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The Beast in Its Tracks  (Pytheas Recordings)  mars 2013

Après avoir passé ses deux derniers albums à raconter des histoires comme autant de contes musicaux, Josh Ritter opère un retour sur lui-même avec son nouvel album The Beast in Its Tracks et parle de lui.

Le septième album de cet originaire de l’Idaho est un disque de rupture. Pas forcément de rupture musicale mais assurément de rupture sentimentale. Les albums de séparation ont pour eux d’être à forte teneur émotionnelle. Sans être forcément spectaculaires, ils ont une identité propre et contiennent souvent des allusions que seuls les intéressés peuvent décrypter. La question est donc de savoir à qui s’adressent ces quelques titres, l’auditeur pouvant de fait être placé dans une situation de voyeuriste pas forcément agréable.

Les treize chansons s’articulent autour de ses deux amours, passé et présent, en racontant la séparation d’avec sa compagne et chanteuse Dawn Landes, puis l’amour retrouvé. Plus ascète que son précédent effort, un dépouillement voulu et servant son propos, l’album contient autant de titres que de phases post-rupture.

Musicalement, on est donc dans du Josh Ritter sans édulcorant, un style forgé puis affiné depuis maintenant son premier album, il y a quatorze ans. La veine folk-country continue à être exploitée avec classe mais sans grande surprise. Le but recherché ici n’est sans doute pas l’originalité à tout prix. Rien de nouveau donc de prime abord, ses mélodies coulent toujours toutes seules et la guitare acoustique accompagne irrémédiablement sa voix chaude. Mais cette dernière doucereuse n’empêche pas de dire quelques gentillesses au passage. De ce fait, c’est au niveau des textes que s’opère le changement. Josh Ritter utilise le "je" pour raconter ses histoires intimes.

A l’instar de son précédent album, The Beast in Its Tracks s’ouvre sur une introduction d’une minute ("Third arm") qui plante ici clairement la thématique de l’album. Ainsi "A certain light" célèbre son nouvel amour en n’omettant la comparaison et "Hopeful" met les choses au point. Puis "New lover", sur un air presque gai, enfonce le clou et en bon homme blessé, l’américain dans un même couplet espère que son ex a retrouvé l’amour mais en même temps se réjouirait si ce n’était pas le cas. Suivent alors "Nightmares" qui lorgne du côté de Eels, "Bonfire" ouvertement country et "The Appleblossom rag" uniquement voix/guitare qui apparaît comme une comptine d’avant sommeil. Enfin "Joy to you baby", éclaircie lumineuse dans laquelle il trouve finalement l’apaisement précède le minimaliste "Lights" qui referme l’album en douceur, conclusion de son histoire, une fin étant toujours un nouveau début.

The Beast in Its Tracks est un album dont Josh Ritter avait sans doute besoin, une parenthèse dans sa discographie, résultant d’un besoin d’écrire et de transcrire ses émotions. Disque très personnel, trop peut-être pour l’auditeur sans pour autant que cela ne lui enlève aucunement ses qualités intrinsèques, il est évidemment hautement recommandable. Sensible exutoire, album thérapie pour oublier et s’apaiser. Chacun trouve son chemin pour surmonter, pour certains ça sera le dessin, le voyage, les mots et pour d’autres l’écriture de chansons...

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album So Runs The World Away de Josh Ritter

En savoir plus :
Le site officiel de Josh Ritter
Le Myspace de Josh Ritter
Le Facebook de Josh Ritter


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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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