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Le Zénith  (Paris)  mardi 4 juin 2013

Que s'est-il passé, au Zénith de Paris, le mardi 4 juin 2013 ? L'incompréhension règne. 6200 personnes sont consternées, affligées, dépitées. Difficile d'être passé à côté de l'histoire de Sixto Rodriguez, propulsé en moins de 6 mois de loser magnifique à légende vivante (voire héros), grâce au documentaire Searching for Sugar Man de Malik Bendjelloul, primé en cette année 2013 aux Oscars.

Tentative d'explication donc : inutile de raconter l'histoire du bonhomme, le film est excellent, et si vous ne l'avez pas vu, cela s'impose. En revanche, un second documentaire serait judicieux sur l'état actuel des choses.

Rodriguez fait le tour du monde dans des salles de plus en plus (trop ?) grandes, le tour des télévisions les plus prestigieuses (Jools Holland, Letterman), la couverture des journaux les plus mythiques (Rolling Stones, Rock & Folk). Rodriguez est partout. Ce qui semblait franchement inimaginable à l'époque où je découvrais Cold Fact, son premier album, il y a un peu moins de 10 ans, devenait soudainement une réalité absurde.

Pourtant, le retour de Rodriguez ne s'est pas improvisé du jour au lendemain, puisque Cold Fact, après ses moultes copies pirates, bénéficiait en 2008 d'une réédition digne de ce nom, grâce à Matt Sullivan du label Light In The Attic. Ce label important qui, en plus d'avoir sorti les deux premiers disques des Black Angels, s'est toujours spécialisé dans la réédition de pépites oubliées ou de disques cultes (la tentative de popularisation de Melody Nelson sur le sol américain reste d'une noblesse intacte).

Une tournée est donc organisée dans la foulée, qui passera d'ailleurs par la France à deux reprises : aux Trans Musicales de Rennes, ainsi qu'au Nouveau Casino de Paris en 2009. Prestations dont le grand public passera logiquement à côté.

Ce qui confirme que Rodriguez ne vient pas de retrouver le chemin des planches, puisque malgré certaines périodes de creux, il fut amené à se produire en Afrique du Sud en 1998. Mais aussi en Australie à deux reprises, bien avant tout cela, en 1979 et en 1981 (avec le groupe Midnight Oil), puisque le label australien Blue Goose Music s'est emparé des droits de Cold Fact après l'épuisement du stock de Sussex (label d'origine du disque). Un live de la première tournée fut d'ailleurs pressé en 1979, sur ce même label sous le nom "Alive", et est depuis bien longtemps un véritable collector.

Revenons en France, cette fameuse terre qui a toujours adulé les destins singuliers, et les éternels losers venus du grand ouest. Le documentaire cartonne, 190 000 personnes se ruent sur les strapontins, et les ventes de disques décollent. Une première date est annoncée à la Cigale le 5 juin et en moins de deux jours, les précieux billets s'envolent, laissant place à une frustration compréhensible du public. La demande est forte et l'erreur arrive. Les dates se multiplient, une première au Zénith le 4, sold-out en 5 minutes avec une limite de deux places par personne, puis une seconde le lundi 3 juin.

La situation en est de même dans les autres pays, et peu avant son arrivée dans la capitale, des dates sont annulées un peu partout, compte tenu de la fatigue du monsieur. Les échos des derniers lives sont mauvais. Pourtant, à la revoyure de vidéos datant de moins de 2 mois, si l'ensemble paraît fragile, la magie opère tout de même. Au matin du 4 juin, la presse s'affole, les retours du concert du premier Zénith n'ont jamais été aussi catastrophiques. C'est donc dans la plus grande incertitude que les gens pénètrent dans l'enceinte du Zénith en ce mardi soir. Il est 19h30.

Rodriguez arrive sur scène vers 20h30, accompagné de deux personnes qui l'aident à accéder jusqu'à son micro. Il plante littéralement ses jambes devant une foule enthousiaste ayant déjà dégainé ses insupportables smartphones et autres appareils photos.

Le groupe se lance, le funky "Climb up on my music" (du second disque Coming from reality) ouvre le set. Le morceau se passe bien, mais le son n'est pas adéquat. La guitare nylon de Rodriguez est sous mixée, et la grosse caisse bien trop pesante dans les basses.

"Only for good conversation" débute alors, et les choses commencent à déraper, l'on sent une réelle faiblesse dans la voix, et surtout un problème d'arrangement. Ce morceau fuzzy très différent du reste de Cold fact est agrémenté d'un synthétiseur relié à un Mac au son franchement douteux, qui bouffe les autres instruments. Le public acquiesce tout de même, mais le pire reste à venir.

Vient alors "Sugar Man" et Rodriguez commence seul, l'on comprend alors le sous mixage de la guitare. Lui, le guitariste au groove incomparable, au jeu aussi percussif que mélodique, s'emmêle. Les fautes de temps sont aberrantes. Lui-même semble s'y perdre et hésite plusieurs fois à se lancer dans le morceau. Le public ovationne ce qui est devenu un tube, et le chant débute. La voix n'est plus, les fins de phrases sont fausses. Le groupe prend place mais ne parvient pas à structurer la chose, le rythme proposé par Rodriguez étant plus qu'approximatif. Le public en rajoute une couche en tapant des mains, mais personne ne s'accorde. Le naufrage débute.

Un assistant apporte un verre de vin à Rodriguez, qu'il descend à une vitesse affolante. Le pire reste à venir. Le guitariste susurre à l'oreille du Sugar Man, ce dernier se lance alors dans une reprise de "La vie en rose" qui ne dépassera pas la minute. Le groupe reste statique derrière et n'arrive plus à suivre. Une seconde reprise intervient alors... "Unchained Melody". Ce morceau qui demande des techniques vocales imparables sera transformé en bouillie. La foule rigole, s'exaspère. Le moment est gênant, pénible. Le public baisse les bras, et les smartphones, des gens quittent la salle.

Rodriguez reprend un verre. Cul-sec. Le groupe tente "I Wonder", le début est convaincant, puis tout se casse la gueule : après le premier refrain, Rodriguez chante un ton au-dessus, tout cafouille, la conclusion du titre est aléatoire, personne ne finit en temps. La tentative évoque les Shaggs.

Rodriguez est en roue libre, tente de jouer ce qui ressemble à du flamenco, se plante, s'énerve sur sa guitare en tapant dessus, rééssaie, n'y arrive pas, n'y arrive plus, rigole nerveusement et raconte une blague sur Mickey Mouse. Une blague énoncée à la Zidane.

Tentative de "Inner City Blues", tout le monde se plante. Et c'est reparti pour une reprise, "Blue Suede Shoes", catastrophique. Rodriguez quitte la scène en s'excusant. Le public en redemande tout de même. La scène m'évoque le dernier concert au stade de France des Rolling Stones. Keith Richards pendant son morceau solo, oublie les paroles et les accords. Le public l'ovationne, ce à quoi il répond : "Vous êtes fous, appelez l'ambulance", le sourire en coin. C'est exactement ça dont il s'agit. "Appelez l'ambulance".

Rodriguez revient et s'enfile un autre verre. Il retente "Inner City Blues" avec un son de guitare sec et claire, qui laisse entendre tous les défauts de son jeu. Il n'y arrivera pas, et le groupe se lance dans une reprise de "Like a rolling stone". L'ironie du sort est tel qu'il parvient miraculeusement à mieux la réussir que le Dylan actuel. Dylan auquel il est, à tort, constamment comparé.

Rodriguez quitte définitivement la scène, grâce à l'aide d'un membre de la technique. Le concert aura duré 45 minutes. Les vigiles n'en reviennent pas : "35 euros ! Les gens ont payé 35 euros, et le mec il joue trois-quarts d'heure". L'on retiendra tout de même de cette soirée, un moment parfait, la reprise (encore une) de "Dead End Street" de Lou Rawls. Interprété seul, la voix était là, le jeu aussi.

Le public quitte la salle en serrant les poings et se lâche sur Twitter. L'équipe du 20 heures de France 2 tente de recueillir des avis mais très peu en ont l'envie, les quelques personnes qui s'y prêtent sont déçues, énervées, parfois méprisantes. Le reportage ne sera pas diffusé.

Que s'est-il passé ? Qui faut-il blâmer ? Les rumeurs les plus folles commencent à courir, la plus insondable étant "Rodriguez a-t-il réellement exister ?". Nous n'en tiendrons pas rigueur. Les gens crachent hâtivement sur la fille du Sugar Man, qui viendra chercher la veste de Papa après qu'il ait quitté la scène, en se disant que tout cela n'est qu'une vaste mascarade pour toucher un conséquent héritage. Les gens déblatèrent également sur les producteurs exploitant une "vache à lait".

Yazid Manou, l'attaché de presse de Rodriguez s'explique. Lui, qui est l'auteur dans le dernier Rock & Folk, de l'article sur le "Dylan Chicano" et qui défendra le concert du Zénith sur sa page Facebook :

"Jimi Hendrix excepté (d'ailleurs totalement hors concours), cette aventure avec Rodriguez est la plus belle histoire (d'amour) de ma carrière professionnelle en 23 ans. Hier, c'était la huitième fois que je voyais l'artiste sur une scène. Rien à voir malheureusement avec la première fois à Londres (17 novembre au Royal Festival Hall, grandiose). Il fut sobre durant toute sa tournée américaine. J'appréhendais ses concerts français, ne sachant comment le public allait réagir face à ce phénomène décalé, ailleurs, usé, unique. La poisse nous est tombée dessus avec le retour inopiné du "mal" dont il s'était tenu bien à l'écart pendant deux ans... Fallait-il annuler toute la tournée européenne plutôt que les 4 premières dates ? Je sais parfaitement que les 12000 personnes qui l'ont vu (même celles qui ont fui avant la fin) se vanteront plus tard d'avoir été là et n'auraient absolument pas voulu échanger leur place. Bref, c'est comme ça. Désolé pour tous ceux qui ont été mal à l'aise et embarrassés parce que remplis d'espoir en espérant peut-être retrouver en forme celui qu'ils ont rêvé avec une voix intacte pour un show inoubliable. Je vous rassure, ce sera inoubliable ! Rodriguez est une légende (encore vivante). Hendrix est lui bien mort et JAMAIS n'aura à se produire sur une scène dans cet état."

Il est vrai que les gens s'en vanteront, car c'est effectivement une chance d'avoir vu la bête sur scène. Mais cela ne justifie pas tout, Rodriguez est-il encore capable de donner des concerts ? N'aurait-il pas mieux valu en rester là, et laisser cette histoire aussi belle qu'elle soit en paix et juste rééditer les disques une bonne fois pour toutes, et laisser le public s'y tenir ? Faut-il déterrer les artistes underground, quand ils sont entraînés dans un engouement qui les dépassent, et les laisser se produire soudainement et bêtement devant des jauges inappropriées ?

L'exemple de Bill Fay semble être un cas d'école dans cette situation complexe. L'auteur du disque Life Is People l'année dernière, après 40 ans d'absence, s'en sort admirablement bien. Le disque n'est pas aussi incroyable que la presse le dit, ni au niveau des deux précédents albums datant du début des années 70. Mais la grâce est omni-présente dans ce retour inespéré et touche le coeur. Ici, l'absence de live (exception faite de l'inoubliable apparition chez Jools Holland également) est définitivement respectable.

Il ne faut pas ramener les "morts", ou alors les faire apparaître brièvement comme s'il s'agissait de fantômes, une ultime fois. D'ailleurs, la première tournée de Rodriguez en Afrique du Sud de 1998 portait le nom de "Dead Men Don't Tour" (et qui fut, pour l'anecdote, immortalisée dans un premier documentaire réalisé pour la télévision sud-africaine).

Ces artistes sont des secrets précieux, à partager de manière intime, et non à jeter en pâture devant 10.000 personnes, qui ne savent pas à quoi s'attendre. Il s'agit sûrement de post-snobisme, mais tout le monde ne mérite pas ces artistes. Néanmoins, il est possible de tenir Rodriguez comme unique responsable d'un tel fiasco. Comme il est possible d'entendre qu'un type qui a soudainement accès au succès et donc à une gloire tant espérée s'en serve. Difficile de tenir rigueur à quelqu'un qui a l'opportunité de partager sa musique dans des arènes aussi grandes qu'elles soient, et de mourir sur scène quand l'on parle de passion. Mais parle-t-on réellement de passion ici ? L'histoire ne dit pas tout.

L'on relèvera, pour finir, les problèmes d'alcool du "Shaman du folk", qui semble ressurgir après deux ans selon le communiqué précédemment cité. Rodriguez aurait avoué lors du premier Zénith : "Je suis alcoolique, vous savez". Cela ne doit pas venir de nulle part. Et l'ultime question arrive : Rodriguez a-t-il les épaules assez grandes pour être le phénomène qu'il est devenu après tant d'attente ? Ou tout du moins, sont-elles encore assez solides ?

Les spectres du Zénith de Paris s'expriment alors. La dernière fois que j'y suis allé, c'était pour Amy Winehouse. Ce concert était très similaire à celui de Rodriguez. Les morceaux étaient inachevés, interrompus de manière brute à cause de la diva overdosée, laissant le travail à un groupe impuissant mais solide.

Parlons-en du coup du groupe de Sixto Rodriguez. Car il diffère d'un continent à l'autre. Les échos entendus veulent que ce soit dû aux caprices du principal intéressé. Si tel est le cas, c'est un réel gâchis. Surtout lorsque l'on revoit la formidable prestation de "Crucify your mind" avec un orchestre de cuivres et de cordes chez David Letterman. Changer de groupe fréquemment est une réelle prise de risque dans ce genre de configuration et relève du challenge. Ne faudrait-il pas confier tout cela à un groupe stable, celui qui l'accompagnait en Afrique du Sud par exemple, comme l'on peut le voir dans le documentaire ?

Il faudrait que Rodriguez donne l'illusion d'être capable d'assurer tout cela, car une certaine sensation d'indifférence plane sévèrement. C'est-à-dire, agir comme un Sly Stone furibond lors de ce concert de folie à l'Olympia en 2007. Ou uniquement le laisser au chant et revoir la set-list. Voilà qui semble décisif. Et surtout mettre de côté toutes ces reprises sans queue ni tête et se concentrer sur les morceaux du chef-d'oeuvre Cold Fact, tout en les mêlant à quelques morceaux de l'inégal Coming From Reality, comme cela aurait dû en être le cas, comme le prétendent certains articles d'anciens concerts jugés divins à l'unanimité.

Alors à quand ce deuxième documentaire ? Histoire de boucler la boucle. Rééditer un live pour sauver les meubles ? Le troisième album ne devrait jamais voir le jour selon le troubadour... Alors ?

I wonder...

 

En savoir plus :
Le site officiel de Sixto Rodriguez
Le Facebook de Sixto Rodriguez


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Voici les premiers jours d'automne, les premiers froids, la pluie et l'envie de s'auto-confiner avec une boisson réconfortante, du chauffage, de la bonne musique, un bon livre, film, jeu voire avec des amis autour d'un bon repas. Bref, c'est l'automne et voici le programme réconfortant de la semaine. Sans oublier le replay de la MAG #11 du 26/09.

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"Grand écran" de Ensemble Triptikh
"Beethoven : op 109, 110, 111" de Fabrizio Chiovetta
"B.O. d'une scène de meurtre" première émission de la saison 2 de Listen In Bed
"Oiseau(x) scratch" de Luc Spencer
"Debussy" de Philippe Bianconi
"Tête Blême" de Pogo Car Crash Control
"XIII" de Quatuor Ardeo
et toujours :
"In and out of the light" de The Apartments
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"State of emergency" de Babylon Circus
"Nomadic spirit" de La Caravane Passe
"Règle d'or" de Marie Gold
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