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puce Selah Sue - Sarahpsody
Le Fil  (Saint-Etienne)  vendredi 15 avril 2011

Le monde est divisé en deux catégories : les potineurs et les potinés. Je m’explique. Les potineurs sont des gens fades et sans intérêt qui passent de longues journées à inventer des potins sur des gens qu’ils ne connaissent pas : les potinés. Bienvenue dans le monde. Cruel. Je suis potinée. La rumeur la plus folle courant à mon sujet : je suis enceinte. Très drôle.

Tout ça parce qu’ils ne savent pas où j’ai passé mon vendredi soir, franchement, suffisait de demander, j’étais là-bas, de l’autre côté du miroir. Un petit concert pour bien commencer le week-end d’une semaine pourrie. Ils avaient sorti les fauteuils au Fil, et le jus d’abricot bien sûr, vu mon état…

En première partie, Sarahpsody est une petite brune toute seule, avec une boite magique qui fait les choeurs, la batterie, les échos, un bon vieux lecteur K7 qui fait auto-reverse à mon avis. Elle s’occupe de sa guitare, de son piano, et boit une gorgée de vodka entre chaque morceau (est-ce bien raisonnable ? Parce que franchement ma chère, planquer de la Vodka dans une bouteille de Volvic, c’est pousser le vice un peu loin, non ma chère, ce n’était pas de la Volvic, que je vous dis moi, et je m’y connais, je passe mes journées à inventer des conneries).

Bref, Sarahpsody a l’accent d’un coin de l’Auvergne (ouch, near la capitoule du Rock ?), elle chante pour les filles les petits problèmes du quotidien, le pôle emploi, son n’amoureux, l’accident qu’elle a failli avoir en rentrant de teuf (complètement esquinté la nana ma chère ! Si si !).

N’ayons pas peur des mots, sur le coup, j’ai beaucoup aimé, mais après coup, sa voix manque de profondeur, elle devrait éviter de forcer les aigus, c’est pas extatique, ses textes tournent un peu en boucle, pas vraiment de mots, mais une musique sympa, qui mérite une autre poésie. Enfin, je dis ça ma chère, je dis rien moi, mais quand même…

Et puis Selah Sue. Je n’aurai pas rêvé mieux pour ma centième chronique. Pourvu que je sois convaincante, sans avoir l’air d’y avoir placé des actions. Allez, je me lance.

C’est un tout petit bout de femme "j’aime ta choucroute" dit mon voisin imbibé (je ne peux pas me le permettre, je me contente d’humer la bière…). Oui, parce que son style, sa personnalité transpire dès les premières secondes, dès sa tenue : une combi noire informe avec un bout de tissu en trop, genre écharpe, mais pas trop, des cheveux blond-angélique métamorphosés en paille-racines-cassantes (mais oui ma chère, un bon coup de doigts dans la prise que je te dis moi, et je m’y connais, figure toi que l’autre jour… bla bla bla…) et des yeux bleus transparents. Une jolie midinette sans en avoir l’air quoi.

Les premiers morceaux pour se mettre dans l’ambiance, deux-trois petits airs doux comme la brisounette sur la plage (ah bon ? Mais elle est Flamande, tu sais, ces mangeurs de frites qui n’ont pas de gouvernement, une honte que je te dis ma chère, c’est honteux, et ça laisse ses artistes s’exporter n’importe où, mais il paraît qu’elle a une place à la plage la gamine, que je te dis moi ! si si !, non mais elle est trop jeune… bla bla bla…), je ne m’attendais pas à ça, et j’avais raison. Surtout vu l’attirail de "musique qui déchire" qui se trouvait sur la scène.

Et ses comparses arrivent, ou bien ils étaient discrets ? Ils font deux fois la hauteur de Selah Sue, mais elle a trois fois plus de charisme.

Et c’est parti pour une bonne heure de musique non-stop, une douche de son univers, elle prend de tout et en fait ce qu’elle veut, mélange les styles, y applique sa voix, son rythme, va du soprano au rap en passant pas un bout reggae-ragga et un autre soul. Idem pour sa musique, sans prétendre avoir tout distingué, je me contenterai de vous dire qu’elle prend un peu de tout soul-reggae-rap-rock et d’autres, elle les module à sa sauce et en fait quelque chose d’unique, je propose d’appeler ce joyeux melting pot "Selah Sue".

Idem pour le spectacle, elle se lance dans tous les coins, s’approche pour chanter aux extrémités de la scène, anti-statique jusqu’au bout des orteils la minette. Et ses comparses ne sont pas en reste, ils s’agitent dans tous les sens aussi, normal, la "Selah Sue" est une musique contagieuse.

A mon avis, ma chère, Selah Sue est la fille cachée de Che Guevara dont elle a hérité de la verve, le soleil d’Amérique du Sud, la passion qu’elle communique quand elle chante, d’Andy Warhol pour les couleurs qu’elle met dans sa musique, l’esprit de visionnaire dont elle est dotée, de Sophia Loren pour la féminité, la beauté et la classe naturelle de ce petit électron chargé à bloc, et de Cléopâtre parce qu’elle a conquis tout le monde, et elle a le même nez. Si si ma chère. Unique. A voir absolument. J’oserai même dire : vous n’y étiez pas ? Vous avez assurément raté quelque chose.

 

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En savoir plus :
Le Myspace de Sarahpsody
Le site officiel de Selah Sue
Le Myspace de Selah Sue

Crédits photos : Eric Ségelle (Toute la série sur Taste of Indie)


Nathalie Bachelerie         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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