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Théâtre Le Guichet Montparnasse  (Paris)  mars 2013

Comédie dramatique de Jean Cocteau, mise en scène de Caroline Rainette, avec Caroline Rainette, Sébastien Poulain, Bruno Aumand, Cécile Rittweger (en alternance Sadia Oummay), Nicolas Hannetel et Daniel Schröpfer.

La pièce, le film ont marqué à jamais la mémoire. Cocteau, poëte et démiurge. Il fallait un grand courage - ou une grande folie - ou les deux pour oser prendre des ciseaux et s’attaquer aux "fioritures" d’une telle œuvre baroque.

Caroline Rainette l’a fait avec discernement et réserve. Malgré quelques naïvetés, le résultat ne déçoit pas.

L’histoire de "L'aigle à deux têtes" est celle d’un conte. Une reine pleure son roi, guettée par une mère qui hait sa bru et un chef de la police abominable comme il se doit. Un jeune anarchiste, poëte et exalté, s’est juré de tuer la souveraine. Or , il ressemble comme un double au défunt monarque.

Trouble de la reine, ivresse d’être aimé et d’aimer du jeune homme : le drame se referme comme les ronces d’une forêt magique. Il faut aimer et tuer qui l’on aime. Le metteur en scène - qui joue également le rôle de la reine - a imaginé un décor de château de l’enfance. Ne manquent ni chenets, ni feu, ni fauteuils de velours rouge, ni miroirs. Osons rêver.

Caroline Rainette évoque bien sûr Edwige Feuillère, qu’elle doit tant aimer pour l’imiter parfois si justement, mais aussi Marie Bell ou Silvia Montfort, vraiment de la race des grandes comédiennes françaises, avec toutes les qualités apprises de son maître, une autorité qui lui appartient et une élégance rare chez les jeunes femmes de son temps. Elle est royale, simplement.

Stanislas, le jeune homme-assassin, pauvre et poëte, est incarné avec une rare et bouleversante émotion par Sébastien Poulain, héros romantique tourmenté, parfaitement distribué, qui déchire la convention de ses cris d’amant blessé, lacéré par le mensonge. C’est une révélation.

Bruno Aumand, excellent "Fouché" des sommets, se révèle très convaincant, doté d’une diction parfaite, avec une belle prestance. Saâdia Courtillat (en alternance avec Cécile Rittweger) pêche par excès de grimaces et peine parfois à être audible. Enfin, Nicolas Hannetel et Daniel Schröpfer, tous deux efficaces, complètent la troupe.

Certes les costumes pourront prêter à sourire, le décor être raillé par des cyniques impitoyables, mais l’on passe un si joli moment, avec des envolées et des moments de bravoure exécutés avec grâce et talent, que le cœur y est. Cet aigle romantique vole et emporte sur ses ailes qui ose aimer.

 

C-L. Morel         
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Le Festival de Cannes se termine déjà, sans grandes envolées mais avec une belle palme d'or tout de même et surtout le soleil qui devrait vous donner envie de sortir les vôtres, palmes, histoire d'aller piquer une tête pour vous rafraichir les idées au milieu de tout ce marasme ambiant. Quoi qu'il en soit, pour vous changer les idées, voici comme chaque semaine notre sélection culturelle.

Du côté de la musique :

Glenn Branca, une vie dissonnante
"Quieter" de Carla Bozulich
Rencontre avec Romain Guerret autour de son projet solo Donald Pierre dont voici 3 titres live enregistrés au bar Le Planète Mars
"Free the prisoners" de Andrew Sweeny
"The sound like a tank even if they are a duo" de Archi Deep
"Liszt : Athanor" de Beatrice Berrut
"Lost and found" de En attendant Ana
"Les larmes d'or" de Frédéric Bobin
"Le courage des innoncents" de Olivier Savaresse
et toujours :
"Lion in bed" de Lion In Bed
"Take me away" de Andréane Le May
"JS Bach Inventions & Sinfonias" de Julien Lheuillier
"Lost memory theatre" de Jun Miyake
"Advertisement EP" de MNNQNS
"All inclusive" de Shaggy Dogs
"Bernstein : Mass" de Yannick Nézet Séguin & le Philadelphia Orchestra
"Ain't that mayhem ?" de Zëro

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Les Limbes" au Théâtre du Rond-Point
"4.48 Psychosis" au Théâtre-Studio d'Alfortville
"Strange Love" au Cirque Electrique
"17 fois Maximilien" au Studio Hébertot
"ABC D'airs" au Théâtre Le Lucernaire
"Les Soulmates" au Théâtre du Marais
"Le Cirque Alfonse - Tabarnak" à Bobino
"Scud" au Théâtre Clavel
"Cabaret chinois et autres farces" au Théâtre Clavel
les reprises avec :
"Les Patissières" au Théâtre Trévise
"King KongThéorie" à La Pépinière Théâtre
"Les Petites Reines" au Théâtre La Bruyère
"Eric Boschman - Ni Dieu, ni Maître mais du Rouge !" à la Scène Thélème
"Légendes d'une vie" au Théâtre Le Lucernaire
"Warren Zavatta - Ce soir dans votre ville" au Théâtre Michel
et les chroniques des autres spectacles de mai

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête" de Ilan Klipper
"Bienvenue en Sicile" de PIF
et les chroniques des autres sorties de mai

Lecture avec :

"La symphonie du hasard, livre 3" de Douglas Kennedy
"Les diables de cardona" de Matthew Carr
"Les invisibles" de Antoine Albertini
"Transit" de Rachel Cusk
et toujours :
"L'écrivain public" de Dan Fesperman
"Le chien de Shrodinger" de Martin Dumont
"Les saltimbanques ordinaires" de Eimear McBride
"Passage des ombres" de Arnaldur Indrioason
"Prison house" de John King

Froggeek's Delight :

"A way out" sur PS4, Xbox One et Windows
"Rétro lazer" Tome 1, magazine trimestriel
Le Google Home, enceinte intelligente

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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