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puce Festival Les Paradis Artificiels #6 (édition 2012) - mardi 24 avril
Daniel Darc - Greenshape  (Le Grand Mix, Tourcoing)  du 16 au 25 avril 2012

Daniel Darc nous rend nostalgique d’une période révolue : 1976, l’année de l’explosion punk, période de refus par excellence, ce que Greil Marcus analysait comme la continuation du grand sursaut de mai 68 mais par une autre voie. L’attitude punk nous manque : celle qui aurait plus à voir avec la fuite de Rimbaud qu’avec le tapage des Sex Pistols. Dans les gestes de Daniel Darc, dans sa nervosité et sa façon d’être face au public, on pense souvent à cette période. En supprimant les guitares, Darc n’aurait gardé du punk que sa force vitale, et sa poésie.

Ses chansons se doublent d’un dépouillement et d’un caractère spirituel nous faisant également penser aux écrivains de la Beat generation – Burroughs, Ginsberg, Kerouac. Il ne faut pas prendre au sérieux Daniel Darc lorsqu’il nous parle d’enfer, de paradis, de rédemption. Son protestantisme n’explique pas ses chansons, mais au contraire leur fournit une source d’inspiration. Il est davantage question ici de mélancolie, et de la précarité d’une vie qui n’en finit pas de se briser. Il faut que le cœur se brise ou se bronze, semble nous dire Darc, sauf que dans son cas, son cœur encore grand n’a pas eu le temps de cicatriser. Dans son magnifique album Crève coeur, chacune de ses chansons témoignait de sa solitude face aux apparences trompeuses de l’amitié, et de l’amour. Sur scène nous voyons encore un homme seul, peut-être pas en paix avec soi-même, mais assurément en bonne relation avec son public, dont on devine ici et là la fidélité. Cette formation musicale (voix-piano-violoncelle) est sans doute celle qui lui va le mieux, et je ne pense pas que des guitares supplémentaires pourront améliorer la présence de ce chanteur si attachant.

C’est un groupe valenciennois, Greenshape, qui a ouvert la soirée, avec un rock mélodique plutôt élégant, se situant directement dans le sillage de ce que quelques critiques fameux des dernières années ont appelé le "rock à moustaches". C’est un genre injustement sous-estimé, que d’aucuns feraient mieux de réévaluer, plutôt que d’user à son propos de sarcasmes inutiles et dépréciateurs.

Ce qu’on apprécie tant chez Greenshape est sa capacité à saturer chaque chanson, de façon à en faire un tout assez homogène, et assez agréable à l’oreille. Etant moi-même originaire de Valenciennes, je suis content d’apprendre que la scène musicale de cette ville se porte bien. D’ailleurs, c’était bien le Little Rock Café qui avait contribué il y a une vingtaine d’années, à Valenciennes, à développer cette tendance de "rock à moustaches" ; mais je ne suis pas sûr que ce café existe encore aujourd’hui.

 

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Greenshape en concert à Main Square Festival 2012 - Programmation

En savoir plus :
Le site officiel du Festival Les Paradis Artificels
Le site officiel de Daniel Darc
Le Myspace de Daniel Darc
Le Myspace de Greenshape

Crédits photos : Cédric Chort (Retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


David Falkowicz         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
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"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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