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Interview  (Par téléphone)  jeudi 17 janvier 2013

Darko est un groupe à surveiller de près. Un diamant brut, à tailler. Un diamant noir, héritier de la pop sombre et délicate des années 80 comme The Cure mais également de la scène post-rock chère à Godspeed You ! Black Emperor. Il se dégage de cet EP une mélancolie, un jeu de tension qui apporte une réelle profondeur à une musique qui aime prendre de l’ampleur. Une programmation aux Trans Musicales de Rennes et la sortie bientôt de leur EP en vinyle chez Monopsone sont les étapes qui vont jalonner l’année 2013 et qui amèneront le groupe vers la sortie d’un long format forcément attendu. Entretien avec Darko, pour parler d’un groupe en devenir promis à un bel avenir.

Quelles sont tes influences et tes premiers émois musicaux ?

Darko : Je suis marqué quelque part au faire rouge par la pop des années 80. The Cure, Depeche mode, New Order, Joy Division aussi. Pour Darko, c’est moi qui compose essentiellement mais après le reste du collectif travail sur les chansons, donc il y a aussi des influences post-rock. Et Darko, c’est un peu le mélange de tout ça en fait. Mais pour moi personnellement, c’est surtout The Cure et Robert Smith. C’est vraiment une influence. Je me souviens quand je le voyais passer à la télévision quand j’étais gamin, limite il me faisait peur, je ne comprenais pas encore sa musique, mais son personnage très noir, un peu déjanté, son rouge à lèvre, tout cela, je me disais "mince cela doit être ultra violent !". Et des années plus tard, quand je me suis vraiment mis à écouter The Cure, j’ai compris en fait que le groupe était très pop et j'ai halluciné de ce décalage entre l’image véhiculée et l’aspect pop de la musique.

C’est quelque chose que l’on retrouve aussi chez Darko. Ce décalage entre une pochette très noire, macabre et une musique plus pop…

Darko : Sincèrement, c’est en le disant que je m’en rends compte en fait ! C’est vrai effectivement. Je travaille avec un collectif de graphiste, PHMTM et l’image du groupe est vraiment quelque chose d’important pour moi. Nous travaillons en étroite collaboration avec eux, et cela faisait partie du cahier des charges, quelque chose de très noir très dur, qui tranche avec notre fort côté pop. C’est un paradoxe visuel en fait.

Comment se passe le processus créatif chez Darko ?

Darko : Je compose tout tout seul de façon minimale dans mon petit local. Tous les morceaux voient le jour avec juste d’abord guitare voix ou clavier voix. Une fois que l’ossature est clairement définie, je ramène le titre en répétition et on essaie d’en faire quelque chose qui tienne la route.

Le passage de l’anonymat à une certaine notoriété encore relative, tu le vies comment ? On commence de plus en plus à parler de vous, il y a une certaine attente…

Darko : Je suis d’un naturel ultra timide en fait. Donc tout cela est assez bizarre à appréhender ne serait-ce que ce que nous sommes en train de faire, parler de ma musique, de moi, du groupe. Mais voilà c’est un passage obligé. Nous au quotidien, sincèrement cela ne change strictement rien. On essaie juste d’avancer, de grandir.

Tu sens qu’il y a quelque chose qui se passe autour de Darko ?

Darko : Oui, surtout on a toujours fait de la musique. Nous sommes rentrés en studio au printemps dernier pour accoucher du EP qui est sorti mi-novembre et très vite les titres ont commencé à circuler, des tourneurs se sont manifestés. Nous avons été bookés aux Trans Musicales et directement dans le IN, chose qui nous a apparu totalement énorme. On était ravi et véritablement honoré. Après nous avons eu un petit papier dans les Inrocks. Donc nous sommes conscients de cela, mais après notre quotidien ne change pas non plus. On est assez préservé aussi, nous sommes normands à la base, nous sommes loin de Paris. On est ultra serein, on ne se monte pas la tête.

Par contre ce qui est indéniable, c’est qu’il y a eu un avant et un après Trans Musicales. Cela a agi comme un déclencheur, un coup d’envoi. Cela nous a apporté une certaine crédibilité. Le fait d’avoir été programmé aux Trans fait que l’on pèse pour du vrai, c’est du concret. Nous en sommes qu'au tout début du groupe, mais c’est un bon coup d’envoi. Cela nous permet d’exister.

Cela pèse sur votre musique, sur votre façon de composer ou de travailler ?

Darko : Absolument pas. Cela fait partie de l’évolution du groupe. Faire de la scène etc. et puis c’est maintenant devenu notre point fort le live. Nous y prenons un malin plaisir. Maintenant que nous avons la chance de pouvoir faire des concerts, cela nous réjouit plus qu’autre chose. J’espère que nous en avons fait une force.

Il n’y a pas de pression particulière ?

Darko : En fait on est au tout début. Une fois que l’on sera booké pour une tournée internationale en première partie de Depeche Mode, on pourra en reparler mais là non ça va ! Et le peu de pression qu’il y a, elle est positive. Nous avons la tête sur les épaules, nous sommes tous trentenaires, on est plus relax à ce niveau.

Quelles sont les musiques qui figurent dans ton MP3 ?

Darko : En ce moment, j'écoute beaucoup Maserati. Bonne question tiens… Dernièrement j’ai écouté Aline, ex Young Michelin par curiosité. J’ai trouvé cela super frais. J’y ai retrouvé du Cure période Boys Don’t Cry. J’écoute beaucoup de choses anciennes mais je suis aussi ultra curieux et donc je brasse beaucoup de musique et dans des styles que je ne joue pas forcément. Par exemple j’aime bien l’electro, j’adore ça même mais il n'y en a pas du tout chez Darko.

Tu as enregistré ton EP avec Antoine Gaillet, qui a travaillé avec M8.

Darko : Je suis justement dans son studio pour parler de l’avenir…

Quels rapports entretiens-tu avec ce groupe auquel on vous assimile parfois ? Tu as choisi Antoine Gaillet pour le son qu’ils avaient dans leurs premiers albums ?

Darko : Pas vraiment. J’ai écouté M83 il y a très longtemps avant leur épopée outre-Atlantique puisque maintenant ils sont plus Américains que Français. Je connaissais mais ce n’est pas un groupe que j’ai écouté beaucoup. Mais le choix d’Antoine Gaillet ne vient pas de là. Les similitudes que l’on pourrait retrouver avec M83 ne sont pas réfléchies. Par contre, je sais qu’ils ont joué et tourné avec Depeche Mode et là on revient plus à ce que j’aime. La jonction est peut-être là !

Et 2013 ?

Darko : Nous allons plancher très sérieusement sur notre album ! Tu parlais d’attente, et cette attente va nous permettre de sortir quelque chose très vite. Cette opportunité on ne va pas la laisser passer. On va s’atteler à un format plus long que l’on espère sortir à la rentrée prochaine.

Un label ?

Darko : Absolument pas… pour le moment nous en sommes au tout début. Pour le très court terme, on va sortir notre EP qui était uniquement disponible en digital en vinyle via Monopsone pour leur série fragment. Sinon on va être distribué en Angleterre aussi. Donc je suis vraiment très heureux.

Retrouvez Darko
en Froggy's Session
pour 3 titres en cliquant ici !

 

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Darko parmi une sélection de singles (janvier 2013)

En savoir plus :
Le Bandcamp de Darko
Le Facebook de Darko

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


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Darko (17 janvier 2013)


# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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