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puce Les Cowboys Fringants
Que du vent  (Wagram)  novembre 2011

L’Expédition, leur précédent album, semble déjà loin. Trois années se sont écoulées depuis, pendant lesquelles Les Cowboys Fringants ont enchainé quelques 200 concerts au Québec et en Europe francophone. Aujourd’hui Que du vent  tombe dans les bacs comme un flocon de neige sur Montréal et ramène le groupe à ses fondamentaux.

Après 16 ans d’existence, il était bien difficile de conserver la fraîcheur des débuts. Les premiers albums étaient teintés d’une joyeuse insouciance. Puis dans La Grand-Messe en 2004 et surtout dans L’expédition quatre ans plus tard, les cowboys ont assumé une maturité somme toute assez normale. Au fil des albums, ils ont abandonné la franche déconnade originelle pour aborder leurs thèmes de prédilection d’une façon plus adulte. Aujourd’hui, le quatuor sans doute un peu las de trop de sérieux a eu envie, comme sur l’album Sur un air de déjà-vu en 2008, de plus légèreté.

Que du vent est le huitième album studio des Cowboys Fringants. Avec onze titres, les québécois resserrent le format, mais aèrent le contenu. Alors que le précédent disque était assez sombre, navigant en plein spleen, ce petit dernier revient à une musique plus ludique avec une énergie proche des concerts. La guitare électrique fait une arrivée fracassante, les titres renouent avec le festif. Moins revendicatives, les chansons de Jean-François Pauzé, le guitariste auteur-compositeur, racontent toujours des histoires sentimentales presque banales, des tranches de vie, des faits de notre société.

"Télé" ouvre le bal avec frénésie et nous dépeint une jeune femme prête à tout pour une exposition médiatique. Dès la première chanson, on est dans l’ambiance live. On s’imagine devant la scène, la musique crachée des enceintes, les lights éclairants les planches et la chaleur moite d’une salle de concert après que chacun ait perdu quelques litres de sueur. Dans la continuité, le single "Paris-Montréal" déroule son gimmick fédérateur taillé pour la scène. Et alors que la ballade cousue-main "L’horloge" aborde le temps qui passe inexorablement et les désenchantements de la vie (thème récurrent au groupe), "Party !" voulue rock, dégage en moins de trois minutes une énergie punk contagieuse. Cependant, l’insouciance n’empêche pas d’aborder des sujets plus délicats. "Shooters", la chanson sociale traitant de la désolation du chômage, qui vire à la country au son du banjo, s’inspire de la fermeture de l’usine Electrolux dans la ville d’Assomption au nord de Montréal. Puis à l’instar de "Hannah" ou "Catherine", portraits de femmes, trentenaires désillusionnées apparues précédemment, "Marilou s’en fout" décrit une jeune femme perdant pied et se noyant dans l’alcool.

Deuxième référence à la France de l’album, "Comme Joe Dassin" est un hommage à notre chanteur américain national, au regard un peu louche et à la permanente imperturbable. La voix de Karl Tremblay y prend même des accents du chanteur yéyé. Et c’est vrai que l’on a l’impression d’entendre la cousine de "Salut les amoureux". Rayon référence toujours, le gimmick de l’électrique "Has been" louche, lui, du côté de "Thunderstruck" d’AC/DC avant de revenir vers des sentiers musicaux plus habituels. Chanson pleine d’autodérision puisque, à l’instar de groupes dinosaures, elle imagine la possibilité d’eux-même dans 20 ans.

Enfin la chanson ritournelle "On tient l’coup" clôture l’album comme un épilogue. Marie-Annick Lépine, la violoniste-accordéoniste et arrangeuse en titre, partageant le refrain avec Karl Tremblay, le chanteur débonnaire.

Que du vent, enlevé et festif, permet aux Cowboys Fringants de renouer avec la légèreté d’antan. Ils font ce qu’ils savent faire de mieux et le font bien. Avec cet album davantage taillé pour la scène, on attend avec impatience leur retour sur les planches dans notre pays.

 

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En savoir plus :
Le site officiel des Cowboys Fringants
Le Myspace des Cowboys Fringants


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# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma at home avec :
le cinéma contemporain
"A woman at war " de Benedikt Erlingsson
"Lulu" de Uwe Janson 
"L'Apotre" de Cheyenne Carron
"La tendresse" de Marion Hänsel
"Crawl" de Herve Lasgouttes
"Nesma" de Homeïda Behi
le cinéma culte des années 1920 :
"Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein
"Nosferatu le vampire" de Friedrich Wilhelm Murnau
"Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Wiene
"Les Deux Orphelines" de D.W. Griffith
et l'entre deux avec les années 1970 :
"Mado"de Claude Sautet
"La Traque" de Serge Leroy
"La femme du dimanche" de Luigi Comencini
et retour au 2ème millénaire avec de l'action :
"Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie" de Jan De Bont
"Blade Trinty" de David S. Goyer
avant de conclure en romance avec : "Un havre de paix  de Lasse Hallström

Lecture avec :

"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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