Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Les Cowboys Fringants
L'Olympia  (Paris)  mardi 7 février 2012

L’hiver s’abat sur nous durement ces temps-ci. Un froid digne du grand nord canadien pourrait-on dire. En tout cas, un temps parfait pour retrouver Les Cowboys Fringants, le groupe québécois qui a conquis la France et s’est installé dans les oreilles françaises depuis maintenant 8 ans.

Depuis un premier concert à L’Elysée Montmartre en 2004, le groupe est revenu régulièrement en France au rythme des albums, visitant méticuleusement la plupart des salles parisiennes.

Cette année, les cowboys sont présents trois semaines sur nos terres gelées pour porter leur musique festive. De passage à Paris pour deux soirs avant de s’aventurer de nouveau dans nos provinces, Les Cowboys Fringants rangent de nouveau leur char devant la salle mythique de l’Olympia afin d’y défendre leur nouvel album Que du vent.

Le billet indiquait 20h, début du concert. Ces gens-là ont l’exactitude dans le sang et les habitués savent bien que le groupe fait souvent fi de la première partie pour faire durer le concert au bas mot un couple d’heures.

Et huit heures pétantes, c’est effectivement parti, les membres du groupe investissent la scène sous les clameurs d’un public déjà réchauffé. Ce soir, les déguisements sont de sortie et attention, que du très classe, collection hiver 2012.

Nez rouge, short à bretelles et béret pour le guitariste-compositeur Jean-François Pauzé tandis que le bassiste Jérôme Duprasa a opté pour une délicieuse robe légère rose et un masque de squelette très assorti.

Cependant, le chanteur Karl Tremblay a, lui, conservé son indéfectible ensemble chemise noire-cravate et Marie-Annick l’accordéoniste-violoniste virevolte toujours sur scène en jupe flottante sous les regards admiratifs du public (surtout masculin).

Ce soir, le groupe est également accompagné de deux musiciens additionnels, le guitariste Dan Lacoste et le percussionniste-guitariste Simon Landry qui s’associent eux-aussi au grand n’importe-quoi vestimentaire initié par les gratteux.

On pressentait certains titres de l’album Que du vent taillés pour les concerts. Confirmation apportée ce soir. Pour ouvrir la soirée, le Gimmick du très à propos "Paris-Montréal" remplit la salle, repris par les spectateurs déjà acquis à la cause québécoise.

Pas le temps de souffler car "La manifestation" suit immédiatement faisant remuer de plus belle le public. Ce dernier est d’ailleurs mis à contribution sur "La Catherine" et une communion rare s’opère immédiatement. Le groupe pioche allégrement dans son répertoire. Ainsi morceaux anciens ("Mon Chum Rémi") côtoient moins anciens ("La reine", "Camping Ste Germaine", "Si la vie vous intéresse") et nouveaux ("Télé", "L’horloge"). La première partie de soirée se conclut avec un "Plus rien", chanson écolo-apocalyptique reprise une fois de plus en chœur par l’Olympia.

Vingt minutes plus tard, le temps d’un aller-retour au bar, le spectacle redémarre avec "Droit devant" tiré de L’Expédition. Immédiatement derrière, les choses s’accélèrent avec "Ti cul" qui électrise la salle.

Les numéros d’équilibriste du chanteur Karl Tremblay distraient la salle, mais le ton devient grave quand, en introduction de la chanson "Shouter", ce dernier revient sur la fermeture d’une usine dans leur ville natale d’Assomption. Une chanson hommage aux 1300 travailleurs ayant perdu leur emploi. Puis pour le très politisé hymne "En berne" ou l’écolo "8 secondes", les spectateurs installés au balcon n’ont d’autre choix que de se lever pour entonner avec le reste de salle les mélodies accrocheuses. Enfin les incontournables avions en papier volent sur "Les étoiles filantes" qui conclut de bien belle manière ce concert.

Mais les mélodies reprisent en chœur par le public jamais à bout de souffle ne s’arrêtent pas et les québécois reviennent pour un premier rappel. C’est "Joyeux Calvaire" datant de Break syndical qui a en charge de remotiver sans peine le public. Séquence nostalgie ensuite car s’enchainent "Awikatchikaën" et "Réel des aristocrates" qui proviennent des tous premiers enregistrements. Puis à la suite d’un référendum populaire sur le choix du prochain titre, "Impala Blues" sort du chapeau. Les anciens morceaux gardent toute leur vigueur et s’acoquinent sans peine avec les nouveaux à l’instar de "Que du vent" porté par la ferveur des spectateurs.

L’heure tourne et l’on sait bien que le meilleur a aussi une fin. Alors pour l’ultime rappel, comme d’un seul homme, toute la salle entonne "L’hiver approche", évidemment énorme, avant une "Toune d’automne" en forme d’adieu qui touche sans difficulté la corde sensible de chaque spectateur.

Les 2200 personnes de l’Olympia ont un sourire jusqu’aux oreilles. Après 2h20 de concert, la foule prend l’interminable couloir qui ramène à la sortie, jusqu’à cette jolie surprise : comme pour faire écho à la chanson "Paris-Montréal", les flocons qui tombent sur Paris. "Il pleut à Montréal, Il neige à Paris, le monde tourne à l’envers ces temps-ci…".

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album La Grand-messe des Cowboys fringants
La chronique de l'album Attache ta tuque des Cowboys Fringants
La chronique de l'album L'Expédition des Cowboys Fringants
La chronique de l'album Que du vent des Cowboys Fringants
Les Cowboys Fringants en concert au Grand Rex (7 novembre 2005)
Les Cowboys Fringants en concert au Festival des Vieilles Charrues 2006 (samedi)
Les Cowboys Fringants en concert aux Docks (30 avril 2007)
Les Cowboys Fringants en concert à l'Olympia (3 février 2009)
Les Cowboys Fringants en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2010 (jeudi 15)
Les Cowboys Fringants en concert au Festival international de la chanson de Granby 2013 (45ème édition) - jeudi 12 septembre
L'interview des Cowboys Fringants (novembre 2005)
L'interview des Cowboys Fringants (29 janvier 2009)

En savoir plus :
Le site officiel des Cowboys Fringants
Le Myspace des Cowboys Fringants

Crédits photos : Diane Hion (Retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


Big Ben         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 19 mai 2019 : Préparez vos cadeaux

On ne va pas couper à la Fête des mères, alors autant offrir des chouettes cadeaux. Voici une sélection de disques, spectacles, livres et même jeux vidéo pour vos mamans. C'est parti !

Du côté de la musique :

Interview de Romain Humeau de Eiffel autour de "Stupor Machine" accompagnée d'une session acoustique avec le groupe au complet
"Chostakovitch" de Artemis Quartet
"Marilou" de Equipe de Foot
"Le fil d'ariane" de Marianne Piketty & Le Concert idéal
"Trois frères de l'orage : Quatuors de Schulhoff, Haas, Thèmes et variations de Krasa" de Quatuor Béla
"Saisons" de Quintette Aquilon
Jean Pierre Kalfon et Jad Wio aux Rendez vous d'ailleurs
et toujours :
"Beatnik or not to be" de Elias Dris
"Dogrel" de Fontaines D.C.
"Dans le lieu du non-où" de L'Etrangleuse
"Leopold Mozart : Missa Solemnis" de Bayerische Kammerphilarmonie & Alessandro de Marchi
"Traversée" de Chrystelle Alour
"L'odysée remix" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
présentation du Hellfest Open Air Festival #14
"Les cuivres sur le toit" de Paris Brass Quintet
Hublot EP" de Solal Roubine
"Home is everywhere EP" de Nara

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Happy Child" au Théâtre de la Bastille
"True Copy" au Centquatre
"Cataract Valley" aux Ateliers Berthier
"Folie" au Théâtre du Rond-Point
"Dans la solitude des champs de coton" à la Grande Halle de La Villette
"Logiquim-pertubable-dufou" au Théâtre du Rond-Point
"The importance of being earnest" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Amours, mode d'emploi" au Théâtre des Mathurins
"Déshonorée" au Théâtre de l'Opprimé
"Jacob, Jacob" au Théâtre-Sénart
les reprises :
"Roses" au Théâtre de la Bastille
"Fin de partie" au Théâtre Essaion
"La Mate" au Théâtre du Rond-Point
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en mai

Cinéma :

Oldies but Goodies avec "Divorce à l'italienne" de Pietro Germi
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A la droite d'Hitler" de Nicolaus Von Below
"Des hommes en noir" de Santiago Gamboa
"Honorer la fureur" de Rodolphe Barry
"Les anges de Babylone" de Ghislain Gilberti
"Sa majesté des ombres" de Ghislain Gilberti
"Travelling" de Christian Garcin & Tanguy Viel
et toujours :
"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
"Toute une vie et un soir" de Anne Griffin
"War is boring" de David Axe & Matt Bors

Froggeek's Delight :

"A plage tale : Innocence" de Asobo / Focus sur PS4, XBOX et PC

"Day's Gone" sur PS4

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=