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puce Jean Louis Murat - Fred Jimenez - Jennifer Charles
A bird on a poire  (Labels)  août 2004

Souteneur de l’autocentrée Christine Angot, adepte du partouzeur sectaire Michel Houellebecq, capable d’énoncer une chose et son contraire en une seule phrase, défenseur de tout et n’importe quoi, Murat pratique, en bref, l’art du contren –pied (cf. 1).

Murathon

La démarche est claire : comme un tas de ploucs sortent des disques de chiotte tous les six-huit mois et que les vrais artistes publient un album tous les deux ans minimum, Murat, parolier d’exception et musicien de talent, change de division et vient jouer dans la cour des petits merdeux (cf. 3) en se rappelant à nous presque deux fois par an depuis 1999.

Et le résultat est impressionnant : Mustango, Muragostang (double live), Madame Deshoulière, la production s’accélérant même avec Le Moujik et sa femme, Lilith (double album), Parfum d’acacias au jardin, sans compter une demi-douzaine de maxis d’inédits, deux albums parallèles (les Golden couillas des Rancheros, un album sur les textes d’une inconnue, Isabelle Ledoeuf, cf. 4) et aujourd’hui A bird on a poire (cf. 5).

Une telle fécondité nous fait penser à certaines références indémodables : l’intrigant Chabrol de la fin des années 60, les (plus que) sous-estimés Charlots du début des années 70 qui produisaient quatre grand classiques en deux ans (cf. 6) et, bien sûr, le papy Neil de la mid-seventies. Bref que du solide. Et il faut bien avouer qu’il y a un peu de tous ces gens-là dans notre Jean-louis préféré.

C’est qui la poire dans tout çà ?

Eh bien ce qui est heureux, c’est que ce n’est pas le chanceux possesseur de ce nouvel opus.

Ce dernier n’est absolument pas une redite des précédentes aventures de Murat. Bien au contraire, comme la pochette colorée l’annonce, les douze morceaux sont plutôt frais, gais et enjoués et constituent une production rare et de qualité dans la discographie du bougnat.

Sûr, le fait que c’est Fred Jimenez qui compose les musiques n’est absolument pas étranger à cela. L’ex AS-Dragon habitué aux ambiances sixties survoltés de Burgalat garde le côté brut du son en ajoutant un rythmique quasi binaire et des arrangements doucereux.

C’est vrai qu’on pense parfois à Divine Comedy ("Le temps qu’il ferait"), aux Tindersticks (cf. 7) ainsi qu’à certains collègues ténors de la chansons françaises ("Elle était de la Californie") avec moult cuivres, quelques violons. Surtout, il y a de l’espace, de l’air dans tous ces titres.

Certes, le fait que Jennifer Charles chante sur la quasi-totalité des titres et en solo sur le deuxième apporte un côté fun. Mais c’est toujours bel et bien du Murat qui, une fois de plus, nous prend à contre-pied. C’est même un Murat au faîte de sa forme en ce qui concerne l’écriture.

Ainsi, dans" Monsieur craindrait les demoiselles", on retrouve le Moujik A la bite en or et aux Golden couillas (cf. 8) qui cette fois-ci fait chanter de salaces propos à Miss Charles.

Voici un bien bel album de Murat and co. atypique et enjoué. Tout à l’opposé du précédent parfum qui sentait plus les chrysanthèmes que les acacias, qui donnait dans le sombre et toujours superbe classique, A bird on a poire sent les lilas et les myosotis.

A quand les magnolias ?
(Et là ça sentira aussi le sapin).

 

 

Notes :

(1) Par définition, contren-pied = contre-…-contre (nfois)- pied. Par exemple, si n=3, le contre3-pied est le contre-contre-contre-pied. Contrairement à l’idée générale le contre-contre-contre-pied n’est pas un contre-pied. L’exposant n dépend de l’interlocuteur. Ainsi lorsque Murat dialogue avec Laurent Broyer, n=1 suffit. Par contre, lorsqu’il s’adresse à Ranlo Quruier le vendredi 3 septembre 2004 (cf. 2), Murat passe à n=3. Il se contentera de n=2 avec Stephen Burne lundi 6 septembre.

(2) Ranlo Quurier comme le disait ma concierge à Vivi le bouledogue du voisin qui s’est cassé avec la musette du facteur.

(3) A ce propos, il est permis de s’interroger sur les conséquences d’une telle attitude : Murat caution d’un système moribond ?

(4) D’ailleurs si quelqu’un a ces titres, peut-il me contacter ?

(5) Dont une traduction (approximative) est "Un guano dans la tronche". Après écoute et vérification auprès de l’intéressé, on peut affirmer que Gordon n’y est pour rien.

(6) En particulier, l’année 1972 fut très prolifique avec "Les fous du stade" et" Les Charlots font l’Espagne".

(7) Murat et Jimenez retenant avec profit les leçons données par Dickon Hinchliffe et David Boulter sur l’époustouflant "On va se mettre aux anges", titre qu’on trouve sur Lilith.

(8) Ce qui, une fois traduit, donne Des burnes comme des pommes golden. De curieux virus circulent au pays des volcans.

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Olivier K         
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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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