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François Callat  avril 2013

Réalisé par François Callat. France. Autobiographie. 1h45. (Sortie 3 avril 2013).

Désormais le cinéma du "je" a obtenu ses lettres de noblesse et ce n'est pas qu'un hasard si "Jaurès"" de Vincent Dieutre sort en DVD la semaine où sort en salles "Une jeunesse Amoureuse" de François Caillat.

Si Vincent Dieutre parle de sa "plus belle histoire d'amour", François Caillat fait le récit de sa longue jeunesse amoureuse. Tout démarre à l'aube des années soixante-dix, quelque part dans le quartier tranquille de Passy, à quelques pas du métro aérien, là où Brando dérivait dans "Le Dernier Tango à Paris".

Mais si le récit commence presque synchro avec le film de Bernardo Bertolucci, c'est à Patrick Modiano que l'on pense quand François Caillat se remémore sa première histoire d'amour. Il est tout jeune, la concierge est encore dans l'escalier et les jeunes filles ne reçoivent pas les jeunes gens romantiques dans leurs chambres d'étudiantes... Alors, on parle des heures sur le seuil de l'entrée, dans l'escalier ou sur un banc de parcs.

On marche beaucoup et on s'aime trop tôt et trop fort d'un amour éternel... qui quarante ans après n'est déjà plus qu'un lointain souvenir ponctué de photos aux couleurs passées, de cartes postales où l'encre a séché. Caillat filme les lieux de ses premières amours, les endroits qu'il fréquentait en préparant son agrégation de philo, lit les mots échangés.

Et bien vite, les histoires s'enchaînent, les jeunes filles entrent et sortent de sa vie. Il emménage et déménage, voyage, aime et déprime. Beau garçon aux cheveux longs, charmant, intelligent, doté d'un regard profond et d'une voix douce, François Caillat attire les jeunes femmes qui ont envie d'aimer, de vivre - à leurs risques et périls - une "grande histoire d'amour".

Dans "Une jeunesse Amoureuse", un homme dans la soixantaine regarde un jeune homme à la vie romanesque, presque étonné de parler de lui-même.

À Modiano Patrick succède Perec Georges. C'est en effet à un minutieux travail de reconstitution du mode d'emploi d'une vie que convie François Caillat. Archiviste de lui-même, il fournit un impressionnant dossier sur ce qu'il fut. Que de lettres ! Que de cartes postales ! Que de parcours dans Paris et ailleurs !

On part parfois au bout du monde, avec des images super-8 de l'Amérique en pleine effervescence hippie qui rappelle le cinéma des années 1970, les chansons de Simon et Garfunkel...

Et miracle du montage virtuose de Martine Bouquin, on ne sort pas épuisé de cette tentative d'englober exhaustivement tous les morceaux d'un puzzle dispersé par le temps. On ne sort pas non plus envieux ni jaloux de tout ce qu'a vécu François Caillat.

Au contraire, on pioche dans cette accumulation incroyable de quoi reconstituer son propre parcours, même si la route a été plus rectiligne et plus morne.

François Caillat aurait pu faire un livre de sa vie, il a préféré en faire un film et il a eu bien raison : "Une jeunesse Amoureuse" est un grand film personnel, une œuvre qui ouvre de multiples horizons et qui prouve qu'on peut faire un cinéma du "je" qui n'est pas nombriliste.

On peut prédire qu'" Une jeunesse Amoureuse" de François Caillat est un film qui marquera 2013 et qu'il ouvre un champ nouveau à l'autobiographie filmée.

 

 

Philippe Person         
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On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
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"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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