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Conférence de presse  (La route du Rock)  août 2004

Pour Lali Puna, groupe expérimental électro pop munichois signé par le label allemand Morr Music, c'est Valérie Trebeljahr (composition-claviers),petit bonbon rose, et Kaspar Brandner (batterie), look de docteur mabuse avec barbiche et lunettes arty qui prennent le micro.

Quels souvenirs gardez-vous de vos premières prestations scéniques notamment ici il y a 3 ans et quelle évolution percevez-vous?

Valérie Trebeljahr : C'est très différent car la mise en place au sein du groupe a changé. Nous jouions avec des samples sur lesquels tout était enregistré. Nous avons évolué dans le sens d'un groupe live et nous utilisons des ordinateurs.

Kaspar Brandner : L'utilisation d'ordinateur donne un son plus dense.

Votre son est-il très lié à Walheim, votre ville d'origine comme celle de Notwist qui a une scène musicale électro-pop très vivace, ou sonne-t-il plus international ?

Valérie Trebeljahr : Walheim est très important pour nous car nous sommes un cercle d'amis et il y a une terre commune. Beaucoup de projets tournent autour de Notwist c'est-à-dire des frères Acher, Console, Martin Gretschmann, MS john soda, Tied & Tickled Trio. Mais je ne pense pas que l'on fasse une musique dite allemande. Notre son sonne international. Le label Morr music s'ouvre aussi sur l'international.

Vous faites beaucoup de concerts; votre musique est-elle appréhendée de la même manière dans tous les pays?

Kaspar Brandner : Non. Il y a des perceptions nationales. Par exemple si on compare la Suède et la Pologne. En Suède, il y a une prédominance de la culture rock donc nous nous sommes sentis un peu hors contexte. En revanche, la Pologne est beaucoup plus réceptive.

Comment ressentez-vous le fait d'être très apprécié par Tom York de Radiohead ?

Valérie Trebeljahr : C'est la question que l'on nous pose à chaque fois. Nous en sommes très fiers. Cela nous a beaucoup aidé. Nous sommes en contact avec eux. Cela date de l'époque où Radiohead a été rédacteur en chef des Inrocks et il a fait une chronique sur Tricoder, notre premier album. Et en fait, c'est plutôt Colin Greenwood qui est fan.

Pensez-vous qu'on vous écoute uniquement parce que ce que vous faites plait à Radiohead ?

Valérie Trebeljahr : Non, je ne pense pas. C'est en fait comme si un de vos amis vous conseillait un groupe qu'il apprécie.

Pensez-vous que les évolutions techniques en matière électronique pourraient affecter ou influencer votre travail ?

Valérie Trebeljahr : Cela aura des influences mais pas tant pour moi que pour le public un peu âgé qui devra s'habituer à de nouvelles technologies.

Pensez-vous que cela pourrait conduire à la disparition de la chanson format 3 minutes?

Valérie Trebeljahr : Non, je ne pense pas. C'est le même débat que celui de l'impact d'internet sur le journal papier. Cela changera peut être la manière d'écouter de la musique mais certainement pas le processus de création de la musique.

Quels sont les projets de Lali Puna?

Valérie Trebeljahr : Les tournées sont vraiment très éprouvantes et fatigantes. Je ne travaille donc pas en tournée. Et puis Lali Puna va faire un break après cette tournée. Nous irons aux Etats Unis et nous ferons ensuite une pause. Il y a les projets d'album de Console et de Notwist donc Markus Acher sera très peu disponible. Je travaillerais sans doute pour moi mais le prochain album de Lali Puna ne sortira pas avant 3 ou 4 ans.

En quoi la présence de Markus Acher qui appartient aux groupes Notwist et Console affecte-t-il le répertoire de Lali Puna ?

Valérie Trebeljahr : Chaque membre de Lali Puna a droit à la parole et influence le groupe. Markus a écrit plus de chansons pour les albums précédents. Nous formons un vrai groupe. Les compositions sont écrites par Markus et moi-même mais en studio chacun apporte sa part pour faire évoluer le morceau.

Avec le recul, comment analysez-vous l'évolution de Lali Puna en 3 albums ?

Kaspar Brandner : "Tridecoder" était basé sur le son électro. Sur "Scary world theory" nous avons beaucoup travaillé sur les samples et "Faking the books" ressemble beaucoup à ce que Lali Puna donnait sur scène, un vrai groupe live.

Allez-vous aider Markus pour le prochain album de Notwist ?

Valérie Trebeljahr : Non. Il s'agit de groupes bien distincts. Et puis nous évitons ce genre de travers car cela deviendrait vite répétitif.

Le dernier album me paraît avoir un côté rock assez prononcé et fait penser au rock du début des années 90 comme Lush, Ride, même un peu Cure. Avez-vous ces influences ?

Valérie Trebeljahr : Oui, nous sommes conscients de ce côté plus rock. Nous voulions inclure plus de guitares dans le dernier l'album mais cela s'avère très difficile d'inclure dans la structure électronique de notre musique des morceaux de guitare solo. My Bloody Valentine était notre point de repère.

Pensez-vous qu'il y a un revival du shoegazing, Morr music ayant remis au goût du jour Slowdive ?

Valérie Trebeljahr : Pour moi, ce n'est pas vraiment ma culture sauf My Bloody Valentine mais beaucoup des gens qui gravitent autour de Morr Music ont grandi avec cette musique, celle de My Bloody Valentine, de Cocteau twins.

Vous venez ici pour la 2ème fois. Il y a 3 ans vous jouiez en début de soirée et il faisait extrêmement chaud. Aujourd'hui, le temps est plus frais et vous jouerez plus tard. Comment vous sentez-vous?

Valérie Trebeljahr : Nous voulions vraiment revenir ici car il s'agit d'un beau et important festival. Il y a 3 ans nous avions enchaîné sur une tournée en France et la Route du Rock était vraiment une référence de qualité.

 

 

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# 14 juillet 2019 : Les pieds dans l'eau

C'est l'été, les vacances pour certains, mais cela n'empêche pas de découvrir quelques petites perles musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques... Alors ne perdons pas de temps et découvrons le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...
et toujours :
"Lung bread for daddy" de Du Blonde
"Orgue" de Guero
Hellfest #14 avec No one is innocent, Gojira, Kiss, Cannibal Corpse, Sister of Mercy et pas mal d'autres
"L'envoutante" de L'Envoûtante
"Uncovered Queens of the Stone Age, The lost EP" de Olivier Libaux
"Praeludio" de Patrick Langot
"Carnet de voyage, livre 1 : Beethoven Cras" de Quatuor Midi Minuit
"The twin souls" de The Twins Souls

Au théâtre :

"Glissement de terrain" au Théâtre de la Reine Blanche
"Philippe Chevallier et Bernard Mabille - Chacun son tour" au Théâtre L'Archipel
"De Judas à Manuel Valls" à la Comédie Saint-Michel
"Philippe Fertray - En mode projet" au Théâtre de la Contrescarpe
"Florian Lex - Pas de pitié !" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Nature morte dans un fossé" au Petit Gymnase
"Muriel Lemarquand - Trop forte !" au Théo Théâtre
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
et la chronique des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon

Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle
et dernière ligne droite pour :
"L'Orient des peintres, du rêve à la lumière" au Musée Marmottan-Monet
"Hammershoi - Le Maître de la peinture danoise" au Musée Jacquemart-André
"La Lune - Du voyage réel aux voyages imaginaires" au Grand Palais
"La Collection Emil Bürhle" au Musée Maillol

Cinéma :

"Le Voyage de Marta" de Neus Ballus
et la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"Hitler et la mer" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud
et toujours :
"Entrer dans l'arène en même temps que l'orage" de Danny Denton
"Et tout sera silence" de Michel Moatti
"Je te donne" de Baptiste Beaulieu, Agnèes Ledig, Laurent Seksik, Martin Winckler
"Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat
"Néron" de Catherine Salles

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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