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Raven In The Grave  (Ryko / Naive)  avril 2011

Ce qui m'a toujours posé problème avec le shoegaze gaze gaze, c'est la reverbe verbe verbe. Pourtant, The Raveonettes font partie de ces groupes noisy pop dont l'inspiration raisonne bien plus que la respiration. C'est donc avec joie que nous accueillons Raven in the grave, ce nouvel opus annoncé comme leur chef-d'oeuvre selon l'Etiquette sur le CD.

Et cela m'a bien effrayé sur le coup, je me suis dit que cet autocollant n'était pas là pour rien, que cela cachait forcément quelque chose. Je me suis alors rappelé cette publicité pour une glace au chewing-gum :
- "Mais qu'est ce que c'est ?"
- "Une glace au Malabar !"
- "Et qu'est-ce que ça cache ?"
- "Ca cache un Malabar !"

Et la première écoute me confirma bien trop ce sentiment, et me confirma surtout que ce disque était le penchant musical de la glace au chewing-gum. Que c'était mal barré en sommes. Comment un groupe aussi inspiré que les Raveonettes à leur début ait pu produire un disque aussi mou et impersonnel que ce disque ?

Pourtant, "Recharge & Revolt", le premier morceau du disque, est jubilatoire avec ses sonorités fuzz. Et cela va de plus belle avec le très bon "War in heaven" et son hypnotique arpège de guitare à en faire régner la paix en enfer. Mais il aurait mieux fallu en rester là, et sortir un brillant 45 tours, plutôt que d'infliger la soupe que le groupe propose par la suite à son public. Des morceaux comme "Apparitions" sont nuls et sonnent comme une mauvaise intro d'un mauvais tube de Linkin Park.

Puis le groupe semble se contenter de singer The Cures, d'abord des années 80 avec "Ignite", qui sonne vraiment comme une reprise de "Just like heaven" ou de "Friday I'm in love" par un groupe torché le soir de la fête de la musique, puis de "Seventeen Seconds" avec le titre "Evil Seeds", et son intro rappelant bien trop "The final sound", avant d'évoluer en sorte de "Coma White" de Marilyn Manson. Parlons-en d'ailleurs, car ce disque se résume au final à n'être qu'une version ratée de tout ce que Marilyn Manson avait réussi avec le sous-estimé Mechanical Animals, et qui était un hommage indus/noise à des influences bien plus pop/glam comme Eno ou Bowie mais dans leurs périodes berlinoises.

Le disque se termine sur "My time's up", morceau soporifique à l'image du reste. Que ce disque soit bâclé est une chose, mais quand même il faut se rendre à l'évidence, celle qui fait peur, puisque les groupes de nos jours semblent de plus en plus se reposer sur des lauriers inexistants en produisant des disques de qualité de plus en plus mauvaise.

Le décès d'Amy Winehouse est donc d'autant plus rageant... Portons alors nos espoirs sur le génial Kurt Vile qui, avec le morceau "Society is my friend" sur Smoke Ring Of My Halo, a réussi le pari de faire une synthèse de tout ce qui s'est fait de mieux en 20 ans de Psyché/Shoegaze/New Wave. Laissons tout de même une dernière chance aux Raveonettes avec leur prochain opus. Mais bon...

 

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L'interview de The Raveonettes (13 août 2005)

En savoir plus :
Le site officiel de The Raveonettes
Le Myspace de The Raveonettes


Sam Nolin         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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