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Solo System Revolution  (6am)  février 2012

Qui aurait pu prédire l'avenir de B R OAD WAY, il y a 4 ans lors de la sortie du très réussi Enter the Automaton ? Un disque capable de réconcilier pop et electro à la hauteur des maîtres du genre, Notwist en tête.

Plus tard était parue une sorte de mini album, Gang Plank, enregistré avec un quatuor à cordes (le Quatuor Pli), improvisant sur 7 titres du groupe. Première révolution et première surprise, réussie même si ce disque est passé relativement inaperçu, sans doute la faute à un manque de dates live mais aussi parce que l'impro, ça ne s'improvise pas et une fois gravée sur disque, difficile de renouveler la performance.

Depuis l'automne 2009, le temps a passé. Les B R OAD WAY se sont fait discrets et les changements entamés sur Gang Plank (arrivée de Laurenz de Projet SI à la basse) se sont poursuivis. Si les membres du groupe restent les mêmes, les rôles sont différemment distribués. Fabb reste bien entendu au chant et Jan alterne toujours entre guitare, claviers et batteries. En revanche, Gio lâche de temps en temps les platines pour la basse lorsque Laurenz prend une guitare. VJ Raize n'est plus tant vj, projetant sur scène des images mixées en direct, que pianiste.

Ajoutons à cela la présence de quelques invités et on aura donc la nouvelle mouture de B R OAD WAY en 2012. Si différent en réalité que la légende veut qu'un changement de nom fut envisagé. Pourtant, à l'écoute de ce nouvel album, ce sont bien les B R OAD WAY que l'on connnait que l'on retrouve. Même voix, même sens des rythmiques à tiroir. Alors qu'est-ce qui a changé dans leur musique ?

Et bien si vous avez suivi le Record Club, vous en aurez eu un bel aperçu. Ces 8 reprises en forme de clin d'oeil aux groupes qu'ils apprécient et jouées live montraient la voie, délaissant un style hybride electro pop hip-hop pour un genre plus frontalement pop, dépouillé et mélodique. Même "Stylo" de Gorillaz est revu avec une sobriété exemplaire, traitant par l'épure ce qui ne l'était pas, des couches sonores à n'en plus finir sur l'original de la bande à Damon.

Une épure donc qui, au lieu de faire sombrer l'album dans la platitude et l'ennui, met au contraire en valeur chacun des musiciens qui apportent, dans ce faux minimalisme, juste ce qu'il faut de guitare, de piano, de samples pour parfaire les chansons chantées de la voix toujours aussi juste et chaleureuse de Fabb qui porte indéniablement l'identité du groupe, malgré tous ces changements.

On a donc à faire à une pop dans les règles de l'art. Élégante, juste, sans ostentation ni refrain putassier. Toujours plein de justesse dans les mélodies et les arrangements. Rien n'est jamais "too much". Le groupe prend son temps, ne cherche pas à battre le record du nombre d'accords enchaînés en moins d'une minute. Tout semble simple (même si la production est propablement passée par l'édition d'innombrables pistes à faire pâlir le lecteur de cassettes de Daniel Johnston) et seul le plaisir du jeu transparaît sans jamais laisser croire à une inutile debauche de moyens (bravo au réalisateur). De même, le renfort des membres de Deschannel reste discret et finalement plus visible sur les vidéos du Record Club que dans le son du disque.

A l'heure où il est plus courant d'entendre des groupes rejouer la musique d'il y a 20-30 ans ou plus, B R OAD WAY ne s'en laisse pas compter et après avoir évacué et digéré leurs influences (encore une fois leur Record Club est un joli bonus à cet album), ils livrent un disque plus intimiste, sans fard et sans plus aucun besoin de se dissimuler derrière la fée électricité.

Le résultat est à la hauteur des ambitions. Un album magnifique, nuancé et classe qui, s'il fallait vraiment trouver un point de comparaison, se rapproche du très beau, lui aussi, disque de Elbow, Build a rocker boys !. D'ailleurs, "Pure gold" n'est pas sans rappeler "Lippy kids" qui nous avait tant émus.

Et des chansons aussi réussies que celle-ci, Solo System Revolution en contient un paquet. Presque toutes en fait, tant il semble difficile de sortir un titre qui n'aurait pas sa place au milieu de "Day of reckoning", "Pure gold" ou la puissance de "Buy 1 Get 1 Free Therapy", le titre qui lie finalement les deux B R OAD WAY, car il y a bien un avant et un après cet album. Et si l'avant était prometteur, le niveau remarquable déjà atteind par Enter the automaton est déjà surpassé ici, promettant encore quelques belles surprises de la part des stéphanois qui sans doute ne s'arrêteront pas dans leur métamorphose en si bon chemin. La Révolution est en marche.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de B R OAD WAY
Le Myspace de B R OAD WAY
Le site officiel de cd1d
Le Myspace de cd1d


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
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et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

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