Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Old Mountain Station
Interview  (Paris, Studio Campus)  22 février 2012

Pas facile d'interroger les membres d'Old Mountain Station. Non pas que les quatre garçons soient difficiles d'accès ou quoique ce soit d'autre de désagréable, bien au contraire, mais il est peu aisé de trouver de l'information sur eux pour préparer l'interview ; un site minimaliste, un Myspace laissé en friche, un profil Facebook qui n'existe plus et une présence rare sur les différents sites et les médias.

C'est un peu à l'aveugle qu'on va rencontrer ce groupe dont les chansons folk-rock pourtant nous ont séduites par leur sens mélodique et une certaine candeur. Rencontre avec Alexandre, Charles et Thomas dans leur studio de répétition à Paris, Benjamin n'arrivera qu'en toute fin d'interview.

Avant de parler des chansons de votre nouveau maxi, pouvez-vous nous dire qui vous êtes ?

Thomas : Nous sommes originaires de Nantes où nous jouions plutôt du rock. Un jour, un de nos anciens batteurs nous a proposé de nous orienter vers la folk. L'idée était de faire un truc très lo-fi, de composer sur le tas et d'enregistrer dans la foulée. Ça nous a tellement plu qu'on a continué, mais à l'époque nous habitions tous aux quatre coins de la France.

Alexandre : Moi, j'étais encore à Nantes. Thomas était à Strasbourg. Le bassiste vivait à Angers. C'est lorsque nous sommes tous arrivés à Paris que le groupe a pris vraiment forme, et que nous avons intégré Charles à la batterie.

Ces changements ont-ils modifié votre manière de travailler ?

Thomas : Non pas vraiment. Alex et moi composons les morceaux, puis nous les présentons au groupe. C'est là que nous posons les arrangements et les structures, les morceaux prennent alors définitivement forme.

Pensez-vous que cette manière de travailler soit à la base de cette étiquette lo-fi que vous revendiquez ?

Charles : En fait, nous ne la revendiquons pas tant que cela. Nous souhaitons, avant tout, faire une musique assez simple qui laisse plus de place à l'émotion qu'à la technique. Le côté lo-fi que nous avons assumé sur notre dernier EP était plus un concept et un clin d'oeil qu'une véritable esthétique.

Thomas : Nous l'avons enregistré de manière très old school avec un 4-pistes à cassettes standard. Il s'avère que le résultat nous a plu, que nous le proposons donc sous cette forme-là. Or actuellement, nous sommes en train d'enregistrer notre album et la logique est totalement différente. On cherche, au niveau de la production, à garder cet esprit et à ne pas partir vers des choses trop chargées. Mais on ne veut pas que ça semble encore une fois très roots et enregistré dans une cave.

Au fond, ce choix d'esthétique n'est donc pas uniquement motivé par des impératifs économiques ?

Thomas : Non, pas du tout. Nous sommes allés au bout de la logique dans laquelle nous nous étions engagés. Au lieu de faire un enregistrement aussi léché qu'on le pouvait avec nos peu de moyens, nous avons décidé d'assumer le côté fauché jusqu'au bout, et d'enregistrer ainsi.

Cela signifie-t-il que vos enregistrements se déroulent rapidement ?

Alexandre : Oui pour l'EP, mais c'est différent pour le nouvel album.

Thomas : L'été dernier, il était difficile de nous réunir tous les quatre ce qui aurait été idéal pour jeter les bases de cet album. Au début de l'été de l'année dernière, nous avons commencé l'enregistrement de la batterie. Il nous restait donc l'automne et l'hiver pour enregistrer tout le reste. Aujourd'hui, nous en voyons le bout.

Alexandre : Nous avons la chance d'enregistrer avec quelqu'un qui nous laisse beaucoup de liberté, et surtout le libre choix de notre emploi du temps. C'est un grand luxe.

Thomas : Nous travaillons tous à côté du groupe, donc c'est lui qui s'adapte à nous en fonction de nos disponibilités. Cette personne, c'est Jean-Yves Prieur, mieux connu sous le nom de Kid Loco, que nous avons rencontré par l'intermédiaire de Julie B. Bonnie, l'ancienne chanteuse de Cornu. Ça fait plus de trente ans qu'il est dans la musique, et il a une approche très simple : il veut aller droit au but tout en gardant un certain raffinement. C'est pourquoi il ne va pas chercher à faire des tonnes d'arrangements, mais vraiment porter attention à ceux qui amènent quelque chose. Il s'est beaucoup investi dans la réalisation de notre album, c'était très agréable de travailler avec quelqu'un comme lui.

Entre parenthèses, êtes-vous allé voir Julie B. Bonnie au Sentier des Halles pour sa récente série de concerts ?

Charles : Non, mais je l'avais vue peu de temps auparavant à la Bellevilloise. Je l'avais interviewée il y a quelques années, et nous étions restés en contact. C'est elle qui nous a présenté à Kid Loco, et elle viendra aussi jouer des cordes sur l'album et participer aux choeurs.

Vous avez beaucoup joué à Paris, mais à part la soirée French Toast à l'International où vous partagez l'affiche avec Réza, allez-vous tourner avec cet album ?

Thomas : Actuellement nous enregistrons l'album, nous n'avons pas encore de label. Nous en chercherons un une fois que tout sera dans la boîte. Nous espérons par la même occasion trouver un tourneur et faire les choses bien.

Alexandre : C'est un peu le flou artistique actuellement. Nous avons la chance de participer à la soirée French Toast grâce à Stéphan, le manager du label. Mais pour l'instant, puisque l'album n'est pas encore sorti, c'est juste un concert de mise en jambes.

Thomas : Nous allons ensuite essayer de jouer plus souvent en province. Ce sera un challenge puisque les gens devant lesquels nous irons jouer ne nous connaîtront pas.

Sur l'affiche du concert à l'International, vous êtes qualifiés de "folk label rouge". Êtes-vous d'accord avec cette définition ?

Thomas : C'est Stéphan qui a inscrit cela sur l'affiche. Il nous voit un peu comme de la nourriture, avec un côté terroir. Je ne sais pas si nous sommes si traditionnels que ça puisque maintenant notre musique s'est mâtinée de rock.

Alexandre : Nous préférons jouer en électrique. Jouer en acoustique est une virgule agréable mais qui ne doit pas devenir récurrente. Nous essayons de faire un folk très rock, ou un rock très folk.

Charles : Nous sommes beaucoup plus folk lorsque nous jouons uniquement en acoustique. Or ce n'est le but de notre projet musical.

Retrouvez Old Mountain Station
en Froggy's Session
pour 3 titres en cliquant ici !
  

 

 

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Old Mountain Station parmi une sélection de singles (janvier 2013)
La chronique de l'album eponyme de Old Mountain Station
La chronique de l'album Shapes de Old Mountain Station
Old Mountain Station en concert à Angil & the Hiddentracks - Old Mountain Station (mercredi 30 mars 2011)
Old Mountain Station en concert à L'Espace B (mardi 11 juin 2013)

En savoir plus :
Le Bandcamp de Old Mountain Station
Le Soundcloud de Old Mountain Station
Le Facebook de Old Mountain Station


Laurent Coudol         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Old Mountain Station (22 février 2012)


# 17 novembre 2019 : 4 ans déjà

13 novembre 2015. inoubliable nuit de terreur dont on commémorait les 4 ans cette semaine. Un 13 novembre 2019 avec plein de concerts à Paris et un pincement au coeur pour beaucoup d'entre nous. Mais la vie continue, et elle doit continuer d'être culturelle et festive.

Du côté de la musique :

"L'année du loup" de Alma Forrer
"Lucarne" de Cassagrande
"Air India" de David Sztanke
"Immanent fire" de Emily Jane White
"Bach, Liszt, Wido : Organ works at La Madeleine" de Jae Hyuck Cho
"What's in it for me ?" le Mix numéro 4 de Listen In Bed
"Femme idéale" de Ludiane Pivoine
et toujours :
"We were young when you left home" de Tim Linghaus
"Glam shots" de Rich Deluxe
"Imago" de Manuel Etienne
"Women" la 4ème émission de notre podcast radiophonique Listen In Bed
"Silent scream" de Holy Bones
"Stregata / stregato" de Gilia Girasole & Ray Borneo
"Révolution" de David Kadouch
"Jusqu'ici tout va bien" de Bazar Bellamy
Lysysrata, It It anita et The Eternal Youth au Normandy

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"On s'en va" au Théâtre national de Chaillotl
"Les guêpes de l'été nous piquent encore en novembre - L'Affaire de la rue de Lourcine" au Théâtre de la Tempête
"Pièce" au Théâtre des Abbesses
"La Vie est belle" au Théâtre 13/Jardin
"Adieu Ferdinand ! Le Casino de Namur II" au Théâtre du Rond-Point
"Adieu Ferdinand ! - La Baleine et le Camp naturiste" au Théâtre du Rond-Point
"Bartleby" au Théâtre Essaion
"Un Vers de Cid" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereau - aaAhh Bibi" au Théâtre Le Lucernaire
"Pour ceux qui parlent tout seuls" au Théâtre Darius Milhaud
des reprises :
"Et si on ne se mentait plus ?" à la Scène Parisienne
"Berlin 33" au Théâtre L'Atalante
"La Magie lente" au Théâtre de la Reine Blanche
"Je ne me souviens pas" au Théâtre Les Déchargeurs
"La Magie de l'argent" au Théâtre Aleph
"La vie devant soi" au Théâtre de Sartrouville
"G.R.AI.N. - Histoire de fous" à la Manufacture des Abbesses
"Evita - Le destin fou d'Evita Peron" au Théâtre de Poche-Montparnasse
et la chronique des spectacles à l'affiche en novembre

Expositions avec :

"Kiki Smith" à la Monnaie de Paris

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
la chronique des films à l'affiche en octobre
et la chronique des films à l'affiche en novembre

Lecture avec :

"L'affaire Lord Spenser" de Flynn Berry
"La curée d'après le roman d'Emile Zola" de Cédric Simon & Eric Stainer
"Les faire taire" de Ronan Farrow
"Mondes en guerre tome 2, l'âge classique" de Hervé Drévillon
"Résistante" de Jacqueline Fleury Marié
"Une histoire de France tome 1, La dalle rouge" de Michel Onfray, Thomas Kotlarek & JEF
et toujours :
"Profession romancier" de Haruki Murakami
"Feel good" de Thomas Gunzig
"Histoire mondiale de la guerre froide (1890-1991)" de Odd Arne Westad
"L'avenir de la planète commence dans notre assiette" de Jonathan Safran Foer
"L'écho du temps" de Kevin Powers
"Psychotique" de Jacques Mathis & Sylvain Dorange
"Une famille presque normale" de M T Edvardsson

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=