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Death by Monkeys  (Further Music)  septembre 2012

L'aventure Overhead a commencé il y a dix ans déjà, avec Silent Witness, une des plus belles surprises de l'année 2002. Des petits français inconnus au bataillon (alors Nicolas Leroux, Christophe Demaret et Jean-Claude Kebaili) nous livraient un long album grande classe, infusé d'une mélancolie jazzy à la Jay-Jay Johanson. Envols, richesse, merveilles, un démarrage éblouissant : c'est un de ces albums dont on peine à se lasser.

Deux ans plus tard, Nicolas Leroux, qui compose, écrit et chante avec un égal brio, s'était séparé de ses compagnons d'origine pour s'orienter vers des sonorités nettement plus pop-rock, et sortir No Time Between, avec Chakib Chambi et Richard Cousin. Puis plus de nouvelles d'Overhead, que l'on pensait perdu corps et biens, jusqu'à la bonne nouvelle d'un projet solo de Nicolas Leroux, The Fugitive Kind. Trois ans durant, il bricole dans son studio pour sortir Stone Age, un petit bijou d'efficacité et de cohérence, moins gracieux que Silent Witness, mais plus percutant peut-être.

Et voilà quatre ans plus tard ce Death by Monkeys, sous la signature Overhead, mais qui est en vérité lui aussi entièrement écrit, arrangé, joué et produit par le seul Nicolas Leroux, dans son Mulholland Drive Studio en pleine campagne. Un opus commencé il y a presque sept ans, mûri en toute indépendance par un esprit qui semble avoir besoin de choisir ses propres règles - "I'm scared to follow orders / I'm scared to fall in order" chante-t-il dans la piste 4, "Justice for my enemy". Il y poursuit les recherches amorcées en 2004, avec une teinte de pop-rock très produit qui nous rappelle de bons souvenirs des années 90.

L'album est compact, il dégage une forte unité en dépit de la variété flagrante des chansons. Ces onze titres laissent sur une impression de brièveté, accentuée sans doute par le fait que les morceaux prennent moins le temps de démarrer que dans les précédents travaux de Nicolas Leroux. Non seulement ils commencent toujours in medias res, sans ménager de progression, mais l'album se clot sur un morceau assez énergique, qui laisse désirer quelque chose comme une plage d'atterrissage, à l'instar du "New York", la dernière piste de Stone Age, qui s'achevait sur quelques mots de Sir Arthur C.Clarke et des accords émollients à la Nick Drake.

On peut regretter aussi que le beau travail de production en vienne presque à gâcher la voix exceptionnelle de Nicolas Leroux, à force d'effets ; dans les deux premiers titres, son amplitude et son élégance sont nettement sous-employées. "My Moon Resort" part d'une couleur sonore assez proche de l'ambiance de Silent Witness, pour se réorienter systématiquement vers une surproduction 90's. "NWO", peut-être la chanson la plus marquante de l'album, s'installe sur une bonne rythmique où les souvenirs de PJ Harvey se mêlent aux accents de rock-à-papa. "Touch of God" accélère joliment la cadence avant "The Destroyer", le titre le plus proche de l'Overhead jazz des débuts, slow nostalgique et langoureux.

D'un bout à l'autre, Nicolas Leroux reste dans la délicatesse de la suggestion où rien ne pèse ni ne pose. On salue d'ailleurs le choix des troublantes photos de Yann Orhan pour la pochette de l'album, tirées de son projet "Nos vies invisibles" (il fait autre chose que les pochettes de Thomas Dutronc, la preuve, il avait déjà travaillé pour The Fugitive Kind). Corps sans regards, promesses de désespérance, on trempe dans quelque chose de très noir. Les chansons de Nicolas Leroux parlent de révolution sans objet, de temps qui tire à sa fin. "I guess we all start to fear the future", chante-t-il ("Justice for my enemy"). On garde en tête la rêverie grise qui accompagnait l'écoute de Radiohead au siècle dernier, et quelques accords de Dolly.

Overhead est en concert le 18 octobre au Petit Bain.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album No time between de Overhead
La chronique de l'album Dark light Daybreak de Now it's overhead
Overhead en concert au Festival La Route du Rock 2004 (vendredi)

En savoir plus :
Le site officiel de Overhead
Le Myspace de Overhead
Le Facebook de Overhead


Anaïs Bon         
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"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
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"Koba" de Robert Littell
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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