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puce Nick Cave - Mercury Rev
La Mutualité  (Paris)  15 novembre 2004

Trois ans déjà ! Nous avions gardé le souvenir de Nick Cave en live lors de son double passage à l'Olympia. Et quel souvenir, tant sa prestation avait cette force et ce charisme qui caractérisent le personnage, sans oublier les incroyables Bad Seeds au rang desquels se trouvait encore Blixa Bargeld, aujourd'hui trop occupé avec son groupe Einsturzen Neubauten.

En novembre 2004, dès 17h30, les spectateurs se pressaient déjà devant les portes du Palais de la mutualité. Fans de toujours, plutôt des quadras, ils étaient venus de l'Europe entière, espagnols, allemands, scandinaves, anglo-saxons, et avaient formés une sage file d'attente. Les commentaires allaient bon train, suite à la sortie du double album Abattoir blues / The lyre of Orpheus, plein d'espoirs (Nick Cave plaçant la barre très haute) et d'inquiétude (quand même du gospel sur les chansons de Nick Cave...).

L'intervention complètement shadokienne du service d'ordre a saccagé ce beau et fébrile moment d'attente pour le transformer en panique, faisant reculer les gens sur le bitume, réduisant la file à néant pour poser d'inutiles barrières et inciter aux poussées des adeptes de l'ancien testament, les derniers arrivés voulant être les premiers.

Cela étant, rien ne pouvait entacher la belle humeur et, quoi qu'il puisse arrrive, la première partie annoncée aurait pu suffire à notre bonheur. En effet Mercury Rev, dont un nouvel album devrait sortir au début 2005, avait l'honneur d'ouvrir le bal.

A peine trois quarts d'heure accordés à ce groupe atypique qui réussit cependant à poser ses ambiances planantes et à imposer ses morceaux aux constructions étranges à un public encore en train d'arriver dans la salle.

 

Nous aurons l'honneur de quelques nouveaux titres mais surtout des classiques provenant des 2 derniers albums du groupe.

Jonathan Donahue, le chanteur avec des fleurs accrochées à son micro est toujours aussi impressionnant, hors du temps dans ses chansons mais aussi dans ses gestes, tel un extra terrestre essayant d'imiter les hommes.

Amarré à son micro ou sur une jambe tel un héron qui tente d'étendre ses ailes, il plane et sourit, souvent. Heureux. Nous aussi.

Ce trop petit set de Mercury Rev n'a fait qu'attiser notre curiosité et notre impatience en attendant le prochain disque.

 

 

La mise en place du matériel de Nick Cave et ses Bad Seeds est assez rapide et c'est largement avant 21h que le groupe arrive sur scène, 2 batteries, 2 claviers, guitares, basse, et bien entendu le violon de Warren Ellis, sont au programme ainsi que le fameux choeur composé de quatre choristes.

Démarrage sur les chapeaux de roues, Nick Cave est tout feu tout flamme, courrant partout dès les premières secondes et ... le son disjoncte... plus de sono ... Voilà tout le monde sans voix, c'est le cas de le dire...

On remet en route et c'est reparti ... pour 30 secondes ! Nick Cave jette son micro par terre, il y a de quoi être sur les nerfs, mais vient calmement expliquer au public (en tout cas aux gens du premier rang qui arrivent à l'entendre) que, en attendant que le problème soit résolu, les musiciens vont retourner dans leur loge...

Voilà une entrée en matière bien décevante et on peut imaginer, tant pour les musiciens que pour le public l'effet douche froide et une certaine perte de motivation...

Sur la scène, le public assistera pendant plus d'une demie heure à un ballet surréaliste de techniciens, certains traversant simplement la scène à la recherche de l'inspiration sans doute, à des conciliabules penchés sur les amplis comme au chevet d'un grand malade avec le spéléo de la régie, puis au changement de cable, le tout sur fond de musique d'ambiance et de sifflets et de hurlements.

On se dit que les gagmen de la Mutu devraient se limiter aux meetings de la LCR ou aux symposiums médicaux. Les techniciens branchent et rebranchent inlassablement l'électricité pour mieux constater que cela disjoncte... En désespoir de cause, ils décideront enfin à tout recabler ... et nos coeurs de battre plus fort en espérant que cette fois-ci sera la bonne...

Troisième départ qui sera le bon même en dépit d'un son assez moyen durant toute la première moitié du concert. Concert pour le moins réussi malgré tout avec les choeurs qui seront certes mis à toutes les sauces mais de manière assez judicieuse, sans devenir trop envahissants.

L'essentiel de la première partie sera consacré au dernier album, tandis que la deuxième comportera quelques vieux classiques.

Quoi qu'il en soit, Nick Cave vieillit mais ne change pas.

Toujours aussi électrique il saute, danse, gesticule et remercie le public, heureux d'être là, sans doute.

Les Bad Seeds, quant à eux, toujours aussi efficaces, restent un peu en retrait, Mick Harvey en père tranquille qui tient sa troupe, Warren Ellis, toujours excellent et survolté, est l'exception et s'agite presque autant que Nick Cave.

On pourra néanmoins regretter le final a cappella des choristes qui donne un côté kermesse au concert, d'autant qu'il s'agit de la dernière image que l'on en gardera.

Final précédé de l'inamovible, et devenu incontournable, "The Mercy Seat", certes rock'n'roll à souhait pour un final mais qui gagnerait à être remplacé tant ce n'est plus une surprise pour personne.

Un très bon concert mais les problèmes techniques auront quand même empêché de l'apprécier pleinement.

... Vivement 2007 !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Nick Cave & The Bad Seeds
Le Bandcamp de Nick Cave & The Bad Seeds
Le Soundcloud de Nick Cave & The Bad Seeds
Le Facebook de Nick Cave & The Bad Seeds


David         
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# 18 septembre 2022 : Nouvelle Vague

Qu'on aime ou pas Godard, il faut reconnaitre qu'il a apporté énormément au cinéma mondial et sa disparition signe à la fois la fin de quelque chose et peut être le départ d'une autre vague. Quoi qu'il en soit, il n'est pas seulement question de cinéma cette semaine, voici notre sélection :

Du côté de la musique :

"J'ai vécu les étoiles" de Andoni Iturrioz
"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
"Souvenirs" de Pale Blue Eyes
"Life and life only" de The Heavy Heavy
et toujours :
"Seven ways to fake a perfect skin" dernier mix de la saison 3 de Listen In Bed
"Good news" de Ciao Lucifer
"Real to reel" de CVC
"Jazz migration #8" de Haléis, Ishkero, Mamie Jotax, Noé Clerc Trio
"Fantaisies" de Jean Samuel Bez & Jean Luc Therrien
"Pre pleasure" de Julia Jacklin
"Reset" de Panda Bear et Sonic Boom
"In the wild" de The Interrupters

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Jours de joie" au Théâtre national de l'Odéon
"Vania/Vania ou le démon de la destruction"au Théâtre de la Tempête
"L'invention de nos vies" au Théâtre Rive-Gauche
"Out of the blue" à l'Espace Cardin
"Corolian" au Théâtre de la Bastille
"Respire" à La Scala
les reprises :
"Les Forêts de Sibérie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Les Muses" au Théâtre du Ranelagh
"Les Vengeurs - Le Flower Killer" au Théâtre de Nesle
"Matthieu Penchinat - Qui fuis-je ?" au Théâtre du Marais
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :

en salle : "Coup de Théâtre" de Tom George
en streaming gratuit :
"L'autre côté de l'espoir" d'Aki Kaurismäki
"Taxi Téhéran" de Jafar Panahi
"Le silence de Lorna" de Luc et Jean-Pierre Dardenne
"Borga" de York-Fabian Raabe
et le cinéma indien en 5 films

Lecture avec :

"Combattre en dictacture" de Jean Luc Leleu
"Hideo Kojima, aux frontières du jeu" de Erwan Desbois
"Le cartographe des absences" de Mia Couto
"Le coeur ne cède pas" de Grégoire Bouillier
"Le tumulte" de Sélim Nassib
"Un profond sommeil" de Tiffany Quay Tyson
et toujours :
"Cocaïans" de Gauz'
"High energy rock'n'roll" de Jean Charles Desgroux
"Les enfants endormis" de Anthony Passeron
"Mon acrobate" de Cécile Pivot
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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