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puce Hiroshige - L'art du voyage
Pinacothèque de Paris  (Paris)  Du 10 otobre 2012 au 28 janvier 2013

Avec "Hiroshige - L'art du voyage", la Pinacothèque de Paris présente la première exposition en France consacrée à Hiroshige, l'un des trois maîtres avec Utamaro et Hokusai, de la période Edo de l'estampe japonaise.

Dans la tradition du mouvement de l’ukiyo-e, Hiroshige, qui participe de la génération suivant celle de Hokusaï, dont le nom a éclipsé en Occident ceux de ses homologues, est le spécialiste de l'estampe de paysage qu'il a porté au sommet de son art.

L'exposition a été conçue par Matthi Forrer, spécialiste de l’art japonais et conservateur au Museum Volkenkunde de Leiden, le musée national d'ethnologie des Pays-Bas qui possède une importante collection d'art asiatique dont sont extraites les oeuvres présentées.

Il propose un parcours chronologique qui permet d'apprécier l'art maîtrisé de Hiroshige notamment en ce qui concerne le syncrétisme des perspectives, celle de l'estampe à la japonaise et celle linéaire de la peinture occidentale, dont les oeuvres ne sont pas que de belles images ou de pittoresques cartes postales mais une invitation au voyage intérieur avec une sorte de double regard à la japonaise.

Sur le chemin du réalisme poétique de Hiroshige

La production de Hiroshige est phénoménale. Entre 1831 et 1858, les recueils d'estampes historiques, de nature, de paysages et de personnes sont regroupent une dizaine de milliers d'oeuvres.

L'exposition présente essentiellement un florilèges des vues de ses principaux recueils d'estampes de paysages, véritables odes à la nature, dont les deux qui relatent les différentes paysages traversés au cours des différentes étapes des deux grands axes de circulation qui reliaient la ville Edo (devenue Tokyo) résidence du shogun à celle de Kyoto, la ville de l'empereur.

"Les Cinquante-trois étapes du Tokaïdo", le premier en date, est réalisé à partir d'observations personnelles sur le motif mais également d'un guide de voyage faisant référence depuis sa publication à la fin du 18ème siècle, et dont un exemplaire est exposé.

Cette série, la plus connue et la plus diffusée du peintre, usant de la perspective atmosphérique, consacre l'estampe de paysage comme nouveau thème majeur de l’ukiyo-e auparavant dédié aux scènes de genre urbaines.

Ensuite, s'appuyant de nouveau sur un guide de voyage publié en 1805, Hiroshige aborde avec "Les Soixante-neuf stations du Kisokaido" pour concevoir les estampes de la série dans lequel il introduit une nouvelle dimension, celle du crépuscule, liée à la présence de la lune.

Avec cette ode à la somptuosité de la nature, au cycle de la vie et de la mort avec l'enchaînement des saisons et les activités humaines, conformes à la tradition poétique et picturale du Japon, Hiroshige propose une invitation au voyage en chambre qui est à la fois un voyage dans un Japon imaginaire et ancestral, avec les paysages de routes pythiques, et un un voyage intérieur.

Les "Cent vues de sites célèbres d'Edo" constituent le dernier grand projet de Hiroshige qui contribuera largement à sa notoriété en Occident.

Ces vues se caractérisent notamment par la verticalité et l'audace de la composition reposant sur des cadrages insolites et des jeux d'images.

Elles usent souvent d'un premier plan surdimensionné qui s'hybride de manière hardie et novatrice avec la perspective traditionnelle japonaise dite "à vol d'oiseau" et ses plans successifs qui semblent aborder des thématiques différentes comme pour raconter plusieurs histoires dans le même espace temporel.

Empruntant aux maîtres chinois l'alternance du plein et du vide, Hiroshige utilise également la perspective axonométrique en combinant les formes géométriques pour dynamiser la représentation de l'espace qui, avec la juxtaposition de couleurs vives, aboutit à des paysages spectaculaires qui appellent le regard à s'ouvrir tout en lui proposant différents points de convergence.

Outre la célébrité et la réputation de Hiroshige au Japon, ses oeuvres ont participé à la vogue du japonisme en France et y ont largement inspiré des peintres majeurs de la fin du 19ème siècle ce qu'illustre, au demeurant, l'exposition concomitante dans le même lieu "Van Gogh - Rêves de Japon" qui met en résonance leurs oeuvres.

 

En savoir plus :

Le site officiel de la Pinacothèque de Paris

Crédits photos : 1- "Mont Fuji au matin à Hara" Série des Cinquante-trois étapes du Tokaïdo 1833-1834 © Museum Volkenkunde, Leiden/ Musée national d’Ethnologie, Leyde, inv. 2525-152
2- "Escalade des pentes du Kinzan sous la lumière de la lune" Série des Soixante-neuf étapes du Kisokaïdo 1838-1842 © Museum Volkenkunde, Leiden/ Musée national d’Ethnologie, Leyde, inv. 2751-26
3- "Le Pont Inari et le sanctuaire de Minato sur la gauche vus à travers les mâts des bateaux à Tepp!zu" Série des Cent Vues célèbres d'Edo, cycle de l’automne, 1857/II. © Museum Volkenkunde, Leiden/ Musée national d’Ethnologie, Leyde, inv. 2525-44
4- "Vue d’Ueno, de l'autre côté de l'étang de Shinobazu à travers les branches d'un pin" Série des Cent Vues célèbres d'Edo, cycle de l’automne, 1857/VIII. © Museum Volkenkunde, Leiden/ Musée national d’Ethnologie, Leyde, inv. 2525-80


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