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Interview  (Paris, Pitchfork Music Festival)  vendredi 2 novembre 2012

Rendez-vous était donné avec Jack Tatum, tête pensante de Wild Nothing, lors de son passage à Paris pour le Pitchfork Music Festival. La rencontre se fera sur un banc, dehors, avec Outfit et Ratking en fond sonore. Un café et c’est parti…

Comment décrirais-tu ta musique pour quelqu’un qui ne l’a jamais entendu ?

Jack Tatum : C’est assez dur comme question… Pour moi, c’est de la pop. C’est une musique très référencée, avec des regards vers le passé. Oui je regarde vers le passé pour trouver mon inspiration, beaucoup de ce que je fais est basé dessus. Plus spécifiquement  encore, pour mon premier disque. La racine, ce sont les groupes Anglais des années 80. Je pense que le nouvel album est plus orienté simplement pop. Après quand j’essaie de me décrire personnellement à des gens, je me dis guitariste et bassiste.

Tu parles de groupes anglais ou de musique anglaise des années 80. Te sens-tu proche également de groupe comme Talk Talk, Echo and The Bunnymen ou Kate Bush ?

Jack Tatum : Oui oui absolument, plus particulièrement Kate Bush et Echo and The Bunnymen. Talk Talk j’aime bien, mais je ne suis pas aussi familier avec leur musique. Kate Bush a toujours été une grande source d’inspiration. Même avec Nocturne. Alors que je composais certaines chansons, j’écoutais sa musique. Il y a des choses que j’aurais aimé avoir trouvé ! Echo And The Bunnymen moins sur le dernier disque mais sur le premier oui, définitivement !

Tu joues de tous les instruments sur le disque.

Jack Tatum : Oui !

N’est-ce pas un risque que l’album sonne de maniére linéaire ? Je dis un risque car ce n’est pas vraiment le cas…

Jack Tatum : C’est vrai… Je trouve que, linéaire est une façon de dire les choses parce que je joue de tous les instruments mais cela sonne différemment que si c’était un groupe. Et cela marche avec la musique. J’ai l’impression que quand c’est toi qui joues de tous les instruments, qui joues toutes les parties, tu essaies de tout assembler comme tu l’imagines. Quand tu joues dans un groupe, tout le monde peut contribuer et cela en devient parfois, brumeux. Là j’ai une vision de ma musique et je la joue comme je l’imagine…

Et sur scène ? Tu donnes des directives ?

Jack Tatum : On en discute et on essaie de faire au mieux !

Dream Pop est une bonne définition de ta musique ?

Jack Tatum : Oui bien sûr…

Même si c'est très large comme étiquette, on y met beaucoup de groupes différents…

Jack Tatum : Oui c’est vrai. Après le terme me convient. Mais dans le sens classique du terme, comme pour d’autres groupes comme les Cocteau Twins par exemple.

Es-tu d’accord avec cette phrase pour parler de ta musique "Not dance music but danceable" ?

Jack Tatum : Oui pas mal ! C’est vrai, on peut dire quelque chose comme ça. Je pense que c’est une certaine qualité de ma musique.

S’adresser à la tête et aux pieds…

Jack Tatum : Oui oui. C’est très basé sur la mélodie, mais avec un côté head bop en moins violent !

Pourquoi ta musique sonne aussi désillusionnée ?

Jack Tatum : Hum… je ne sais pas. Je trouve que cela fait plus partie de ma musique que moi. C’est peut-être un caractère de ma musique plus que quelque chose qui me correspond vraiment. Je pense que cela a beaucoup à voir avec l’humeur que peu prendre ma musique. C’est effectivement parfois un peu triste. Il y a une part de...

Mélancolie ?

Jack Tatum : Oui, cela a souvent à voir avec le doute, les relations humaines, les difficultés de compréhension entre les gens, etc. C’est un peu... comment comprendre la vie ! Mais je ne dirais pas désillusionné. C’est plus quelque chose qui parle, qui donne envie d’avoir de l’espoir. Mais il y a un côté triste, oui.

Triste et dansant !

Jack Tatum : (rire) oui en fait, voilà comment résumer ma musique… de la dream pop triste et dansante et référencée…

Et atmosphérique…

Jack Tatum : Oui c’est quelque chose de très important pour moi, et aussi l’humeur, le climat. En fait, ma musique est plus une question de globalité. Un tout plus que des parties instrumentales en particulier. Tout est une question d’environnement que j’essaie de créer.

Merci et bon concert !

Jack Tatum : Oh merci !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Wild Nothing
Le Myspace de Wild Nothing
Le Facebook de Wild Nothing


Le Noise (Jérôme Gillet)         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin

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