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Musée du Luxembourg  (Paris)  Du 12 octobre 2011 au 26 février 2012

Dans l'inconscient collectif, Paul Cézanne est le peintre aixois de la montagne Sainte-Victoire et des natures mortes aux pommes.

Avec l'exposition "Cézanne et Paris", en collaboration avec le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. le Musée du Luxembourg propose d'opérer un complètement indispensable en se penchant sur les relations entretenues par le peintre avec la capitale.

Cézanne a séjourné à de très nombreuses reprises à Paris et ses environs et y a peint un nombre de toiles, non négligeable au regard de l'ensemble de sa production qui scandent l'élaboration de son oeuvre dont Paris est le centre de gravité.

Sous le commissariat général de Gilles Chazal, directeur du Musée du Petit Palais et le commissariat scientifique de Denis Coutagne, conservateur honoraire du patrimoine et Président de la Société Paul Cézanne, et Maryline Assante di Panzillo, conservateur du patrimoine au département des Peintures du Musée du Petit Palais, l'exposition, structurée selon un parcours quasiment chronologique, invite à découvrir le processus créateur atypique de Cézanne.

Cézanne et Paris : un peintre, un lieu, un temps* pour construire une oeuvre

Pour Cézanne l'ambitieux, Paris c'est une capitale artistique effervescente, le lieu du Salon dont dépend la reconnaissance artistique et le siège du marché de l'art dont dépend la consécration. Pour Cézanne le peintre méridional, Paris c'est le Louvre qui lui permet l'étude des maîtres anciens qu'il admire mais également la modernité qui l'incite à la confrontation avec ses contemporains.

Ainsi Paris devient-il un lieu d'expérimentations et de recherches thématiques successives, un laboratoire qui détermine les orientations et constructions picturales qu'il développera dans son pays du Sud.

Dans les années 1870, Cézanne s'exerce à la scène de genre (les lectures de Paul Alexis chez Zola) et au portrait ("Le nègre Scipion") et explore les problèmes de la peinture ("La pendule noire") avec une peinture opaque.

Cézanne peint Paris à doses homéopathiques.

Seules quatre toiles connues, dont les superbes et surprenants "Toits de Paris" résolument pré-cubiste, toile rarement vue car figurant dans une collection particulière depuis 1939, ont Paris pour sujet et encore ne s'agit-il pas d'une peinture sur la modernité du Paris urbain mais d'une peinture intemporelle qui de surcroît dépourvue de contenu narratif.

La rencontre avec les impressionnistes, dont Pissaro et Monet, fait sortir Cézanne de l'atelier pour pratiquer la peinture sur le motif sur les bords de la Seine ou de l'Oise, alléger sa touche, éclaircir sa palette ("La maison du pendu" et "Le pont de Maincy") et initier sa "décennie impressionniste".

A Paris, il se collette à la tentation du nu, de l'érotisme taraudant et violent ("Une moderne Olympia", "La Lutte d’amour") au calme de la baigneuse qui deviendra un des thèmes provençaux privilégiés.

A Paris, il rencontre la femme de sa vie, Hortense qu'il peindra maintes fois, toujours impassible comme une nature morte, dont il disait d'ailleurs qu'elle posait "comme une pomme", et dont les portraits accrochés en pendant des natures mortes témoignent de la déclinaison de son travail sur la matière.

Avec ses dernières toiles "parisiennes", vient l'apaisement et Cézanne entraîne le visiteur sur les bords de Marne avec des paysages presque monochromes ("Bord de la Marne, sur l'île Machefer", "Le moulin brûlé de Charentonneau") qui tendent vers l'abstraction.

 

 

* cf. Denis Coutagne dans l'essai introductif du catalogue

En savoir plus :

Le site officiel du Musée du Luxembourg

A voir :

L'interview en vidéo de Denis Coutagne commissaire de l'exposition

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation de la Réunion des Musées Nationaux


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