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puce Festival We Love Green #2 (édition 2012) - Vendredi 14 septembre
Kindness - Django Django - Norah Jones - James Blake  (Parc de Bagatelle, Paris)  du 14 au 16 septembre 2012

We Love Green, c'est reparti pour un tour ! Pour sa deuxième édition, le festival parisien écolo ajoute un troisième jour à sa programmation. Au menu, comme l'an dernier : une seule scène trônant dans le jardin de Bagatelle (légèrement décalée par rapport à l'an dernier), une ambiance bon enfant et une météo estivale jouant les prolongations.

Retour de boulot oblige, on loupe la prestation de Kindness, dont l'unique écoute de World, You Need A Change Of Mind (joli titre) n'avait pas suffi à nous convaincre. Django Django (vêtus tous les quatre de t-shirts bordeaux tachetés bleu ciel) s'escrime déjà sur scène lors qu'on arrive. Le premier album des anglais, malgré quelques limites, est une des belles surprises de ces derniers mois. Leur concert, quoi qu'un peu court, sera à la hauteur de nos attentes.

Malgré quelques digressions peu utiles, les titres dansants et psychédéliques de l'album font mouche sans exception : "Hail Bop" et son groove lancinant, l'explosive "Default", au riff malin et efficace (qui n'atteint pas complètement la puissance de la version disque), "Firewater", sorte de surf-pop détraqué, ou encore une curiosité psychédélique ("Zumm Zumm"). Le chanteur, qui a un je-ne-sais-quoi d'Alex Kapranos, se montre enthousiaste et remuant sur scène. Le groupe, bien rôdé, reproduit fidèlement l'ambiance de l'album. Le dernier morceau joué ("Wor") reproduit la formule gagnante de "Default" et "Hail Bop", mais reste un ton en-dessous.

Dès les derniers accords du concert, le parc semble se remplir soudainement. L'arrivée de Norah Jones sur scène dans une poignée de minutes n'y est sans doute pas pour rien. La chanteuse américaine, un peu perdue de vue (volontairement on l'avoue) depuis le miraculeux Come Away With Me inaugural (dix ans déjà !), est revenue en grâce à nos yeux suite à son très bon dernier album (Little Broken Hearts, cinquième disque de la dame), dont le charme doit beaucoup il faut dire à la production de l'omniprésent Danger Mouse.

Sa séduisante compilation sortie l'an dernier (Featuring..., recueil de duos ayant émaillé sa jeune carrière) avait déjà réveillé notre intérêt pour la jolie trentenaire. Sa participation à l'excellent projet Rome (mené de main de maître par... Danger Mouse et Daniele Luppi, où elle partage le chant avec Jack White) avait entretenu le charme. Little Broken Hearts, qui vaut essentiellement par la beauté du chant et la mise en boîte de la moitié de Gnarls Barkley (Danger Mouse, au cas où vous n'auriez pas saisi), constituera la majorité de la setlist.

Sobrement vêtue (robe verte parfaitement dans le thème du week-end et veste en jean), Norah Jones n'a pas besoin d'en faire des caisses pour gagner l'adhésion du public. Nous n'aurons pas droit à un grand show pyrotechnique à la Coldplay mais les chansons rien que les chansons. Tout juste quelques ravissants sourires et "thank you !" entre les morceaux. Si cette simplicité est bienvenue, on regrette au final un spectacle un peu trop lisse. Le concert est un long fleuve tranquille, on passe une heure très agréable en compagnie de Miss Jones, mais on en ressort quelque peu en manque d'aventures.

Le doux spleen qui habite ses chansons ("Take It Back", "4 Broken Hearts", "Miriam") et sa voix caressante accentuent encore cette impression. Le sautillant single "Say Goodbye", qui porte bien la patte Danger Mouse, ou encore "Happy Pills" sortent un peu le public d'un doux ronronnement. Si Norah Jones, alternant entre claviers, guitares et piano, se concentre sur ses morceaux, elle est accompagné par un (bon) guitariste à qui il faudra expliquer que ce n'est pas son show mais celui de la dame qui chante à ses côtés. Mes voisins de fosse - éméchés - ne sont pas dupes et crient, en hommage à la robe de la chanteuse : "We love green ! We love you !". Sans doute habituée à ce genre de déclarations, celle-ci sourit.

Quelques offrandes sont disséminées dans la setlist : "Come Away With Me", "Black" (extrait de Rome), "What Am I To You ?", "Don't Know Why", "Lonestar". A chaque fois, le public est aux anges, ce qui se comprend vu la qualité des chansons. Il ne fallait pas attendre davantage de ce concert qu'un charmant mais trop policé flash-back sur une décennie de carrière. Ce qui n'est déjà pas si mal.

Arrive ensuite sur scène l'énigme de la soirée : James Blake. Cette question, qui nous taraudait déjà avant les premières notes du jeune anglais, s'imposera comme une évidence à l'issue de la soirée : que peuvent bien lui trouver ses fans ? Sur scène, il ne se passe rien. Blake chante comme s'il voulait se pendre. Sa voix trafiquée est difficilement supportable. Le tout est d'une lenteur éprouvante. Bref, on ressent un ennui infini. Le mouvement dub-step n'a jamais été notre tasse de thé mais on espérait tout de même autre chose que cette triste fin de soirée.

 

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En savoir plus :
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Le Facebook du Festival We Love Green
Le blog de Pierre Baubeau

Crédits Photos : Lionel Amable et Pierre Baubeau


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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
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"Le Chien" de François Chalais
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et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
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Lecture avec :

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