver en studio sans avoir de chansons complètements terminées. C'est cela que le carré et le rouge à lèvres d'Alela Diane veulent dire.

Et tout cela se ressent dans l'album dont beaucoup de titres sont finalement inutiles ("Elijah", "The Wind", "White Horse"). Trois titres semblent surnager : "Suzanne" (qui n'est pas une reprise d'une chanson chiante de Leonard Cohen), "Desire" et "Untitled". Ce qui signifie que l'album est chiant à environ 72,7272% (ou bien à environ 27,2727 % tout dépend de la manière dont on choisit de voir les choses). La voix reste superbe (et rappelle toujours un mélange entre Joan Baez et Linda Perhacs sans le côté bêlant de Baez) mais trop peu employée dans ce qu'elle peut avoir de plus touchant et tourne presque à la démonstration technique par moments. N'achetez pas ce disque, avec moins de budget le suivant sera sûrement meilleur.

 

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La chronique de l'album The pirate's gospel de Alela Diane
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Alela Diane en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Samedi)
Alela Diane en concert au Festival des Inrocks iDTGV 2008
Alela Diane en concert à L'Aéronef (1 avril 2009)
Alela Diane en concert au Festival Les Vieilles Charrues (vendredi)
Alela Diane en concert au Festival Les Femmes S'en Mêlent #16 (jeudi 21 mars 2013)
L'interview de Alela Diane (5 mars 2011)
L'interview de Alela Diane (samedi 17 juin 2014)

En savoir plus :
Le site officiel de Alela Diane
Le Myspace de Alela Diane


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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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