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puce Ne réveillez pas le diable qui dort
John Verdon  (Editions Grasset)  mars 2013

Il prit sa retraite à 53 ans pour commencer une carrière d’écrivain que j’espère longue et parsemée de thrillers. Il s’est immédiatement fait remarquer avec son premier roman 658 et son meurtrier machiavélique sévissant autour d’une sombre énigme. Paf ! Une année plus tard, N’ouvre pas les yeux avec des femmes décapitées le jour de leur mariage. Paf ! Cette année, Ne réveillez pas le diable qui dort. Non, je n’ai pas lu les autres, j’espère qu’il ne fait pas le Harlan Coben qui utilise la même trame à chacun de ses romans (mais puisque ça fonctionne toujours autant, qu’il continue !).

Mais je peux vous dire que celui-ci est un thriller rythmé, efficace et inattendu. John Verdon, soyez le bienvenu parmi les livres qui ne prendront jamais la poussière, ceux qui passeront de mains en mains, suivis de près par : "lis, c’est génial !", parmi les livres écornés, les pages crissant sous les miettes, la tranche trempée dans le potage et les pages ondulées qui ont pris un bain. Ces romans qu’on ne lâche qu’à la toute dernière page, qui subissent les aléas des lieux de lecture insolites (ou pas).

L’impression de regarder un film. Les descriptions efficaces comme un plan de coupe. Les dialogues percutants et précis. Pas un mot de trop. Pas une longueur. Et avec tout ça, des personnages attachants, des portraits savamment distillés au fil des pages. Même sans lire les romans précédents écrits autour du même enquêteur Dave Gurney, on en apprend suffisamment sur son passé pour comprendre la pugnacité du bonhomme. Mais trêve de bavardages, place à l’histoire (sans le nom du meurtrier évidemment).

Nonobstant (yes ! Enfin je réussis à caser ce super mot qui fera prendre 50 points vocabulaire à ma copie ! Yes yes yes !). Hum… Je disais donc : nonobstant le prologue intimidant, l’histoire commence par un coup de fil assez banal d’une journaliste (Connie), ancienne auteure d’un méga article vantant les supers pouvoirs d’enquêteur Gurney, à ce Gurney même. Elle lui demande gentiment (parce que sinon il aurait certainement refusé et pas d’histoire…) de veiller sur Kim, sa fille, journaliste en herbe, auteure d’un dossier sur les souffrances des familles des victimes de meurtres, leur incompréhension, leur chagrin, leur vie après, leur vie sans… Ce dossier a justement attiré l’œil d’une chaîne de télévision qui souhaite en faire une émission complète.

Maman Connie craint que sa fille Kim s’attire les mauvaises intentions d’un peu partout, surtout que sa première série d’interviews concerne les familles des victimes d’un serial killer qui arrêta brutalement ses meurtres hasardeux "Le Bon Berger"… et qu’on ne retrouva jamais… Ajouter à ça un ex petit-ami plutôt louche (voire carrément malade), Gurney a de quoi occuper sa retraite.

Le flair de Gurney s’active devant les semi "incohérences" de l’enquête, devant ce portrait de profileur pas net, devant les silences et les mauvaises similitudes. Son côté pro reprend le dessus, il réactive d’anciens contacts, partage des théories et se met en quête de la vérité. C’est plus fort que lui. La trouvera-t-il ? Quel en sera le prix ? Jusqu’où faudra-t-il aller ? Quels seront ses alliés ?

Les questions des thrillers sont les mêmes à chaque fois, mais c’est tellement savoureux de lire les 500 pages en trois kilos pour avoir les réponses.

Conclusion : "lis, c’est génial !"

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :
La chronique de "658"

En savoir plus :
Le site officiel de John Verdon


Nathalie Bachelerie         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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