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Interview  (Paris)  jeudi 21 mars 2013

A l’occasion de la sortie du nouvel et excellent album Time Stays, We Go, nous avons rencontré The Veils, en promo à Paris il y a quelques semaines. Le leader charismatique Finn Andrews s’est prêté à une interview express entre fin de session, avant de repartir à Londres.

Tu as passé la première moitié de ta vie entre deux pays, dans quelle mesure cela a pu influencer ta musique ou ton écriture ?

Finn Andrews : Hum… Je crois qu’il s’agit surtout d’être de nulle part en particulier. Je crois qu’être dans ce groupe donne aussi la même sensation. Nous avons des liens avec tellement de choses différentes, mais peut-être pas avec une chose précise. En tant que groupe, on est aussi très confus géographiquement. Je crois aussi que notre musique ne ressemble pas à un lieu particulier, mais serait plutôt comme un amalgame de lieux divers.

Je me suis replongée dans les albums pour préparer cette interview et je constate à chaque fois que tes paroles sont très profondes, beaucoup de thèmes y sont abordés et je me demande comment tu écris et si tu as des influences dans la littérature ou la poésie, par exemple ?

Finn Andrews : Oui, ça m’influence, en effet. Je crois que… c’est juste que j’écris tout le temps. C’est comme si j’avais une boule de glace dans mon crâne (rires), et que j’assemblais des morceaux de mon cerveau en crème glacée qui pourraient contenir des traces de toutes sortes de choses étranges. Oui, et puis bien sûr la poésie, la musique, tout ça. J’ai toujours aimé les mots plus que toute autre chose ou en tout cas j’aime les choses qui contiennent des mots. J’aime vraiment ça. Bonne question !

Je vous ai découverts avec l’album Nux Vomica il y a sept ans et ce titre m’a toujours intriguée. Cela fait référence à quoi, aussi bien le titre de l’album que la chanson ?

Finn Andrews : Hum. Je crois que ce que j’aimais dans le nux vomica comme une sorte de symbole c’était… en fait à l’époque je ressentais de l’anxiété par rapport à plein de choses, à vrai dire, par rapport à tout ce qui peut apporter de l’inquiétude et je crois que quand tu t’en rends compte, tu peux voir tout d’une façon ou d’une autre et cette chose-là peut te rendre malade mais peut aussi te rendre plus fort en quelque sorte, donc je crois que c’est un peu cette pensée qui a dominé et je crois aussi que j’aime l’idée que le nux vomica est aussi cette substance étrange qui peut avoir de mauvais effets sur la colonne vertébrale si on en prend trop mais c’est aussi ce qui est préconisé quand on a pris une surdose de médicaments… alors je sais pas, je crois que ça collait assez avec le ton général du disque.

Et la chanson "Nux Vomica" est assez à part sur l’album aussi.

Finn Andrews : Oui, c’est vrai que cette chanson en particulier reflète bien tout ça. Je me posais beaucoup de questions à l’époque, quand j’étais en colère et anxieux. (rires)

Sur le même album, il y a la chanson "Not Yet" que vous venez de jouer et j’aime particulièrement le passage "not yet revived but not yet mourned / not quite denied just not yet born" (ndlr : "pas encore réanimé mais pas encore regretté / pas tout à fait nié, juste pas encore né"). Peux-tu nous dire ce quel sens ça a pour toi, s’il y en a un ?

Finn Andrews : Oui, évidemment, mais je ne me souviens plus trop où j’en étais quand je l’ai écrite (rires) ! Je crois que ça correspond à la séparation du groupe dans sa formation première et j’étais reparti en Nouvelle-Zélande. J’avais commencé un nouveau groupe et ensuite j’ai rencontré Dan quand je traînais à Londres et je crois que beaucoup de chansons sur le disque parlent de la peur de ce qui vient après, mais aussi de l’excitation authentique que cela peut apporter. C’est tout ce dont j’arrive à me rappeler sur le contexte de cette chanson (rires) !

Le nouvel album Time Stays, We Go sort le 29 avril, et c’est la première sortie sur votre propre label. Tu ressens quoi ?

Finn Andrews : Ca va pour l’instant. Il n’est pas encore sorti, donc ça va ! Mais après je me sentirai soit très bien, soit très mal mais j’ai hâte de ressentir une de ces choses, une plus certainement que l’autre ! Mais je me sens déjà plus libre dans ce que je fais, et c’est bien de saisir les rennes nous-mêmes. C’est excitant !

La pochette de l’album Time Stays, We Go (ndlr : "le temps reste, nous partons"), représente une maison en train de brûler. Est-ce que cela signifie que les souvenirs brûlent et restent figés dans le passé alors que nous avançons vers le futur ?

Finn Andrews : Oui, c’est sans doute un peu ça. En fait quand j’ai vu la photo, j’ai trouvé que ça allait bien avec le ton de l’album. Je crois qu’il peut y avoir plein d’interprétations différentes de cette image. En réalité, ce que j’aime le plus sur cette image, c’est la Lune, qui illumine tout et regarde en bas sur cet événement catastrophique… ça me plaît beaucoup. J’ai entendu plein de bonnes interprétations aujourd’hui donc ça me fait plaisir d’en avoir une de plus.

As-tu une relation particulière avec le temps ?

Finn Andrews : Pas plus que n’importe qui. Je crois que c’est un peu comme le ressenti sur Nux Vomica, ça dépend de comment tu le vois, certains jours c’est déprimant d’y penser alors que d’autres, c’est incroyablement motivant de faire ressortir des choses tant que tu peux…

Une dernière question avant que vous repartiez à Londres. Je reviens encore à l’album Nux Vomica. Sur le morceau "Calliope", tu chantes "What’s there left to believe in ?" (ndlr : "Que reste-t-il encore à croire ?"), alors je te le demande.

Finn Andrews : En fait je pense que depuis que j’ai commencé, ça a toujours été ça mon truc, d’y croire. Et dans mon groupe, où chacun de nous croit en l’autre, nous continuons d’y croire aussi, et c’est ce que j’ai trouvé de meilleur depuis.

Retrouvez The Veils
en Froggy's Session
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En savoir plus :
Le site officiel de The Veils
Le Bandcamp de The Veils
Le Myspace de The Veils
Le Facebook de The Veils

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
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