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Interview  (Paris)  mardi 7 avril 2011

Avec son nouvel album Let the dog drive home, Teitur, artiste danois, continue à décliner sa pop délicatement arrangée. Originaire des Îles Féroé, celui qu'on avait découvert à travers la bande originaire de Ma super ex avec Uma Thurman, et qu'on a été surpris de retrouver à travailler avec Nolwenn Leroy, cartonne pourtant dans les pays scandinaves. Il a même remporté le prix de meilleur artiste lors de l'équivalent danois des Victoires de la Musique.

Par une fin d'après-midi très chaude de printemps, avant son passage au Café de la Danse, c'est un jeune homme agréable mais fort réservé que nous rencontrons non loin de la Porte Dorée à Paris.

En session, tu viens d'interpréter "Freight Train", une chanson sur l'enfance. Comment s'est déroulé la tienne sur les îles Feroé ?

Teitur : Je crois que c'est la même chose que pour un enfant qui aurait vécu à la campagne, ou dans une toute petite ville. Enfant, tu te construis ton propre monde.

Pour tes premiers concerts, comment s'est déroulée la recherche de lieu où jouer ?

Teitur : Aux Feroé, ça a été très facile. Tout le monde se connaît. C'est à partir du moment où j'ai quitté les îles Feroé que ça a été plus dur. Pour vivre de ma musique, je devais partir. C'est ainsi que nous nous sommes installés, avec ma famille, au Danemark.

Pourquoi avoir choisi de chanter en anglais ? Et d'abord as-tu toujours chanté en anglais ?

Teitur : C'est d'abord parce que je considère la musique comme un moyen de communiquer avec les gens. Or l'anglais est la langue qui permet de se faire comprendre le plus facilement. Dans un certain sens, ça peut apparaître comme une forme de facilité, mais ça me permet de m'inscrire dans un ensemble plus important, une communauté. Chaque langue a ses chansons et ses chants, mais les premières chansons que j'ai écoutées étaient en anglais. De plus, dans les pays du nord de l'Europe, l'anglais est un vecteur important pour la culture, même en littérature. Ça m'a donc semblé naturel d'écrire en anglais.

Sur ton album, il y a certaines chansons qui sont richement orchestrées et arrangées. Comment retranscrire cela sur scène ?

Teitur : Lorsque je compose, je ne veux pas quelque chose qui ne puisse être reproduit qu'en studio. Toutes mes chansons peuvent être adaptées pour un piano solo. Ou parfois aussi à la guitare. Par exemple, ce soir, je donne un concert en solo au piano. Il y a aussi moyen, si on veut, d'écrire des partitions et de louer les services de musiciens de ville en ville, mais je ne le fais pas car la musique est alors moins vivante, on est obligé de se caler sur les partitions puisque les musiciens n'ont pas le temps de s'approprier votre musique.

Dans tes chansons, il y a de nombreux noms propres, de personnes ou de lieux. Cherches-tu à donner des détails pour rendre vos histoires plus crédibles, ou y a-t-il une part de vrai dans ce que tu racontes ?

Teitur : Toutes mes paroles sont un peu biographiques. Ça renvoie à des choses que j'ai vues ou que j'ai vécues. Un de mes choix artistiques est de me contenter d'écrire sur ce que je connais. Tout le monde a des histoires à partager. Tout le monde peut raconter d'où il vient, ce qui lui est arrivé et exprimer ce en quoi il croit. Je n'aime pas, voire il m'est impossible d'écrire sur un sujet qui me soit totalement étranger. Chanter reste d'abord pour moi une manière de créer l'échange avec ceux qui m'écoutent, de communiquer avec eux.

Dans plusieurs de tes chansons, tu évoques les États-Unis. Or tu as déjà tourné là-bas. Est-ce un moyen pour toi de faciliter l'ouverture des portes de ce marché ?

Teitur : Non, j'en parle parce que j'ai passé du temps là-bas. C'est un peu mon expérience que je raconte, des souvenirs. Et en plus, ce n'est pas parce que j'écris sur Atlanta qu'ils vont me dérouler le tapis rouge (sourire). Ça ne fonctionne pas comme ça. En fait, ça rentre dans un processus plus complet. J'ai passé du temps là-bas, ma musique devenait plus américaine, mon son plus west coast, et mes paroles parlaient des États-Unis. J'ai ouvert cette porte et l'inspiration est venue comme ça.

Où va t'emmener cette nouvelle tournée ?

Teitur : J'ai commencé par les pays scandinaves, puis l'Allemagne. Après la France, je passe par la Grande-Bretagne, la Hollande, la Belgique et l'Autriche. Dans un deuxième temps, je partirai de nouveau tourner aux États-Unis. Il y a même certaines dates prévues en Asie, comme la Corée du Sud, mais la tournée n'est pas entièrement bouclée.

J'ai lu que tu avais participé à de nombreux projets avec des artistes de différentes nationalités. Est-ce quelque chose que tu planifies en fonction des tournées ?

Teitur : Pas vraiment. Je tourne beaucoup et depuis pas mal de temps maintenant. Cela fait bientôt dix ans que je passe beaucoup de temps loin de chez moi. Parfois, il y a de belles rencontres sur la route. Lorsqu'on se croise à nouveau, entre musiciens, on se demande si ça ne vaudrait pas la peine d'essayer de figer un de ces moments qu'on partage ensemble. C'est donc une question de hasard. Mais en même temps, il y a des gens sur le circuit musical, dont j'ai souvent croisé la route, c'est presque une petite famille. Les gens qui font la même chose ont tendance à se rapprocher les uns des autres.

As-tu besoin de te retrouver chez toi, au calme, pour écrire, ou es-tu le genre de compositeur capable d'écrire une chanson sur un coin de nappe ?

Teitur : Au fil du temps, j'ai appris à écrire quelque soit l'endroit où je me trouve. Maintenant, j'écris tout le temps. C'est devenu une partie de ma vie. Mais je me force à une certaine rigueur : je commence généralement le matin à l'hôtel, et je continue un peu avant d'aller me coucher. C'est ainsi que viennent mes meilleures idées.

Retrouvez Teitur
en Froggy's Session
pour 2 titres en cliquant ici !
  

 

 

 

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La chronique de l'album Let the dog drive home de Teitur
Teitur en concert au Festival International de Benicassim 2006 (jeudi)

En savoir plus :
Le site officiel de Teitur
Le Myspace de Teitur

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Laurent Coudol         
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Teitur (7 avril 2011)


# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

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Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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