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puce Karpatt - Les Grosses Papilles
La Maroquinerie  (Paris)  14 octobre 2004

Nous avions rencontrés Fred Rollat du groupe Karpatt, groupe de scène qui aime la scène à l'occasion de la sortie de leur album Dans le caillou qui nous distillait de bien belles histoires. Après les premières parties, est venu le temps d'être tête d'affiche et Karpatt oeuvrait deux soirs à ce titre à la Maroquinerie.

En première partie, sur un air de musique de film muet avec le crachotis du crin crin, quatre silhouettes noires, les chaussures à la main, entrent sur scène sur la pointe des pieds.

Elles s’arrêtent et face au public, nous regardent intensément. Elles nous observent comme nous les observons. Elles se sont Les Grosses Papilles. La lumière s’allume et ils nous disent un bonjour timide et regagnent leurs instruments, batterie, contrebasse, accordéon et guitare pour une intro lugubre à la Dracula façon Dreyer métissé folklore Europe centrale. C’est parti pour 45 minutes de fantaisie, de poésie, de délire, de musique populaire, de speed musette. Les morceaux s’enchaînent sans pause. 4 musiciens, 4 voix pour une musique vivante qui s’inscrit dans l’échange avec le public.

Ça swingue, ça balance, ça skatise, ça javatise et le public s’amuse bien.

Pour le final, les musiciens quittent la scène laissant le batteur qui met des lunettes noires façon Blues Brothers, allume sa clope et nous salue : "Au revoir, l’amour !". Les Grosses Papilles remballent leur petit univers, leur vieille radio, leur globe terrestre et leur petit décor pour laisser place à Karpatt.

Karpatt c’est une guitare (Fred Rollat également au chant), une contrebasse customisée (Hervé Jegousso) et une guitare plutôt manouche et sans doute virtuose (Gaëtan Lerat).

Un groupe français qui a bien sillonné les chemins de l'hexagone pour y porter sa musique et ses histoires, des histoires de filles, de gnons, de galères, des histoires de tous les jours, tendres, amusantes, nostalgiques, graves parfois.

 

Le concert commence avec l’inénarrable "La mouche". Ça démarre tellement à fond les manettes que Fred Rollat casse une corde et du coup hop on se fait un petit accordement festif avec la contrebasse.

 

 

Le public est déjà en liesse, connaissant les chansons par coeur, fredonnant avec le groupe. Et ce n'est pas parce que l'on reprend en choeur qu'il s'agit de refrain à 4 balles ! Les textes de Karpatt sont toujours tendres et poétiques même dans les chansons qui sentent les petits rades.

Deux heures durant, jusqu’à l’extrême limite de l’ouverture de la salle, les Karpatt s’en donnent à cœur joie, visiblement heureux d’être là, pour nous proposer les titres de leur dernier album et des reprises du groupe Yann et les abeilles dans lequel Fred Rollat a fait ses classes dans les bistrots.

Ce dernier nous jouera aussi, en solo, un très émouvant "Léon", un portrait parmi tant d'autres, comme celui d'"Achille". Mais si la larme vient à l'oeil, elle est vite balayée par un éclat de rire. Comme dans la vie.

Les musiciens qui ont participé à l’album viennent le trio rejoindre au gré des chansons et de leurs participations à l'album, qui avec sa flûte, qui avec son accordéon ; ils sont tous là, ils sont tous venus.

Et c'est comme une veillée autour du feu dans les grandes familles d'autrefois, celles des campagnes mais aussi celles des gens du voyage. Tous ont du métier, du talent, et surtout de la joie à communiquer, et il est impossible de rester impassible.

Le concert se clôt sur le superbe "Le magicien" qui nous renvoie à cet univers de l'enfance, chère à Karpatt, que nous tous nous n'avons jamais quitté.

Karpatt a trouvé sa niche...suivez ses petits cailloux.

 

 

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MM         
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Du côté de la musique :

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"A Tania Maria journey" de Thierry Peala & Verioca Lherm
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et toujours :
"EAT" le 20ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Orchestral works" de Hans Rott
"Heavy ground" de Liquid Bear
"Piano sonata by Maki Namekawa" de Philip Glass
"Impressions" de Sophie Dervaux
"Fart patrol" de Steam Powered Giraffe"
Un petit tour des clips du moment qui annoncent de beaux albums

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Iphigénie" de Racine
"Atelier Vania" de Jacques Weber, Christine Weber et Marc Lesage
"A tort et à raison" de Ronald Harwood
"Le Bouffon du Président" d'Olivier Lejeune
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Cyrano m'était conté" de Sotha
"CirkAfrika" du Cirque Phenix

Expositions :

en virtuel :
"Les Musiques de Picasso" à la Philarmonie de Paris
"Peintres femmes, 1780 - 1830 - Naissance d'un combat" au Musée du Luxembourg
"Leonetto Cappello, l'affiche et la parfumerie" au Musée international de la Parfumerie à Grasse
"Jean-Michel Basquiat" à la Fondation Louis Vuitton
"Rêver l'univers" au Musée de la Poste
"Vêtements modèles" au Mucem

Cinéma :

at home :
"Un adultère" de Philippe Harel
"Caprice" d''Emmanule Mouret
"Daft Punk's Electroma" de Guy-Manuel De Homem-Christo et Thomas Bangalter
"Ariel" de Aki Kaurismaki
et des muscles et de l'action avec :
"L'Arme parfaite" de Titus Paar
"La Crypte du Dragon" de Eric Styles
"Black Water" de Pasha Patriki

Lecture avec :

"Patti Smith : Horses" de Véronique Bergen
"Les sorcières de la littérature" de Taisia Kitaiskaia & Katy Horan
"Je ne suis pas encore morte" de Lacy M. Johnson
"La famille" de Suzanne Privat
"Le brutaliste" de Matthieu Garrigou-Lagrange
"Les fossoyeuses" de Taina Tervonen

et toujours :
Rencontre avec Benjamin Fogel
"Le silence selon Manon" de Benjamin Fogel
"Christopher Nolan, la possibilité d'un monde" de Timothée Gérardin
"Disparues" de S. J. Watson
"Ecoutez le bruit de ce crime" de Cedric Lalaury
L'iconopop, saison 2
"Locke & Key" de Joe Hill & Gabriel Rodriguez
"Morgane" de Simon Kansara & Stéphane Fert
"Quand la ville tombe" de Didier Castino
"Tout le bonheur du monde" de Claire Lombardo
"Vivre la nuit, rêver le jour" de Christophe

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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