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Le Régal  (Wagram)  mai 2011

Elle fut une découverte du Printemps de Bourges en 2006, une éternité à notre époque. Mais elle n’est pas tombée dans l’oubli. Pour cela, elle a roulé son minois dans moults festivals et tremplins de la chanson, ceux qui se passent devant des vrais gens, pas de paillettes télévisuelles formatées. Elle est restée elle-même, a certainement mûri, et conclut ce parcours par un album Le Régal, et franchement, c’est un régal.

Son petit nom est Lisa, rien à voir avec la famille américaine jaune du dessin animé de la TNT. Lisa Portelli, une guitare, de la pop à la française, et tout va bien. Elle fait penser au soleil, aux premières fleurs du printemps, aux jupes à carreaux et au vent dans les cheveux. De ses débuts à la guitare chez l’école de musique de son quartier à 10 ans, au bac Musique, au conservatoire classique, à la découverte de la guitare électrique, à la chansonnette, elle est passée de petite graine à grand arbre tout plein de feuilles, riche des qualités de ses rencontres.

Et elle cumule tout ça dans cet album à la fois rigoureux et juste. Sous des airs d’ange en pyjama, elle cache une combinaison latex pas très confortable, mais lui donnant un air sexy et chic. Elle ne crie jamais, mais on sent quelque chose qui bouillonne là-dessous. Le rythme s’installe aux premières notes, reste jusqu’à la fin, les mélodies rentrent, les textes tiennent la route, sa voix ne bouge pas d’un poil. Ma sauvagerie en a prix un coup, je l’ai adoptée sans concession, à la mimer devant la glace, avec brosse à cheveux et brushing dans le vent, j’étais ridicule, mais j’ai adoré.

Parce que j’aurai pu dire ce qu’elle chante : le moment où on se rend compte que nous avons entassé nos rêves dans des malles, pendant que le temps passe plus vite que prévu ("Les chiens dorment"). Mais elle sait ne pas être déprimante, au contraire, ce titre dit aussi qu’il n’est jamais trop tard, puisque la lune est toujours au même endroit.

Elle sait aussi être amoureuse dans "Le régal", aucune importance d’être insomniaque si c’est pour sa peau, le regarder dormir à n’en plus finir, percer cette étrange lueur qui habite son visage dans le noir… Idem dans "Le tableau" de son homme à moitié nu sous ses couvertures. Et parle d’avenir, de futur, d’espoir, de bonté, de mensonge, de défauts, Lisa Portelli met des mots sur des sentiments, des états d’âmes et des émotions du quotidien, ce que nous ne savons pas toujours faire.

Elle sait être douce, aimante, sans être une cocotte poudrée, car elle y ajoute sa touche féline, une patte de velours qui cache de minuscules griffes rétractables, acérées comme du venin, dont elle use peu, mais avec précision. Un régal.

 

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L'interview de Lisa Portelli (mardi 27 novembre 2012)

En savoir plus :
Le site officiel de Lisa Portelli
Le Facebook de Lisa Portelli


Nathalie Bachelerie         
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Lisa Portelli (27 novembre 2012)


# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

Froggeek's Delight :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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