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Géant  (PIAS)  mars 2013

Il s’est donné le nom d’un arbre, parce qu’il est un "Chanteur bio" ("il y a les choux-fleurs et les petits beurres, maintenant il y a les chanteurs bio !"). Et même si son vrai nom est Baptiste Lalieu, nous le nommerons désormais Saule. Pourquoi Saule et pas Tilleul ? (ça fait un peu tisane à la camomille), pourquoi pas églantier ? (ça fait un peu gland), pourquoi pas pommier ? (ça fait un peu pomme)… on l’aura bien compris, le saule est le meilleur arbre pseudonym-ifiant. Bien joué Baptiste !

Ici, là, tout de suite maintenant, son troisième album Géant, comme le bonhomme tout vert qui ne mange que du maïs ? Ou parce que Saule-le-chanteur fait pas moins de deux mètres de haut… Bref, il a pris le chemin du théâtre pour fonder un groupe, pour s’en séparer et continuer en solo. Et en Belgique. J’ai failli oublier.

Et puis la rencontre d’un clochard : Charlie Winston le hobo. C’est un peu le début de l’envolée. Il paraît que Winston adore ce que fait Saule, il le coache, le pousse au meilleur de l’encore mieux de lui-même, le conseille et l’épaule pour cet album. Précédé d’un duo "Dusty Men" tout à fait charmant, réalisé de même par the Charlie Winston. Une belle rencontre.

Mais avec la patte de Saule, l’album oscille merveilleusement bien entre la pop angliche-men, l’humour ironique (mais jamais satirique), et beaucoup d’auto-dérision. D’abord, le "Chanteur bio" où il décrit ses origines "100% naturel, 100% végétal", que j’ai d’ailleurs rapproché à la grosse société de consommation où les sticker "bio" machin et truc sont apposés sur tout et n’importe quoi pour le plaisir de nous soutirer de la menue et moins menue monnaie. Et rien qu’avec une petite chanson a priori toute gentille, Saule en donne presque une audacieuse gifle au merchandising.

Dans la même veine, "Le bon gros Géant" : "je crois bien que déjà tout petit, on me disait "mais reste assis !"..." Moi on me disait "mais tu peux te lever tu sais !" devient une ode aux bizarres pas faits comme tout le monde. Une ode à nous tous (sauf toi et toi là-bas), qui rejoint "Type normal", loin derrière les plus beaux des plus belles des meilleurs sur papier glacé, c’est-à-dire nous tous (sauf toi et encore toi là-bas).

En fait, Saule est une sorte d’ambassadeur du commun des mortels, mais il ne s’arrête pas à l’humour et à la dérision, sinon j’imagine que personne ne le prendrait au sérieux. Il sait aussi susurrer l’intimité des rêveries et des petits bouts ("Rien que pour soi"), voir la mélancolie d’un avenir certain ("Vieux"). Mais ce n’est pas tout, d’un "rock haletant", il déplore "L’inventaire (tragique) de notre amour" ("300 sanglots, 32 gifles, 2 coups de poing, 3 seaux dans la figure, 600 coups de coussin").

Saule sait même varier les tonalités de sa voix, à faire penser qu’ils sont plusieurs là-dedans. Un bel album, frais, léger qui vous colle à la peau dès les premières notes, vous fera danser, boogie woogier, rêvasser, sourire… et ravivera cette petite étincelle là, tout au fond, l’optimiste et la joyeuse (sauf toi et toi là-bas, bien sûr !).

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album L’éclaircie de Saule
Saule en concert au Festival FNAC Indétendances 2006

En savoir plus :
Le site officiel de Saule
Le Facebook de Saule


Nathalie Bachelerie         
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# 20 octobre 2019 : De tout, pour Tous

Encore un programme bien chargé et très éclectique au travers de notre sélection culturelle hebdomadaire. Beaucoup à lire, à voir, à écouter... alors ne perdons pas de temps. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Engine of paradise" de Adam Green
"Phantom solids" de Lunt
"Fear of an acoustic planet" de Tahiti 80
"A wonder plante to" de Nilok 4tet & Daniel Zimmermann
"Six strings under" de Eric Legnini
Sarah McCoy et Dom La Nena au Nancy Jazz Pulsation
"Nothin' but" de Flyin' Saucers Gumbo Special
"Comfort zone" de Hugo Lippi
"Hors l'amour" de Jean Felzine
"A ciel ouvert" de Kaori
Rencontre avec Lady Arlette, accompagnée d'une session live et acoustique
"Vinyles, suite" c'est le titre de l'émission #3 de Listen in Bed
"Déluge" c'est le troisième volume des Mix de Listen in Bed
"Hybrid" de Yosta
et toujours :
"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Orouni en session live dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Cirque Leroux - La Nuit du Cerf" au Théâtre Libre
"Un jardin de silence" à La Scala
"Frida jambe de bois" au Théâtre de l'Union à Limoges
"Fleur de peau" au Théâtre Essaion
"Habiter le temps" au Lavoir Moderne Parisien
"Wilde - Chopin" au Théâtre Le Ranelagh
"En ce temps là l'amour..." au Théâtre des Mathurins
"Imposture posthume" au Centre Culturel Suisse
"Fred Tousch - Fée" au Théâtre de Belleville
"Corinne Zarzavatdjian - Un nom à coucher dehors !" au Mélo d'Amélie
des reprises :
"L'Ingénu" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Crépuscule" au Théâtre de l'Epée de Bois
"J'aime Brassens" au Théâtre d'Edgar
et la chronique des spectacles déjà à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Vampires - De Dracula à Buffy" à la Cinémathèque française

Cinéma avec :

le film de la semaine :
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"Cléopâtre" de Alberto Angela
"Histoire du Canada" de Daniel de Montplaisir
"Je te suivrai en Sibérie" de Irène Frain
"La source de l'amour propre" de Toni Morrison
"Ordinary people" de Diana Evans
"Vik" de Ragnar Jonasson
et toujours :
"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Guerilla, le temps des barbares" de Laurent Obertone
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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