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puce Une bonne raison de se tuer
Philippe Besson  (Editions Julliard)  janvier 2012

Il est scénariste, parolier, il présente un road-movie nocturne dans Paris sur la chaîne  Paris Première, et il écrit. En l’absence des hommes, L’arrière-saison, Son frère, Les jours fragiles, Retour parmi les hommes… Onze livres en huit ans, onze romans à l’écriture si fluide qu’elle en devient poétique, aux sujets si graves et pourtant si ordinaires qu’ils nous touchent forcément.

Son douzième opus, Une bonne raison de se tuer, est paru le 5 janvier et c’est une très bonne raison de présenter, enfin, Philippe Besson sur Froggy’s Delight.

Ce sont deux personnages, dans ce nouveau roman : Laura et Samuel. Bien sûr, on croise aussi les ex-époux, des amis, des collègues, des clients… mais ils ne sont que deux, en fait. Et leur solitude. Et leurs blessures. Le reste n’est vraiment que secondaire.

Laura est une femme d’une quarantaine d’années, séparée depuis trois ans de son mari. Ce divorce, inimaginable pour elle, subi, l’a évincée de son existence à lui, de sa vie à elle. Car, depuis, elle est en dehors des murs protecteurs de sa maison, en dehors de ses fils, en dehors de son rôle de mère et de femme au foyer qui donnait jusque-là un sens à sa vie. Il y avait ces certitudes ; il ne reste que le vide, les absents et l’étouffante impression de son inutilité.

Samuel, lui, est un homme meurtri, un père à jamais incomplet : il y a cinq jours, son fils de dix-sept ans s’est suicidé. Il connaît donc lui aussi la perte tragique, la souffrance du manque de l’autre, la certitude de s’être perdu à jamais, par ce deuil.

Ils sont à Los Angeles, le 4 novembre 2008, jour de l’élection d’Obama. Le peuple américain espère ou redoute, selon les opinions. Est uni en tout cas dans cette attente. Eux sont en marge. Car pour Samuel, ce jour-là, c’est celui de l’enterrement de son fils. Pour Laura, celui où elle a décidé de se donner la mort. Fatalement, ces deux-là vont se croiser, se rencontrer. Forcément, il y aura l’espoir d’un sauvetage.

Dans ce roman, Philippe Besson raconte donc cette journée particulière pour ces deux personnages. Il dit leurs souffrances intolérables, leurs jolis souvenirs, leurs espoirs et leurs projets envolés, les questions oppressantes mais inévitables du père face au suicide de son fils, les regrets de la mère déchue. Il dit tout cela, comme il en a l’habitude, dans un style fluide, presque rythmé, par des phrases simples et belles de cette simplicité.

Une bonne raison de se tuer est un roman triste, stressant, accaparant. Un roman qui laisse une trace en nous, dont on ne ressort pas indemne. L’absence (toujours), la vacuité de nos vies, le manque d’amour qui dévore le cœur et détruit le corps ; autant de sujets qui ne peuvent laisser le lecteur en dehors de ces pages. Laura et Samuel sont touchants dans leur désespoir et dans leur simplicité à y faire face. Ils ne nous quittent pas, une fois le livre terminé.

Philippe Besson a écrit le 5 janvier - jour de la parution de ce roman - qu’il ressentait un mélange d’excitation et de peur. Beaucoup de ses lecteurs ont également dû partager cela : l’impatience de lire son nouveau livre mais la crainte aussi, même minime, même inavouée, d’être peut-être déçus. A l’évidence, ce ne sera pas pour cette fois.

 

A lire sur Froggy's Delight :
La chronique de "Un certain Paul Darrigrand" du même auteur
La chronique de "De là, on voit la mer" du même auteur
L'interview de l'auteur en janvier 2013
L'interview de l'auteur en janvier 2012

En savoir plus :
Le Facebook de Philippe Besson


Nathalie Clément         
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# 20 octobre 2019 : De tout, pour Tous

Encore un programme bien chargé et très éclectique au travers de notre sélection culturelle hebdomadaire. Beaucoup à lire, à voir, à écouter... alors ne perdons pas de temps. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Engine of paradise" de Adam Green
"Phantom solids" de Lunt
"Fear of an acoustic planet" de Tahiti 80
"A wonder plante to" de Nilok 4tet & Daniel Zimmermann
"Six strings under" de Eric Legnini
Sarah McCoy et Dom La Nena au Nancy Jazz Pulsation
"Nothin' but" de Flyin' Saucers Gumbo Special
"Comfort zone" de Hugo Lippi
"Hors l'amour" de Jean Felzine
"A ciel ouvert" de Kaori
Rencontre avec Lady Arlette, accompagnée d'une session live et acoustique
"Vinyles, suite" c'est le titre de l'émission #3 de Listen in Bed
"Déluge" c'est le troisième volume des Mix de Listen in Bed
"Hybrid" de Yosta
et toujours :
"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Orouni en session live dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Cirque Leroux - La Nuit du Cerf" au Théâtre Libre
"Un jardin de silence" à La Scala
"Frida jambe de bois" au Théâtre de l'Union à Limoges
"Fleur de peau" au Théâtre Essaion
"Habiter le temps" au Lavoir Moderne Parisien
"Wilde - Chopin" au Théâtre Le Ranelagh
"En ce temps là l'amour..." au Théâtre des Mathurins
"Imposture posthume" au Centre Culturel Suisse
"Fred Tousch - Fée" au Théâtre de Belleville
"Corinne Zarzavatdjian - Un nom à coucher dehors !" au Mélo d'Amélie
des reprises :
"L'Ingénu" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Crépuscule" au Théâtre de l'Epée de Bois
"J'aime Brassens" au Théâtre d'Edgar
et la chronique des spectacles déjà à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Vampires - De Dracula à Buffy" à la Cinémathèque française

Cinéma avec :

le film de la semaine :
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"Cléopâtre" de Alberto Angela
"Histoire du Canada" de Daniel de Montplaisir
"Je te suivrai en Sibérie" de Irène Frain
"La source de l'amour propre" de Toni Morrison
"Ordinary people" de Diana Evans
"Vik" de Ragnar Jonasson
et toujours :
"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Guerilla, le temps des barbares" de Laurent Obertone
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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