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puce Festival de Dour 2004 (dimanche)
Ikara Colt - Experimental Tropic Band - De Portables - Xploding Plastic - Cali - Sole - Sage Francis - Air On Maiden - Misfits - Monster Magnet - Mondo Generator - Skinny Puppy - Berus - Stijn - Donna Summer  (Dour)  18 juillet 2004

On sent qu’on est le dernier jour : il est de plus en plus difficile de se lever et je rate donc une bonne partie du concert des anglais d’Ikara Colt. Au vu des derniers morceaux très rock’n roll, je pars sur une première déception.

Mais elle est vite oubliée par le set des liégeois d’Experimental Tropic Blues Band qui sont notre Jon Spencer Blues à nous. A nouveau, ce groupe qui a fait ses armes lors de multiples concerts belges donnés pendant l’année, va nous enthousiasmer avec son pop blues rock et ses deux chanteurs déjantés.

Ensuite les De portables, ces quatre brugeois sont des amis d’enfance, habitent la même rue et prennent un plaisir fou à jouer ensemble. On peut les ranger en général dans la catégorie post rock mais si c’est vrai sur album, ça ne l’est pas du tout en live.

Ainsi, j’ai eu l’occasion de les voir en version electronica, en version rock’n roll, en version post rock mais aussi en version gabber techno tuning. Bref, ces jeunes gens ne se prennent pas au sérieux et réorchestrent leurs morceaux à qui mieux mieux. Pour aujourd’hui, formule classique post rock et un peu plus noisy à certains moments. Le dernier album (Girls beware que je vous recommande chaudement) est parcouru de long en large.

Une invitation est faite pour les Gentse feesten qui se déroulent une semaine plus tard à Gand. Et comme à chaque fois, les quatre garçons s’amusent comme des fous et donnent du plaisir au public de curieux et de connaisseurs. Il faut noter que les projets solo des différents membres sont tout aussi intéressants comme Jurgen de blonde, Wio, Kohn (excellente electronica) et qu’ils ont encore de multiples groupes.

Place au hip hop maintenant avec l’écurie Quannum sans Dj Shadow mais avec un dj japonais fou qui scratche et qui mixe plus vite que son ombre et qui avec son comparse vont nous retracer pendant une petite heure toute l’histoire du hip hop de Grand Master Flash à Herbie Hancock. Bonne mise en jambes pour la suite.

On retourne sous la tente du marquee pour assister au concert des norvégiens d’Xploding Plastic : un excellent batteur et deux autres membres aux machines. Leur musique va du jazz à la lounge music et la particularité de leur concert est que le batteur suit toutes les parties electroniques de façon très impressionnante (un peu comme le font les Ralph Myerz and his Jack Herren Band) Commencé doucement, ce concert va monter progressivement pour le plus grand plaisir du public clairsemé au début et très nombreux à la fin, gage de qualité.

Un petit tour à la Petite Maison dans la prairie pour assister à une partie du concert de Cali et ses chansons tour à tour intimistes, festives. Visiblement, le concert a beaucoup plu, le chapiteau est bourré et les applaudissements fusent.

Sur scène, il est accompagné d’une violoniste et d’un band au complet. Il discute avec son public lui disant qu’avant de monter sur scène, à chaque fois, il a envie d’arrêter ce métier car il a un trac fou et que quand il voit le public en face de lui, il se dit qu’il fait quand meme le plus beau métier du monde. Nous quittons cependant le chapiteau au moment de son hit single : "C’est quand le bonheur ???"

Pour nous, le bonheur, ce sera très vite puisque le temps de rallier la tente clubcircuit Marquee, on va assister au concert de Sole. Au départ, deux membres d’Anticon devaient etre présents à ce festival de Dour mais Sage Francis a dû déclarer forfait. Qu’à cela ne tienne, l’honneur va etre sauvé grace à Sole.

Première constatation : les rappeurs d’Anticon (un des labels hip hop les plus novateurs de ces dernières années selon moi) sont pour la plupart blancs et portent la barbe. Avec Sole, on a pas vraiment affaire à du rap mais c’est plutot du rock chanté : en effet, il est accompagné d’un batteur et d’un guitariste mais c’est son phrasé qui fait appel au hip hop. Son flow est impressionnant, sa voix est grave et il exhorte la foule à chanter avec lui.

Visiblement heureux d’etre là et de l’acceuil qui lui est réservé, il reviendra pour un rappel avec un morceau dont le fond sonore est digne d’un Boards of Canada et c’est cela aussi la caractéristique du hip hop made in anticon : mélanger toutes sortes de musique (jazz, electronica, electro, rock, post rock, …) avec des rythmes et des flow hip hop.

On change complètement de registre avec les déjantés Air On Maiden mais il y a quand même un rapport avec la tente clubcircuit puisque ces imitateurs hard rock font partie de l’équipe du clubcircuit.

On a donc affaire à un pastiche du hard rock en playback : les bandes sur lesquelles ils jouent sont des morceaux live avec public hurlant et aucun cliché n’est négligé : du roadie aux vetements, du headbanging aux solos de guitare. Ca n’a pas l’air de faire plaisir à quelques fans purs et durs de hard rock et autre musique dure et certainement pas aux fans des Misfits qui passaient auparavant. Moi, en tout cas, je n’avais qu’un seul regret : il manquait un duo avec les Thrash et Tradition.

Ce qui est marrant, c’est qu’après lorsque Monster Magnet passe, on a l’impression que les Air on Maiden ont continué leur set et c’est pour cette raison que j’ai préféré largement les Mondo Generator aux Monster Magnet, pourtant tous deux dans le même registre : stone rock à la Queens of The stone age. Les Skinny Puppy, malgré leurs déguisements, leurs projections, ne vont pas m’emballer plus que ça et je leur préfère les Nine Inch Nails, question de gout.

Mais on sent que tout le monde commence à se préparer pour le concert tête d’affiche du festival (avec la pauvre Diam’s) : je veux évidemment parler des Berus. Eh bien, je ne saurai pas vous en dire beaucoup pour ma part vu que je les avais vu aux Transmusicales de Rennes et que ça ne m’avait pas plus emballé que ça.

Bien sûr, ils font le show avec leurs cracheurs de feu, avec leurs déguisements, et surtout avec le public hyper chaud qui les a attendu tout le week-end mais n’ayant pas fait de leurs albums mes albums de chevet, je ne m’y suis pas plus intéressé que ça. Mais des copains qui en sont fans m’ont dit que c’était vraiment une très grande fiesta bérurière. Tout ce que je retiendrai de ce concert, c’est le lancement des hostilités par les Trash et Tradition (décidément encore eux !!!) par un mini feu d’artifice suivi d’une énorme farandole et d’une invasion de scènes avec distributions de vinyles, t-shirts, ….

Au lieu des Berus, j’ai préféré aller voir le petit prodige flamand de l’électro, en la personne de Stijn. Ce bonhomme est un bon mix entre Prince et Jamie Lidell (Super_Collider). Il bouge super bien, est tellement sexy qu’il déclenche des hurlements féminins. Il change de t-shirt à chaque fois et arbore des messages provocateurs, il mettra meme le t-shirt du festival à la fin de son concert. Musicalement, on oscille entre l’electro 80’s et le funk voire la disco. Au milieu de la scène, un attirail de machines, claviers sur lesquels il fait des allers retours. Alors qu’il m’avait déçu en première partie de Gonzales il y a deux ans, ici, son concert m’a beaucoup plu.

Mais voici déjà venu le moment de voir le dernier concert de ce festival de Dour et on finit en beauté avec l’immense, que dis je, l’inimitable Donna Sumer. Oui, vous avez bien lu, Donna Sumer, mais attention on est loin de la diva du dancing (enfin quoique J ) et cette dernière lui a même intenté un procès lui demandant d’enlever un M à Summer.

Donna Sumer autrement connu sous son nom de Jason Forest est en fait un new yorkais qui utilise son i-book pour faire danser le public. Et de cet i-book qu’il emballe d’un joli papier vichy avec comme inscriptions : cock rock disco, il fait sortir des mix improbables de house rencontrant de la country ou de hard rock matiné de gabber sans oublier d’electronica avec un léger zeste de digital hardcore.

Vous l’avez compris, c’est du grand n’importe quoi mais ça marche. Au début, les gens sont interloqués, se demandent s’ils vont rester mais s’ils prennent la peine d’essayer de rentrer dans sa logique, ils prennent leur pied, dansant à qui mieux mieux, pogottant, faisant des stage divings, tout est possible à un concert de Donna Sumer. Je n’ai malheureusement pas vu la fin de son set, quand je suis parti, tout le monde avait visiblement l’air heureux d’etre là et de participer à la fête.

En conclusion, cette 16ème édition du dour festival a rempli toutes ses promesses : faire d’un festival un lieu de découvertes et surtout de convivialité où 120 000 personnes ont cohabité sans aucun heurt dans le respect de l’autre et avec pour seul leitmotiv : faire la fête intelligemment.

 

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