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puce J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne
Théâtre Les Déchargeurs  (Paris)  février 2012

Comédie dramatique de Jean-Luc Lagarce, mise en scène de Catherine Decastel, avec Anaïs Pénélope Boissonnet, Aurélia Pénafiel, Clémence Laboureau, Emilie Coiteux, Florent Arnoult et Noémie Sanson.

 Avec Bernard-Marie Koltès, Jean-Luc Lagarce est en passe de devenir un des grands auteurs classiques de la seconde partie du XXème siècle.

Dans sa fraîche postérité, il en est à ce moment "béni" où les metteurs en scène qui s’en emparent ne cherchent pas à le "revisiter mais plutôt à le rendre accessible à un plus large public.

C’est le cas de Catherine Decastel, qui, pour sa seconde mise en scène, l’a abordé, non pas avec un respect freinant toute initiative, mais avec une belle envie théâtrale qu’elle sait faire partager à ses comédiens et à ses spectateurs.

"J’étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" est un des derniers textes de Jean-Luc Lagarce, une œuvre presque rétrospective où il met beaucoup de lui-même alors que la maladie est en passe de l’emporter : un jeune homme revient mourir dans une maison où cinq femmes n’ont vécu que dans la douleur de son départ et l’espérance de son retour.

Danse de mort, danse de vie, Catherine Decastel a pris au mot le texte de Jean-Luc Lagarce. C’est sous le signe de la chorégraphie que se développe et s’amplifie son travail. Chorégraphie, mais aussi musique.

Entre chuchotements et cris, chorale de cœurs et des corps, les cinq filles en noir, le visage fardé comme des petits pierrots aux lèvres très rouges, se déplacent par pas et entrechats alors qu’au fond de la scène repose le frère, tout en blanc sur un lit-berceau tout aussi immaculé de blanc.

Ce groupe soudé dans une attente éternelle se délite dans l’instant même où réapparaît ce frère-fils fantôme (Florent Arnoult). Les paroles tues, cachées, oubliées dans l’obsession commune resurgissent.

La mélopée harmonieuse fait place à des partitions dissonantes. La mère cesse d’être une sœur comme les autres. Chacune des sœurs reprend son rang.

C’est une épreuve qu’elles traversent, histoire peut-être d’oublier que la mort de l’être trop cher est imminente.

Catherine Decastel a réuni cinq filles épatantes, Anaïs Pénélope Boissonnet, Aurélia Pénafiel, Clémence Laboureau, Emilie Coiteux et Noémie Sanson, se délectant des mots précis, jamais inutiles, de Jean-Luc Lagarce. Toutes, à un moment ou à un autre, deviennent des solistes. Toutes réussissent leurs solos, jamais sur le registre de la rivalité, toujours en vraies comédiennes.

Et puis, quand tout sera dit, elles passeront par un très beau rite de purification pour aller vers autre chose : la vie, le retour à leur vie.

On souhaite à Catherine Decastel de conserver longtemps ce sens de la mesure, cette manière de ne dire que l’essentiel en cherchant la justesse des êtres et de leurs sentiments.

 

Philippe Person         
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Du côté de la musique :

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et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
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Au théâtre :

une nouveauté :
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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