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Halle Saint Pierre  (Paris)  Du 15 septembre 2011 au 4 mars 2012

Le Musée de la Halle Saint Pierre, spécialisé dans les arts singuliers dont l'art brut, et la revue française HEY!, consacrée à l’art plastique underground actuel, se sont associés pour présenter une exposition qui décoiffe en ce qu'elle emprunte les chemins de traverse de la monstration muséale.

Intitulée "HEY ! Modern art & Pop culture", elle invite à la découverte de la multitude de courants qui composent la nébuleuse qualifiée de subculture ou de culture undergound qui, par des racines qui puisent dans l'art populaire, entre parfois en résonance avec l'art brut.

Anne Richard et Julien Deflisques, fondateurs-rédacteurs en chef de la revue et co-comissaires de l'exposition, ont sélectionné un florilège de 64 artistes de toutes générations et originaires des quatre coins du monde pour représenter ce "mouvement alternatif planétaire, qui ne rentre pas dans une orthodoxie du dogme esthétique, du marché".

Ce qui n'est cependant pas synonyme d'artistes inconnus ou émergents car la plupart sont déjà reconnus, exposent dans des galeries et participent aux grandes manifestations d'art contemporain.

L'exposition investit les deux niveaux du musée : au rez-de-chaussée, cimaises noires et lumières minimalistes pour les oeuvres sombres, à l'étage, white cube pour les artistes qui travaillent dans un registre plus parodique et humoristique.

Six décades de création alternative

L'exposition présente quelques artistes reconnus d'art brut, essentiellement des artistes nés au début du 20ème siècle tels Clovis Trouille, Jean Tourlonias, Henry J. Darger, Pierre Molinier, Philippe Dereux et Pierre Bettencourt, ce qui permet une certaine mise en résonance avec les oeuvres des autres artistes présentés qui ne sont cependant pas dans la même dynamique créatrice.

Pour les premiers, essentiellement autodidactes et en marge absolue des mouvements et du milieu artistiques, la démarche est spontanée et la pratique de l'art innée, généralement autofictionnel et souvent cathartique.

Pour les seconds, formé aux beaux-arts, la démarche d'élaboration méthodique de leur oeuvre s'inscrit délibérément, même en rupture, dans le contexte artistique contemporain.

Ces derniers sont considérés comme les représentants du Lowbrow Art. Tel le serpent du jeu Snake qui s'allonge à chaque fois qu'il mange, ce mouvement d'art pictural né en Californie à la fin des années 70 n'a cessé de phagocyter, ou fédérer, les cultures populaires existantes en intégrant régulièrement au fil du temps les nouvelles subcultures.

L'exposition permet d'appréhender la diversité non seulement des techniques et des médiums mais des courants. Et à tout seigneur tout honneur, avec le pop art : le pop art classique (Véronique Dorey, Scott Hove), psychédélique (Elzo Durt), rococo (Kris Kuksi, Michel Gouery), surréaliste (Jeff Soto, Lin Shih-Yung) ou kitsch (Alex Gross).

Pour la figuration narrative avec les collages à la Erro, lui-même présent, Eudes Menichetti et l'incontournable Robert Combas pour la figuration libre tendance punk. Une tendance majeure avec le néo-gothique inspiré par l'univers tourmenté des peintres du gothique tardif avec des déclinaisons "nationales" (Chris Mars, Nuvish,Turf one, Murielle Belin et Daniel Martin Diaz).

Des registres inattendus avec le symbolisme post-apocalypse (Martin Wittfooth), le primitivisme pop avec les robots du Noun de Dirosa et le folk art des animaux de Aj Fosik.

Sont également bien représentés le street art avec Alexone, JonOne, Neozoon, et Dan Witz, le courant bd underground (Gilbert Shelton, Mezzo, Blanquet, Dave Cooper David B., Ludovic Debeurre) et le body art avec l'art tatoo (le précurseur Sailor Jerry Collins, Titine k-Leu dont une toile a été retenue comme visuel pour l'affiche de l'exposition, les bras de Guy le Tatooer et les "tatooo machines" de Karl Marc).

Le hardcore se défend bien (la porngeneration avec Mischa Good, les arts toys "Barbitch" de Carmen Gomez, les porcelaines gore de Jessica Harrison).

Impossible de rater les "Prédestinés" de Alexandre Nicolas, inclusion sous cristal de synthèse des héros notamment de comics, tels Spiderman et Hulk, à l'état de foetus, qui s'interroge sur les mythes et les symboles.

Et prendre le temps de découvrir le peuple invisible de Yu Jinyoung et les êtres hybrides de Silivia B.

A noter qu'il s'agit d'une exposition à géométrie variable : un nouvel accrochage intervenant en janvier 2012 ce qui milite pour une deuxième visite au sein d'un lieu convivial, avec un bel espace restauration proposant des délices maison, le tout au pied du Sacré Coeur.

 

En savoir plus :

Le site officiel de la Halle Saint Pierre
Le site officiel du magazine Hey

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation de la Halle Saint Pierre


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