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Fade  (Matador Records)  janvier 2013

"Yo La Tengo ! Je l’ai !" criait, lorsqu’il attrapait la balle, Elio Chacòn, joueur de baseball portoricain des NY Metz dans les années 50. J’ai aussi attrapé ce nouvel album et je ne suis pas prêt de le lâcher…

En espérant ne pas en avoir oublié, il s’agit du dix-huitième album du groupe formé à Hoboken au milieu des années 80 par Ira Kaplan et Georgia Hubley.

Je ne sais pas ce qu’il peut traîner dans l’air, l’eau, ou je-ne-sais-quoi de la région new-yorkaise… Nulle part ailleurs, à ma connaissance, on a entendu autant de groupes "charnières". Ces groupes qui réussissent à la fois à avoir une identité personnelle très forte et à faire la jonction entre des musiques de styles et d’influences différentes. Des premiers de la classe en quelque sorte…

Parmi ces surdoués, on citera bien évidemment le Velvet Underground (influence toujours reconnue par Ira Kaplan), mais aussi Jonathan Richman, les Talking Heads ou bien évidemment Sonic Youth avec lesquels Yo La Tengo partage le goût de l’alternance entre les morceaux furieux (le plus souvent enregistré en une seule prise) et les titres plus calmes. Même si Hoboken n’a rien de la petite ville dans la prairie, je me suis toujours plu à imaginer Yo La Tengo comme les cousins campagnards de Sonic Youth… Probablement à cause d’un goût plus prononcé que ces derniers pour des morceaux bucoliques ou folks.

Dans une ancienne interview aux Inrockuptibles, Ira Kaplan définissait ainsi la musique du groupe : "Ce que j’aime dans notre musique, c’est qu’elle crée des ponts entre nous et pas mal d’autres groupes qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. On peut faire le lien entre Yo La Tengo et Tortoise, entre Yo La Tengo et Johnny Cash. En revanche entre Johnny Cash et Tortoise, c’est délicat… A moins de passer par nous". Rien à ajouter.

Fade… Pourtant de s’affadir ou s’estomper, il n’est pas question pour ce groupe majeur du Label Matador, sauf peut-être sur la pochette de l’album sur laquelle le groupe a essayé de se faire tout petit au pied d’un arbre gigantesque.

Produit pour la première fois par John McEntire (Stereolab, Tortoise ou encore Teenage Fan Club), ce nouvel album ne constitue pas une révolution dans la discographie de Yo La Tengo mais en contient tous les marqueurs-types. Un assemblage de fines mélodies et de bruits élégants au service de paroles parfois déchirantes :

"I hear them whispering, they analyze / But no one knows what's lost in your eyes / Sending the message that doesn't get to you / How can we care for you? – Je les entends chuchoter, ils analysent / Mais personne ne sait ce qui est perdu dans tes yeux / Envoyant un message qui ne te parvient pas / Comment peut-on prendre soin de toi ?" chante Georgia Hubley dans Cornelia & Jane.

Cohérent et apaisé, cet album constitue une nouvelle pierre à un édifice qui commence à être sacrément impressionnant. C’est aussi une excellente introduction à ce groupe dont la discographie mérite d’être (re)visitée.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Yo La Tengo
Le Myspace de Yo La Tengo
Le Facebook de Yo La Tengo


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"Rêver l'univers" au Musée de la Poste
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Cinéma :

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"Daft Punk's Electroma" de Guy-Manuel De Homem-Christo et Thomas Bangalter
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et des muscles et de l'action avec :
"L'Arme parfaite" de Titus Paar
"La Crypte du Dragon" de Eric Styles
"Black Water" de Pasha Patriki

Lecture avec :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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