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Juste avant la ruée  (Autoproduit)  juillet 2013

4 titres, 22 minutes, présentations avec Radio Elvis, Juste avant la ruée.

Des guitares entêtantes, une voix grave venue de nulle part, des premiers mots lancés comme un ricochet sur un lac tranquille… Goliath, une voix d’Elvis à la française, du rock gaulois dans tout ce qu’il sait faire de classe, entre le petit doigt levé et la tasse de thé, le dandy-british n’est pas loin, mais le romanesque est d’ici.

Radio Elvis s’affilie à Noir désir, Bashung, Dominique A et les 16 Horsepower. D’accord. Il s’est inspiré des univers de Magritte et Jack London. D’accord. Donc il n’y a plus rien à dire ? Bien sûr que si, il y a toujours quelque chose à dire.

Radio Elvis a tout fait lui-même avec les dix doigts de ses deux mains. L’EP m’est arrivé avec un post-it sur lequel étaient écrites les coordonnées complètes d’un certain Alfred. Oui, je sais, a priori sans importance, et tout le monde s’en fiche, mais au même moment, je m’étais entichée d’une rétrospective toute en frisson d’angoisse d’Hitchcock… Je ne vous raconte pas le drame.

Bref, j’ai trouvé un peu d’Hitchcock dans Radio Elvis. Ce côté visionnaire, ce calme avant la tempête, cette exigence de la perfection. Sans me pencher au-delà du raisonnable sur la qualité des accords (héhé), la musique semble toute propre, toute lisse, sans déchirures, sans grattement. Non ! Je n’ai pas dit qu’elle n’avait pas de volume, bien au contraire, mais sa profondeur est comme les ronds dans l’eau du lac placide, parfaitement symétrique, d’une régularité frôlant le démoniaque.

Et c’est là que le français du rock s’en va pour que l’angliche du rock s’en vienne, pragmatique, chantant "Juste avant la ruée" avec un flegme tout britannique. Je ne suis pas non plus certaine que la France soit plus spontanée. Allez hop ! Terminé les clichés ! (pourtant c’était drôle).

Radio Elvis ne chante pas seulement la symétrie et l’homothétie parallèle toute cartésiennement mathématique, il chante le voyage. "Homme libre, tu chériras la mer" (mon ami Victor Hugo), La traversée ne représente pas seulement le voyage physique, mais le voyage psychique… les souvenirs… les regrets… les remords… les amis… les emmerdes…

Il chante ce qui touche le peuple ! Le cheminement intérieur, les choix du destin, les plus petits contre les plus forts…. L’amûûûûûûrrrr ! Si vous ne retrouvez pas un petit bout de vous chez Radio Elvis, et bien c’est que vous êtes tout vides au-dedans de l’intérieur de vous-même. Un peu de poésie, du romanesque et ce petit frisson entre angoisse et perte de repères.

Une seule respiration… Ce bruyant silence dans la maison vide, juste avant que les oiseaux ne trouvent la piste du méchant loup pour rentrer dans la maison : la cheminée. Et Radio Elvis est là, juste là. Cherchez bien. Il rassure, calme, frémissant à petits bouillons retenus et tellement délicat ! Un vrai gentleman.

 

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Radio Elvis en concert au Festival Les Vieilles Charrues 2017 - du vendredi au dimanche

En savoir plus :
Le site officiel de Radio Elvis
Le Bandcamp de Radio Elvis
Le Myspace de Radio Elvis
Le Facebook de Radio Elvis


Nathalie Bachelerie         
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# 7 mars 2021 : Mars et ca repart... peut être

Pas de nouvelles très réjouissantes du côté de la culture en ce mois de mars, veille de printemps. Rien sur les salles de spectacles, les musées et les cinémas de rares évocations de la réouverture des restaurants à midi "quand on pourra". Bref, pas de quoi se réjouir. Voici en tout cas notre sélection culturelle pour tenir le coup en attendant.
on commence par le replay de la MAG #22

Du côté de la musique :

"Collapsed in Sunbeams" de Arlo Parks
"Ma folie" de Bast Ferry
"Paradise" de Da Capo
"It's OK" de Fantomes
"L'effet waouh des zones côtières" de Institut
"Something joyful" de Jonathan Orland Quartet
"Haydn : Stabat mater, Symphonies N° 84 & 86" de Le Concert de la Loge & Julien Chauvin
"No black violins" le mix 15 de Listen In Bed à écouter à volonté
"Liberté" de Sego Len
"Où tout a commencé" de Tristesse Club
et toujours :
"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones

Au théâtre dans son salon :

"Le Gros, la Vache et le Mainate" de Pierre Guillois
"Intrigue et Amour" de Yves Beaunesne
"13 à table" de Marc-Gilbert Sauvageon
"Thé à la menthe ou t'es citron" de Patrick Haudecoeur
"J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce
"Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars ?" de Carole Thibaut
"Eric-Antoine Montreux tout !" au Festival de Montreux

Expositions :

en virtuel :
"Vasarely - Le partage des formes" au Centre Pompidou
"Picasso poète" au Musée national Picasso
"Jean" à la Cité des sciences et de l'industrie
"Comme un parfum d'aventure" au Mac Lyon
"Omar Ba - Anomalies" à la Galerie Templon
"Les aventuriers des mers" à l'Institut du Monde Arabe

Cinéma :

at home :
"Exotica" d'Atom Egoyan
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Biens Aimés" de Christophe Honoré
"Dans les champs de bataille" de Danielle Arbid
"Eastern Plays de Kamen Kalev
"Mon frère s'appelle Robert et c'est un idiot" de Philip Gröning

Lecture avec :

"Que ma mort soit une fête" de Cristian Alarcon
"Normal people" de Sally Rooney
"Middlewest" de Skottie Young & Jorge Corona
"L'hôtel de verre" de Emily St.John Mandel
"De Staline à Hitler" de Robert Coulondre
et toujours :
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
"DevilZ, Survival" sur PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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