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Théâtre Ouvert  (Paris)  octobre 2013

Correspondances et entretiens de Jean-Luc Lagarce avec Dominique H., Micheline et Lucien Attoun, mise en espace de François Berreur, avec Laurent Poitrenaux.

Ceux qui ont vu "Ébauche d'un portrait", collage d'après le "Journal" de Jean-Luc Lagarce, conçu et mis en scène par François Benneur, l'ami de toujours du dramaturge, et interprété avec une évidence lumineuse par Laurent Poitrenaux, également à l'affiche du Théâtre Ouvert, ne rateront sous aucun prétexte ce nouveau collage.

Cette fois-ci, Lagarce-Poitrenaux n'est pas à sa table de travail, mais dans son lit. Evidemment, cahier en main, comme toujours, il est en pleine écriture.

Sur l'écran en fond de scène, s'inscrivent les dates où il est censé envoyer les lettres qu'il élabore. Ces lettres, elles sont justement destinées aux maîtres des lieux où se déroule la représentation : Lucien Attoun et sa femme Micheline (affectueusement appelée "Attounette" par Lagarce), les fondateurs et les âmes du Théâtre ouvert, dont on entendra parfois les voix.

Lagarce, jeune garçon de Besançon, a adressé par la poste ses premiers textes théâtraux à Lucien Attoun qui proposait dans "Théâtre ouvert", son émission de France Culture, la lecture d'œuvres contemporaines, d'oeuvres vraiment contemporaines Il a tout de suite repéré le jeune provincial, l'a encouragé, lui a pris des textes, les a mis en ondes.

C'est donc lui qui a, sans jeu de mots, ouvert la voie au bisontin fondateur du Théâtre de la Roulotte. Cette voie, c'était donc d'abord des voix comme celle de Christine Cohendy, qui allaient révéler le talent incomparable d'un jeune auteur qu'une mort prématurée a brisé injustement.

À la lecture de son journal, on le savait assoiffé de culture et d'art, cinéphile et grand lecteur, et, curieusement, presque secret sur lui-même. Grand travailleur, il détaillait sans se plaindre, et sur un ton souvent enjoué, les aléas de la vie de metteur en scène et de dramaturge.

Avec ces "Correspondances et entretiens avec Attoun et Attounette", on découvre toute une autre facette de Lagarce. On le voit grandir, mûrir, devenir. Dans cette relation, seulement interrompu par sa mort, naît aussi une grande amitié.

On retrouve dans ses mots sa manière simple et franche d'appréhender le monde, son regard amusé sur ce qu'il fait et ce qu'il est, sa soif de créer sans se soucier des à-côtés et des bas-côtés.

Dans ce montage fluide, connivent, François Berreur montre un Jean-Luc Lagarce plein d'envies et doué pour le partage. De son lit, qu'il quitte pour répondre à un interview de Lucien Attoun ou pour rencontrer Christine Cohendy, Lagarce-Laurent Poitrenaux adresse un grand coucou à ses spectateurs. Encore pétri de grâce enfantine, il évoque sans fioritures et sans gravité la maladie qui le ronge et qui va l'abattre.

L'émotion est au rendez-vous de ce joli théâtre en chambre. Surtout que François Benneur a eu la belle idée de terminer par un extrait vidéo de "Caro Diaro" de Nanni Moretti, rappelant ainsi l'authentique cinéphile qu'était l'auteur d' "Hollywood". Sur la belle musique de Nicola Piovani, Moretti roule en scooter dans les faubourgs de Rome, à la recherche de l'endroit où Pasolini a connu lui aussi un destin cruel. Pasolini et Lagarce : deux amoureux des mots et de la vie, deux souffles poétiques, deux inoubliables, deux à jamais présents...

La preuve ? En octobre 2013, on ne manquera ni la grande rétrospective Pier Paolo Pasolini à la Cinémathèque française (complétée par une captivante exposition "Pasolini Roma") ni les deux spectacles consacrés à Jean-Luc Lagarce au Théâtre Ouvert.

 

Philippe Person         
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# 25 septembre 2022 : La culture n'est pas un luxe

8ème vague, confinement énergétique... rien de bien brillant pour le futur, heureusement il reste la curiosité et la culture. Gardons le cap et restons groupés. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella
et toujours :
"J'ai vécu les étoiles" de Andoni Iturrioz
"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
"Souvenirs" de Pale Blue Eyes
"Life and life only" de The Heavy Heavy

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Harvey" au Théâtre du Rond-Point
"Les Producteurs" au Théâtre de Paris
"Bérénice" à La Scala
"Les Filles aux mains jaunes" au Théâtre Rive Gauche
"Il n'y a pas d'Ajar" aux Plateaux Sauvages
"Echo" aux Plateaux Sauvages
"Le syndrome d'Hercule" au Théâtre Essaion
les reprises :
"Cahier d'un retour au pays natal" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Le dépôt amoureux" au Théâtre Les Déchargeurs
"Darius" au Théâtre Essaion
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"L'Autre fille" au Théâtre des Mathurins
"Les Divalala - C'est LaLamour !" au Grand Point Virgule
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle : "L'Ombre de Goya" de José Luis Lopez-Linares
en streaming gratuit :
"Qui vive" de Marianne TArdieu
"Big Fish" de Tim Burton
"Marguerite" de Xavier Giannoli
"Chained" de Yaron Shani

Lecture avec :

"Les masques éphémères" de Donna Leon
"La guerre de cent ans" de Amable Sablon du Corail
"D'où vient l'amour" de Yann Queffélec
et toujours :
"Combattre en dictacture" de Jean Luc Leleu
"Hideo Kojima, aux frontières du jeu" de Erwan Desbois
"Le cartographe des absences" de Mia Couto
"Le coeur ne cède pas" de Grégoire Bouillier
"Le tumulte" de Sélim Nassib
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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