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Interview  (Paris)  22 mars 2011

C'est chez lui, dans un petit deux pièces sous les toits, dans un quartier populaire de Paris, que Thos Henley nous a reçus. Une arrivée pas vraiment discrète puisque lorsque les cinq personnes de l'équipe de Froggy montaient les escaliers de l'immeuble sans ascenseur jusqu'au sixième étage où réside Thos, la gardienne est sortie de sa loge, inquiéte de tout ce passage. En entrant chez lui, on voit des 33 tours, des guitares, des livres sur les étagères au mur. Thos est souriant, détendu, agréable. On pense au film d'Aki Kaurismäki, "La vie de bohème". Sûrement les chansons folk teintées de romantisme de Thos nous ont-elles aidés à nous forger cette idée d'un baladin moderne. Discussion avec Thos Henley, accoudés à la fenêtre, alors que le soleil se couche sur les toits de Paris.

Tu vis désormais à Paris. Pourquoi avoir choisi de t'installer en France, et spécialement à Paris ?

Thos Henley : Il y a plusieurs raisons. Tout d'abord, je ne voulais plus rester en Angleterre. Or Paris n'est pas très éloigné de la Grande-Bretagne. Alors que j'étais en vacances dans le sud de la France, je suis allé nagé, mais mon passeport était resté dans la poche de mon short de bain. Il fallait que j'attende d'en refaire un autre pour pouvoir passer la frontière entre la France et l'Angleterre. Je suis donc venu à Paris, parce qu'à mes yeux, Paris était par excellence la ville faite pour les artistes. C'est du moins comme ça que je l'imaginais à l'époque. J'adorais les grands noms de la chanson française, comme Edith Piaf, Georges Brassens ou Jacques Brel. Et c'est ainsi que, de fil en aiguille, je me suis installé ici.

Qu'es-tu allé voir en premier lorsque tu as découvert Paris ?

Thos Henley : La première fois, j'étais avec mes amis. Nous avons bu des bières et sommes restés assis au soleil. Nous regardions passer les bateaux-mouches, le long de la Seine, au soleil couchant. Je ne suis pas allé voir les musées, que j'ai découverts plus tard. J'aime beaucoup me balader au Musée de la Ville de Paris ou à Orsay. Mais la première fois, c'était une de ces journées magnifiques où on reste à flâner dehors.

Au bout du compte, je crois que tu es resté un an sans retourner en Grande-Bretagne.

Thos Henley : Je n'y suis retourné qu'une seule fois en deux ans. Par contre, l'année dernière, j'ai passé plus de trois mois en Suède. Assurément, je ne veux pas retourner m'istaller en Angleterre.

Les chansons sur ton album n'ont pas grand-chose à voir avec ce que tu faisais avec ton groupe précédent, Rival Joustas. Comment expliques-tu l'évolution de ton style ?

Thos Henley : Où est-tu allé chercher ces infos ? C'est quelque chose que j'essaie d'oublier (rires). Nous avions fondé ce groupe alors que nous avions 14 ans. A cet âge, tout le monde s'habille de la même manière, écoute le même genre de musique. Mais ensuite j'ai découvert Cat Stevens, Devendra Banhart, mais aussi les Foo Fighters et d'autres groupes. Mes influences ont changé.

Ton nouvel album s'intitule "A collection of early recordings". Pourtant, on n'y trouve pas certaines chansons que tu avais mis en téléchargement sur ton site, comme "Summer on the Thames" et "Bleeding Love".

Thos Henley : En effet, et je ne les sortirai certainement jamais. Cet album s'appelle "A collection of early recordings" et pas "A collection of early early recordings" (rires). Il s'agit de chansons que j'ai enregistrées ces deux dernières années, mais j'ai laissé dans les cartons les chansons plus anciennes. Sur cet album, on trouve deux sessions d'enregistrement, cinq chansons enregistrées en Angleterre et cinq chansons en France. Cela couvre ce que j'ai produit ces deux dernières années.

Es-tu plus inspiré par tes voyages ou par tes lectures ?

Thos Henley : J'adore voyager mais je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter tous les endroits où j'ai envie d'aller. Pour l'instant, ce sont donc plutôt mes lectures qui m'inspirent. Je passe mon temps à lire des récits de voyage. J'ai vraiment une grande soif de voyage. J'adore ça.

Je suppose que la musique facilite l'échange avec les personnes que vous croisez sur la route.

Thos Henley : Même en voyage, je ne me sépare jamais de ma guitare. Je l'avais emmenée en Suède la dernière fois, mais il faisait tellement froid que ma guitare s'est brisée. Mais j'avais besoin d'avoir ma guitare comme bagage. On ne sait jamais ce qui peut se passer sur la route, et j'ai toujours l'espoir de faire des rencontres. La musique m'aide alors à communiquer.

Justement, lorsque tu es arrivé en France, connaissais-tu des personnes au sein du label Les Boutiques Sonores, ou est-ce une rencontre ?

Thos Henley : Non, je ne les connaissais pas. La rencontre s'est faite à travers la musique, très simplement.

Aussi simplement que cela ?

Thos Henley : Oui, je t'assure. Ils ont entendu ma musique. Ils ont apprécié ce que je faisais. On a commencé à discuter. Ça s'est passé comme ça. J'ai eu beaucoup de chance.

Comment s'est déroulée ta tournée avec Syd Matters ?

Thos Henley : C'était génial. Et en même temps un peu effrayant. Ils sont français, je suis anglais. Ils sont aussi plus vieux que moi et ils tournent depuis bien plus longtemps. Mais ça a été ma meilleure expérience de tournée. Nous avons joué dans des endroits somptueux, des cathédrales, des théâtres, à la Maroquinerie en début de tournée, et pour finir à l'Olympia. C'était fantastique.

Comment partages-tu ton temps entre ta carrière solo et ta carrière dans Oh Othello.

Thos Henley : Oh Othello est un projet très récent. Pour l'instant, je passe plus de temps sur mon propre album. Pour partir en tournée avec Oh Othello, il nous faudrait déjà avoir un disque, cela faciliterait les choses.

Pourtant je vois sur ton mur un flyer qui indique un concert commun d'Oh Othello et des Mistery Jets.

Thos Henley : Nous avons ouvert pour eux, il y a quelques mois, lors de leur passage à la Maroquinerie. Mais c'est surtout que nous nous connaissons depuis longtemps. Nous jouions déjà ensemble lorsqu'on était gamins. Nous avons grandi ensemble.

Ton premier EP n'est sorti qu'au format digital et en vinyle 25 cm. Ton nouvel album sort en cd, cela va vraisemblablement en faciliter la distribution.

Thos Henley : La sortie du premier mini-album uniquement au format 25 cm s'est faite en accord avec le label. Nous savions que nous ressortirions ces chansons sous forme de cd plus tard. Moi, j'achète encore des vinyles, pour l'objet et pour le son, mais la plupart des gens sont passés au cd. Je suis content que celui-ci sorte en cd parce que mon père n'a plus de platine disque. Ainsi il pourra écouter le cd.

Tu vas bientôt tourner en Allemagne. As-tu d'autres projets sur le feu ?

Thos Henley : Oui, je pars en tournée en Allemagne en juin. Je suis content à l'idée de présenter mes chansons là-bas. Je jouerai les anciennes mais j'en profiterai pour tester sur scène des nouvelles chansons, certaines ne sont pas encore tout à fait terminées. C'est vraiment excitant.

Retrouvez Thos Henley
en Froggy's Session
pour 3 titres en cliquant ici !
  

 

 

 

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La chronique de l'album Golden Europe de Thos Henley
La chronique de l'album A Collection Of Early Recordings de Thos Henley

En savoir plus :
Le Myspace de Thos Henley

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Laurent Coudol         
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Thos Henley (22 mars 2011)


# 20 octobre 2019 : De tout, pour Tous

Encore un programme bien chargé et très éclectique au travers de notre sélection culturelle hebdomadaire. Beaucoup à lire, à voir, à écouter... alors ne perdons pas de temps. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Engine of paradise" de Adam Green
"Phantom solids" de Lunt
"Fear of an acoustic planet" de Tahiti 80
"A wonder plante to" de Nilok 4tet & Daniel Zimmermann
"Six strings under" de Eric Legnini
Sarah McCoy et Dom La Nena au Nancy Jazz Pulsation
"Nothin' but" de Flyin' Saucers Gumbo Special
"Comfort zone" de Hugo Lippi
"Hors l'amour" de Jean Felzine
"A ciel ouvert" de Kaori
Rencontre avec Lady Arlette, accompagnée d'une session live et acoustique
"Vinyles, suite" c'est le titre de l'émission #3 de Listen in Bed
"Déluge" c'est le troisième volume des Mix de Listen in Bed
"Hybrid" de Yosta
et toujours :
"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Orouni en session live dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Cirque Leroux - La Nuit du Cerf" au Théâtre Libre
"Un jardin de silence" à La Scala
"Frida jambe de bois" au Théâtre de l'Union à Limoges
"Fleur de peau" au Théâtre Essaion
"Habiter le temps" au Lavoir Moderne Parisien
"Wilde - Chopin" au Théâtre Le Ranelagh
"En ce temps là l'amour..." au Théâtre des Mathurins
"Imposture posthume" au Centre Culturel Suisse
"Fred Tousch - Fée" au Théâtre de Belleville
"Corinne Zarzavatdjian - Un nom à coucher dehors !" au Mélo d'Amélie
des reprises :
"L'Ingénu" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Crépuscule" au Théâtre de l'Epée de Bois
"J'aime Brassens" au Théâtre d'Edgar
et la chronique des spectacles déjà à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Vampires - De Dracula à Buffy" à la Cinémathèque française

Cinéma avec :

le film de la semaine :
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"Cléopâtre" de Alberto Angela
"Histoire du Canada" de Daniel de Montplaisir
"Je te suivrai en Sibérie" de Irène Frain
"La source de l'amour propre" de Toni Morrison
"Ordinary people" de Diana Evans
"Vik" de Ragnar Jonasson
et toujours :
"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Guerilla, le temps des barbares" de Laurent Obertone
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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