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Ring n' Roll  (Because Music)  mai 2011

Aussi loin que je puisse me souvenir, à l'époque où j'étais barman, c'est-à-dire il y a bien vingt ans, nous servions un cocktail qui s'appelait le Rita Mitsouko. Il était composé de jus d'abricot, de liqueur de mangue et de noix de coco. Malheureusement depuis la mort de Fred Chichin, soit déjà quelques années, l'entreprise qui m'avait embauché en son sein ne propose plus cette boisson. Et effectivement cela va de soi car les Rita Mitsouko sans son compositeur attitré (puisque Chichin s'occupait des parties de guitare, de basse, de clavier et de batterie), c'est un peu comme la bière sans alcool, à chier dans la colle.

Alors pour un cocktail alcoolisé, n'en parlons pas. Néanmoins, il y avait du chichi derrière tout ça, puisque finalement il était difficile à ceux qui avait concocté la recette du produit de savoir quelle partie enlever. Etait-ce la douceur et le goût savoureux du fruit ou la particularité enivrante de l'alcool qui rendait la chose cool. Le débat était lancé. C'est donc avec impatience que tout le monde attendait le premier réel effort solo de Catherine Ringer (après une tournée où cette dernière reprenait les classiques des Rita Mitsouko, en guise d'ultime hommage à son compagnon) afin d'en savoir un peu plus.

De part certaines caractéristiques fruitées, cet album fut enregistré à Los Angeles (d'ailleurs l'on prononce dorénavant "Katwine Ringeure"), ce qui donne lieu à de nouveaux ingrédients pour le moins suspects et improbables. L'on retrouve, par exemple, du piment chaud et rouge sur le morceau "Prends-Moi", avec la participation de John Frusciante. N'ayant jamais été très fan du Bloody Mary, cela ne m'a pas laissé un bon souvenir, la guitare de notre ami se noyant un peu dans le mixeur, et étant moins savoureuse que d'habitude, Frusciante ayant un son bien singulier qui, ici, n'arrive pas à trouver sa place.

Autre point inattendu, plusieurs morceaux sont arrangés par RZA du Wu Tang Clan. Pourtant, si l'on regarde de plus près, Catherine Ringer et RZA ont plus de points communs qu'il n'y paraît, les deux ayant collaboré avec Bruno Beausir (plus connu, paraît-il, sous le nom de Doc Gynéco). Mais encore une fois l'envie de fraicheur tombe à l'eau, et le résultat est un peu trop glacial, manquant de goût malgré un aspect aventurier non négligeable. L'on surprend alors l'artiste à faire un tour du côté de la Fontaine (Brigitte de son prénom), sur un morceau comme "Punk 103" qui, malgré son aspect expérimental dérangeant, n'atteint pas ses promesses.

Soyons franc, je n'ai pas aimé ce disque, pourtant soyons-le un peu plus, il m'a quand même foutrement donné envie de boire et finalement, si ce disque était une boisson, il tiendrait la route puisque je l'aurais bu, et c'est le cas ici puisque je l'ai quand même écouté. Et même s'il ne m'a pas touché, il faut reconnaître l'engouement, le coeur et l'energie que Catherine Ringer a mis dedans ; et finalement l'hommage ultime à son homme réside sûrement ici, ce disque est un deuil et de par son parti-pris froid, résonne comme un orgue à l'église, comme un scalpel à la morgue.

Ce disque est sincère et touchant, que cela soit en français ou en anglais, qu'il soit rock ou classique (l'on pense forcément à la reprise de la symphonie n°5 de Malher sur "Vive l'amour", qui ouvre le disque), et parfaitement ambitieux. Alors ne nous posons plus de questions, buvez, il y a de quoi faire mais personnellement je rentre à la maison, je n'ai plus soif.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Concert Live à la Cigale 2008 de Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more
Catherine Ringer en concert au Fil (mercredi 20 avril 2011)

En savoir plus :
Le site officiel de Catherine Ringer


Sam Nolin         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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