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Qui chante le matin est peut-être un oiseau  (Musicast Distribution)  octobre 2012

Comme souvent, tout commence par une passion : l’écriture. Par un beau jour (ou une belle nuit), Andoni Iturrioz veut donner une nouvelle dimension à sa plume, son bic, son graphite, son clavier… et comme il est nul en dessin, il apprend la guitare. Bien lui en a pris, les illustrations musicales trouvent un autre public : la scène, sous le nom Je rigole. Le temps ne compte pas en poésie, c’est pourquoi je ne me perdrais pas en calculs pour vous dire depuis combien de temps cet album grandit, il est là (enfin) Qui chante le matin est peut-être un oiseau.

Le nom est à rallonge, certes, mais la signification toute ésopienne du titre laisse présager un grand bain aux métaphores moussantes. Andoni Iturrioz s’est entouré de musiciens : Christelle Florence, Xian lindenmeyer et Jean-Brice Godet. A sa guitare s’ajoutent de la contrebasse, de la clarinette, des bidules, et du machin qui ressemble à un tronc d’arbre creux dans laquelle le souffle devient un grand douidouidouidoui (désolé, j’ai oublié le nom)… ah si, ça me revient didjezido, non… didjéribou… non... diddledoudou… oh et puis zut, ce truc là, tu sais bien, le mec avec dix milles piercing qui fait des démos sur la plage de Canet tous les soirs après 22 heures, et ben c’est le même ! Voilà !

Bref, après une moue perplexe devant la pochette, du genre "à quelle sauce mes oreilles vont-elles être marinées ?", parce que le visage du bambin façon je-boude-en-maternelle-et-je-suis-trop-craquant-parce-que-tout-le-monde-sait-que-je-vais-sourire-avec-tout-mon-visage-dans-deux-secondes, le nom Je rigole juste au-dessus de la photo, et le titre poétique au-dessous ne laissent qu’une seule interprétation possible : cool. Oui mais cool est souvent associée à reggae et compagnie…

Et je m’étais bien évidemment plantée, pas sur le côté joyeux et plein d’espoir, mais sur le style ! Il s’agit ici de chanson française que certains jugeront expérimentale. Que je trouve pour ma part fort éloignée de mon professeur de sciences expérimentales.

Dans cette ambiance clair-obscur de contrebasse et clarinette (et dioudioutruc), les textes ont la première place, des poésies désabusées "Crève la France" ("oui on est fier de nos monuments, ils ont échappé à quelques guerres, en échange de quelques enfants, on s’est fait de jolis cimetières, on est là assis sur le flanc, donneur de leçons et cache misère, à coup d’histoires de résistants, […] mais la jeunesse a mal aux rêves", "L’innocence c’est l’inconscience du mal qu’on fait").

De la poésie sur les phénomènes sociaux, où le virtuel bouffeur d’imaginaire rend les âmes aveugles ("Il m’arrive de me demander à quoi ressemblent les rêves d’aveugles"). De la poésie émerveillée ("Tout à coup" : "On se coup de boule d’émerveillement, le fusible c’est mon cœur, la vie boomerang à la lune et la plante dans mon ventre").

De la poésie où comme "A l’ancienne", c’était mieux avant (sauf qu’avant on se fichait des pingouins), j’ai des envies de transcrire l’intégralité des paroles, mais je me contenterai d’un extrait, tellement le titre entier se situe en drôlerie et gravité. C’était mieux avant quand on jetait des bombes polluantes sur les gens pour s’en débarrasser, quand on se foutait des étiquettes à l’huile de palme et au paraben, oui mais, "je me demande si ces bombes qu’on jette sur les enfants, c’est bon pour le réchauffement climatique" et "noyade pour ceux qui n’ont pas de bedaine".

Oui, je sais, c’est facile d’imprimer une série d’étiquettes "poésie" et de la coller partout, mais parfois c’est le cas, quand des artistes sont capables de phraser avec des fleurs, au son de jazz-folk libre.

 

En savoir plus :
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Nathalie Bachelerie         
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Certes il n'y a plus de saison, le climat se réchauffe, les gens se tuent pour des histoires vieilles comme le monde et globalement, tout fout le camp. Ce n'est pas une raison pour se morfondre. Allons de l'avant et régalons nous de musique, cinéma, théâtre, bouquins, expos... Voici notre sélection de la semaine.

Du côté de la musique :

Rencontre avec Jay Jay Johanson autour de son nouvel album "Kings Cross"
"A heartbeat away from the northeast" de Feu Robertson
"The grim reaper" de Harold Martinez
"Suspiros de Espana" de Quatuor Opus 333
"Grieg : Piano, Orchestral & Vocal Works, Chamber Music" par Divers artistes
"Cyclotron #3", tour d'horizon du label Partycul System qui fête ses 20 ans
"Ose Bashung" de Dirty Old Band
"1958" de Blick Bassy
Brune en concert au FGO Barbara
"Outsider" de Chine Laroche
"Dance EP" de Duke of Paris
et toujours :
"A thousand voices" de Yules
"Dernier voyage" de Accident
"Avancer" de Tarsius
"Partitions" de Orouni
"Sola" de Dziedot Dzimu, Dziedot Augu
Laurent Montagne en interview, autour de "Souviens-toi" à retrouver pour une session acoustique de 4 titres
"Homme demain" de Monsieur et tout un Orchestre
Rencontre avec Le Bal des Enragés
"Free" de In Volt
"Macadam animal" de Guillo
"Replica" de Cassia

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Amour et Psyché" au Théâtre 71 à Malakoff
"La Cagnotte" au Théâtre Le Lucernaire
"Dom Juan" au Théâtre Le Ranelagh
"La démocratie de la peur" au Théâtre Aleph
"Dieu habite Dusseldorf" au Théâtre Le Lucernaire
"Berlin en Seine" au Théâtre Essaion
"Anatomie de la joie" au Théâtre Essaion
des reprises:
"Une vie de pianiste" au Studio Hébertot
"La Logique des femmes" au Théâtre des Variétés
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en avril

Expositions avec :

"Hey ! Modern Art et Pop Culture #4" à la Halle Saint-Pierre
"Chicago Foyer d'Art brut" à la Halle Saint-Pierre

Cinéma avec :

les nouveautés de la semaine :
"Un tramway à Jérusalem" de Amos Gitaï
"Aujourd'hui, rien" de Christophe Pellet
"Disperata" de Edoardo Winspeare
Ciné en bref avec :
"Le Vent de la liberté" de Michael Herbig
"Boy erased" de Joel Edgerton
"Blanche comme Neige" de Anne Fontaine
"Dumbo" de Tim Burton
et la chronique des autres sorties d'avril

Lecture avec :

"Allons nous sortir de l'histoire ?" de Jacques Julliard
"Comment faire mentir les cartes" de Mark Monmonier
"Les âmes englouties" de Susanne Jansson
"Presidio" de Randy Kennedy
"Silens moon" de Pierre Cendors
"Sombre avec moi" de Chris Brookmyre
"Un fruit amer" de Nicolas Koch
"Un siècle américain, tome 3 : Notre âge d'or" de Jane Smiley
et toujours :
"Vindicta" de Cédric Sire
"Mujurushi, le signe des rêves, Vol. 1 & 2" de Naoki Urasawa
"La guerre des autres, rumeurs sur Beyrouth" de Bernard Boulad, Paul Boan, Gael Henry
"Je ne sais rien d'elle" de Philippe Mezescaze
"En lieu sûr" de Ryan Gattis
"Deux femmes" de Song Aram
"3 minutes " de Anders Roslund & Borge Hellstrom
"1793" de Niklas Natt Och Dag

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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