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Silencio  (Drag City)  juillet 2012

On ne présente plus Laetitia Sadier depuis longtemps. Mais si vous prenez le train en marche, voici quelques mots clés pour briller en société : Stereolab, française, Londres, Tim Gane, Monade, gauchère, guitare à l'envers.

Silencio est le deuxième album de Laetitia Sadier sous son propre nom. Pourtant, on pourrait tout de même comptabiliser au palmarès de sa carrière solo les albums de Monade, pas plus ni moins collaboratif que celui-ci. Car aux côtés de Seya Sadier (longtemps connue ainsi outre-Manche), on retrouve, mais quel heureux hasard, Tim Gane qui est pour ceux qui ne seraient pas aller sur Wikipedia après l'intro de cette chronique, la deuxième tête pensante de Stereolab mais aussi Sam Prekop des Sea and Cake. Une belle compagnie donc qui heureusement n'a en rien vampirisé l'univers musicale de Sadier mais qui, au contraire, l'enrichi, ou plutôt l'illustre de petites touches délicates et toujours très à propos.

On retrouve bien sur "le son" Stereolab, cette basse, ces motifs répétitifs, autant de marques de fabrique qui, associées à la voix si caractéristique, offre cette ambiance inimitable qu'ont su créer Sadier et ses compères tout au long de presque 20 ans de carrière. 20 ans et toujours autant de fraîcheur dans cette musique difficilement qualifiable oscillant entre bossa, pop minimaliste et songwriting tiré à quatre épingles.

Sadier a su créer sur Silencio une proximité avec l'auditeur qui nous plonge sans réticence dans un intimisme pas du tout voyeuriste mais qui, au contraire, incite au partage, pour ne pas dire à la communion comme sur "Invitation au silence" qui nous invite à partager le silence absolu ou à la confession sur "Merci de m'avoir donné la vie".

La balade dans Paris de "Moi sans Zach" est un exercice de style réussi, façon Brigitte Fontaine tandis que "Auscultation to the Nation" ou "Fragment pour le future de l'homme" vous donneront indéniablement énergie et bonne humeur dans un style très Stereolab, avec leurs innombrables tiroirs sonores qui regorgent de percussions, sons électro et autres trouvailles.

Chaloupé, sensuel, carressant, délicat. Voilà autant de termes que l'on peut coller aux morceaux de cette album. Désuet diront d'autres. Peut-être bien, mais que c'est agréable face à une production toujours plus uniforme d'albums qui n'existent que pour remplir l'espace sonore sans le moindre répit. Alors Silencio est-il annonciateur d'un retour de Stereolab ? Peut-être. Mais la vérité, c'est que cela n'a pas tant d'importance que cela. Silencio est un superbe disque et Laetitia Sadier peut continuer aussi longtemps qu'elle voudra sa carrière solo avec de telles oeuvres.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Laetitia Sadier
Le Soundcloud de Laetitia Sadier
Le Myspace de Laetitia Sadier
Le Facebook de Laetitia Sadier


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et toujours :
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"Dogrel" de Fontaines D.C.
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"Leopold Mozart : Missa Solemnis" de Bayerische Kammerphilarmonie & Alessandro de Marchi
"Traversée" de Chrystelle Alour
"L'odysée remix" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
présentation du Hellfest Open Air Festival #14
"Les cuivres sur le toit" de Paris Brass Quintet
Hublot EP" de Solal Roubine
"Home is everywhere EP" de Nara

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Happy Child" au Théâtre de la Bastille
"True Copy" au Centquatre
"Cataract Valley" aux Ateliers Berthier
"Folie" au Théâtre du Rond-Point
"Dans la solitude des champs de coton" à la Grande Halle de La Villette
"Logiquim-pertubable-dufou" au Théâtre du Rond-Point
"The importance of being earnest" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Amours, mode d'emploi" au Théâtre des Mathurins
"Déshonorée" au Théâtre de l'Opprimé
"Jacob, Jacob" au Théâtre-Sénart
"Qui croire " à la Comédie de Reims
les reprises :
"Roses" au Théâtre de la Bastille
"Fin de partie" au Théâtre Essaion
"La Mate" au Théâtre du Rond-Point
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en mai

Cinéma :

Oldies but Goodies avec "Divorce à l'italienne" de Pietro Germi
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A la droite d'Hitler" de Nicolaus Von Below
"Des hommes en noir" de Santiago Gamboa
"Honorer la fureur" de Rodolphe Barry
"Les anges de Babylone" de Ghislain Gilberti
"Sa majesté des ombres" de Ghislain Gilberti
"Travelling" de Christian Garcin & Tanguy Viel
et toujours :
"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
"Toute une vie et un soir" de Anne Griffin
"War is boring" de David Axe & Matt Bors

Froggeek's Delight :

"A plage tale : Innocence" de Asobo / Focus sur PS4, XBOX et PC

"Day's Gone" sur PS4

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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