Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce VIÏ - Le roi Terre
Théâtre de la Ville   (Paris)  décembre 2012

Spectacle conçu et mis en scène par Vlad Troitskyi d'après l'oeuvre de Nicolas Gogol, avec Anatolii Cherkov, Bartek Sozanski, Dmytro Iaroshenko, Dmytro Kostiumynskyi, Igor Postolov, Iryna Kovalenko, Marko Halanevych, Nataliia Halanevych, Nataliia Zozul, Nina Garenetska, Olena Tsybulska, Pierre-Antoine Dubey, Roman Iasinovskyi, Ruslana Khazipova, Solomiia Melnyk, Tetyana Vasylenko, Volodymyr Minenko et Vyshneva Kateryna.

Dans le cadre d’un projet polyptyque consacré à l’Ukraine mystique, qui comprend notamment le magistral "Roi Lear - Prologue" qui vient d’être présenté au Monfort Théâtre, le metteur en scène ukrainien Vlad Troitskyi propose "Viï - Le Roi Terre" une flamboyante transposition théâtrale d’une nouvelle fantastique et lunaire de Nicolas Gogol selon l’adaptation effectuée par le dramaturge russe Klim.

L'argument du voyage initiatique de deux hommes, celui en quête de la terre de ses ancêtres et de son identité profonde et celui qui l’accompagne qui va se trouver confronté à l’épreuve de la foi et du mystère de la vie autour de la mort d’une jeune femme, une jeune mariée désignée pour succéder à la sorcière, inspire Vlad Troitskyi pour traiter de l'âme archaïque de son pays-monde qui navigue, indique-t-il, "entre mythes païens des Carpates et évangiles apocryphes russo-ukrainiens".

Dans ce monde hors du temps, les forces primitives primitives et les croyances obscures, matérialisées par des divinités féroces, tel le Roi Terre nommé Viï, puissance du monde souterrain au regard destructeur dont les intercesseurs terrestres sont les sorcières, coexistent avec un dieu révélé et véhiculé par une liturgie officielle.

Par la voie du naturalisme magique, il montre que l'homme sans croyances ni valeurs qui fondent l'espérance est démuni face aux angoisses existentielles..

Homme de théâtre complet, Vlad Troitskyi, assure tant la conception de ce spectacle que la mise en scène, la scénographie - flamboyante - en collaboration avec Dmytro Kostiuminskyi et la création lumières, un travail colossal de composition de l’espace et de sculpture caravagesque des corps, et intervient dans la partition musicale sonore - une merveille de rythmes percussifs et de polyphonies vocales qui oscillent entre le barbare et le séraphique - avec Roman Iasinovskyi et Solomiia Melnyk et l’incontournable ethnochaos band DakhaBrakha qui participe à toutes ses créations.

Pour ce spectacle saisissant, et peu importe l'absence de sous-titres pour un texte au demeurant minimaliste, les quelques paroles traduites en français dans les scènes avec les deux voyageurs s'avérant dispensables, le spectateur est plongé dans un univers qui tient du conte médiéval revu par un Tolkien slave.

De l’obscurité et l’obscurantisme des temps reculés émerge un lieu fantastique au coeur d'une haute et profonde forêt qui évoque une cathédrale sylvestre, une terre frustre qui respire, recouvrant de brume un sol constitué de copeaux de bois odorant, des troncs d’arbre suspendus, gardé par d’étranges créatures perchées sur pilotis qui partent à la vue des étrangers. Tout peut commencer et tout arrivera jusqu'au chaos final qui est peut-être aussi rédemption.

Dans des costumes ukrainiens typiques réalisés par Kateryna Vyshneva, les comédiens et musiciens-chanteurs, tous parfaits de précision dans un travail choral qui exige simultanément synergie et synchronisme, se déplacent avec la lenteur des figures spectrales qui ont l'éternité devant elles, et dispensent un spectacle aussi apocalyptique qu'envoûtant.

 

MM         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

Froggeek's Delight :

Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=