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Théâtre de la Porte Saint Martin  (Paris)  septembre 2011

Comédie de Shakespeare, mise en scène de Nicolas Briançon, avec Lorànt Deutsch, Mélanie Doutey, Yves Pignot, Marie-Julie Baup, Davy Sardou, Nicolas Briançon, Laurent Benoit, Ofélie Crispin, Dominique Daguier, Armelle Gerbault, Thibault Lacour, Léon Lesacq, Maxime Lombard, Thierry Lopez, Jacques Marchand, Elsa Mollien, Carole Mongin, Maurine Nicot, Jessy Ugolin et Anouk Viale.

Œuvre de jeunesse du très célèbre William Shakespeare, "Le songe d’une nuit d’été" est un divertissement poétique qui permet beaucoup de fantaisie dans son adaptation et sa mise en scène car il mêle monde féérique et humain tout en traitant de sujets universels tels que l’amour, le désir, la contrainte, la liberté, le respect des conventions tout comme le bonheur de s’en affranchir.

Dans Athènes, Lysandre aime la belle Hermia que son père destine malheureusement à épouser Démétrius, ancien soupirant d’Helena qui brule toujours d’amour ce dernier. Or, Hermia aime Lysandre et non Démétrius, et les amants s’enfuient dans la forêt, poursuivit par l’amant éconduit, avertit par Helena qui compte ainsi obtenir les grâces de son aimés. Les jeunes gens ne se doutent pas que cette forêt est également le lieu d’une violente querelle entre Obéron, roi des Elfes, et sa maitresse Titania reine des fées.

Une maladresse du facétieux Puck chargé par son maitre Obéron de jouer un tour à Titania brouille les affections des amants : ceux qui s’aimaient se détestent et vice et versa. Si on rajoute là-dessus une bande de comédiens amateurs, venus répéter leur pièce dans la même foret, il s'en suit une joyeuse confusion qui heureusement connaitra un heureux dénouement.

L’intrigue débridée est propre à toutes les audaces et Nicolas Briançon l’a bien compris, puisqu’il nous livre ici une interprétation personnelle assez jouissive du sujet, avec pour mots d’ordre plaisir et amusement. Il brouille les codes et les références et multiplie les clins d’œil qui transgressent les convenances.

En plaçant l’action non plus dans l’antiquité mais dans les années 60-70, il modernise la pièce tout en évoquant une certaine nostalgie qui accompagne souvent les réminiscences de cet âge d’or du polyester, des moquettes synthétiques, des cuissardes en cuir et des chignons crêpés. Il crée également un univers riche et cohérent tant d’un point de vue esthétique que musical.

Dès l’ouverture du rideau, qui découvre une scène structurée par divers éléments géométrique où cinq créatures aux yeux de biches se déhanchent en combinaison moulante sur de la musique disco, le ton est donné.

Musique yéyé, décors de Bernard Fau façon show télévisé digne de Maritie et Gilbert Carpentier et mobilier design, costumes blancs des comédiennes, signés Michel Dussarat, inspirés des collections du couturier Courrèges, cuissardes, minijupes et longs manteaux, chorégraphies rétro de Karine Orts, références aux films ou séries TV tels que "Chapeau melon et bottes de cuir", James Bond avec ses girls, Charlie et ses drôles de dames.

Le spectateur est invité à un voyage spatio-temporel réjouissant et ludique puisqu’on se prend très vite au jeu, pour peu qu’on connaisse un peu la pièce, d’anticiper les différentes trouvailles de l’équipe artistique. Comment vont être attifés Puck, Titania, les artisans ? Quel sera le design du berceau de la reine des fées ? Quelle musique rétro fera onduler les esprits de la forêt ?

Malgré des têtes d’affiche telles que Lorànt Deutsch, Mélanie Doutey et Nicolas Briançon lui-même, ce spectacle laisse éclater le talent de nombreux seconds rôles, dont Marie-Julie Baup qui interprète avec brio une Helena complexe et attachante, pleine d’humour et d’esprit, à la fois bonne copine façon "Salut les copains" et femme outragée par les vicissitudes d’un amour contrarié.

Thibault Lacour, en pattes d’eph’ et col roulé, compose un Lysandre plein de vivacité, bien loin des habituelles représentations lisses et sages de l’amoureux d’Hermia. Yves Pignot en Bottom est quant à lui d’une truculence sans égale tout comme l’intégralité des artisans dont en particulier Dominique Daguier hilarant et à contre emploi dans le rôle de Thisbé.

Même si il est toujours plus facile de donner réalité à ses visons quand on a à sa disposition des moyens conséquents, avec une troupe de près de vingt comédiens et danseurs, une équipe artistique triée avec soin et pléthore de décors et costumes, Nicolas Briançon confirme ses talents de metteur en scène en proposant un divertissement grand public, vif, original et enlevé qui séduira le plus grand nombre.

 

Cécile Beyssac         
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# 17 septembre 2017 : A quelques pas de l'automne

Les compagnies de théâtres sont toutes rentrées d'Avignon, les Festivals de musique se raréfient, les jours raccourcissent et on va bientôt passer à l'heure d'hiver. Au milieu de tout cela, voici de quoi aiguiser, comme chaque semaine votre curiosité et oublier les tracas du quotidien.

Du côté de la musique :

"Bury the hatchet" de Jay Jay Johanson que nous avons rencontré cet été pour un nouvel entretien avec notre chouchou suédois
"La nébuleuse" de Lisa Portelli
"Crescent hôtel" de Antoine Bataille
"Circle songs" de Francesco Tristano
"Settlement" de Lodz
"Incorporée EP" de Mina Sang
"Juchu ! EP" de Odds & Ends
"Massage" de The Cats Never Sleep
"The source" de Tony Allen
"Welcome Oxygen" de Will Samson
Présentation du festival Nancy Jazz Pulsation
et toujours :
"Hippopotamus" de Sparks
"Tchaikovski : String quartet N°1, souvenir de Florence" de Novus String Quartet
"Devil on TV" de Balkun Brothers
"Agitato charismatic" de Dissonant Nation
"Armor" de Emmanuel Tugny
"The end of everything EP" de The Off-Keys

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Marco Polo et l'Hirondelle du Khan" au Théâtre La Bruyère
"Et Swan s'inclina poliment" au Théâtre de Belleville
"Amphitryon" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Au but" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Terre Sainte" au Théâtre de l'Opprimé
"La gentillesse" au Théâtre Paris-Villette
"Tristesse Animal noir" au Théâtre L'Atalante
"You-You" au Studio Hébertot
"Bovary" à la Maison ds Métallos
"La Huchette en liberté" au Quartier Latin
"Ecrits d’Art Brut à voix haute" au Centre Culturel Suisse
les reprises :
"Grande" au Centquatre
"La logique des femmes" au Théâtre Les Feux de la Rampe
"Arrête ton char Ben-Hur !" au Théâtre de Dix Heures
"Elodie Poux - Le syndrome du Playmobil" au Théâtre Apollo
"Guillaume Bats - Hors Cadre !" à la Comédie des Boulevards
"Karine Lyachenko - Rebelle(s)" au Théâtre du Marais
"Passage en revue" au Théâtre Les Feux de la Rampe
"Laura Laune - Le diable est une gentille petite fille" au Petit Palais des Glaces
et les autres spectacles de septembre

Expositions :

"Caro/Jeunet" à la Halle Saint Pierre
dernière ligne droite pour "Costumes espagnols - Entre ombre et lumière" à la Maison de Victor Hugo,
et les autres spectacles de septembre

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Faute d'amour" de Andreï Zviaguintsev
"Nos années folles" de André Téchiné
"A ciambra" de Jonas Carpignano
"Kidnap" de Luis Prieto en E-cinema
Ciné en bref avec :
"Otez-moi d'un doute" de Carine Tardieu
"Le prix du succès" de Teddy Lussi-Modeste
"Seven Sisters" de Tommy Wirkola
"Bonne pomme" de Florence Quentin
"Barbara" de Mathieu Amalric
les chroniques des autres sorties de septembre
et les chroniques des sorties d'août

Lecture avec :

"Ecrire liberté, à l'école des migrants" de Lauriane Clément
"Et soudain la liberté" de Evelyne Pisier & Caroline Laurent
"Les primates de Park Avenue" de Wednesday Martin
"Théâtre des dieux" de Matt Suddain
et toujours :
"Gaston Lagaffe : La galerie des gaffes" en hommage à André Franquin
"Hillbilly elégie" de J.D. Vance
"Il nous reste que la violence" de Eric Lange
"La mythologie Viking" de Neil Gaiman
"Mon étincelle" de Ali Zamir
"Pourquoi les oiseaux meurts" de Victor Pouchet

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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