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Théâtre de l'Opprimé  (Paris)  novembre 2013

Comédie dramatique de de Phillip Löhle, mise en scène par Clément Carabédian, avec Clément Carabédian, Alex Crestey, Benjamin Groetzinger, Eloïse Hallauer, Marie-Cécile Ouakil, Benït Peillon, Marion Petit, Guillaume Ravoire, Tiphaine Rabaud-Fournier, Colin Rey, Naïé Dutrieux, Estelle Gautier, Grégoire Durrande, Mathieu Durbec, Thibaut Champagne et Eve Ragon.

Pépin vient de se marier. A l'issue de la cérémonie, il s'installe avec sa nouvelle épouse dans un prototype de maison qu'il est en train de mettre au point, une maison écologique, en bord de rivière, qui sauvera l'humanité de la montée des eaux.

Malheureusement l'Allemagne traverse une très longue période de sécheresse. Pépin doit alors faire face à des difficultés techniques à l'intérieur de la maison et des difficultés financières en raison des investisseurs qui le soutiennent mais attendent des résultats en grandeur réelle. En quelques mois, son obsession pour la maison finira, au fil de nombreux quiproquos, par détruire son couple et ses amitiés.

La pièce de Philipp Löhle, "Les Accapareurs", a été créée en 2008. Le jeune auteur allemand aborde le thème de l'écologie pour mieux soutenir une réflexion sur la perte de repères au sein de la société, l'absence d'écoute de l'autre et la déliquescence des rapports humains. L'écriture de Philipp Löhle participe aussi de l'impression grandissante d'un mental qui se fracture puisque ses phrases sont hachurées et le rythme soutenu.

Mise en scène par Clément Carabédian, la pièce est essentiellement portée par Colin Rey en personnage central. Dans la figure du sauveur, c'est autour de lui, de ses obsessions, de son invention qui petit à petit se transforme en une forteresse mentale, que se déroule l'action.

Retranché à l'intérieur de la maison, Pépin se défend contre les "accapareurs" de toute espèce. Chacun des autres personnages devient alors un ennemi potentiel.

Dans le rôle de la meilleure amie de sa femme, on remarquera le jeu solide de Marie-Cécile Ouakil. Enfin, autour de Pépin, sa femme, le couple d'amis et les investisseurs, il y a le monde, le regard extérieur. Six comédiens sont donc les narrateurs de l'histoire, qui, habillés en uniformes de lycéens, s'adressent directement au public.

Ces comédiens, jeunes, symbolisent autant ce monde extérieur et suicidaire que Pépin doit sauver de lui-même que l'avenir. Le parti-pris de Clément Carabédian est, d'une part, de faire référence au chœur antique et, d'autre part, de montrer la pensée unique à laquelle Pépin se sent confronté.

On pense aux lycéens de "Battle Royal" ou aux adolescents du "Village des Damnés". En dialogue avec les choristes, Naïé Dutrieux à la flûte traversière offre des mélodies qui visent à établir un contact entre le spectateur et les états d'âme contemplatifs de Pépin.

Le texte de Philipp Löhle tend vers la satire et l'absurde mais ne parvient pas à monter en crescendo comme on pourrait s'y attendre. Loin des explosions de rires que Tom Sharpe ou Elmore Leonard, par exemple, pourraient tirer d'une telle situation de départ, Philipp Löhle semble engoncé dans un humour trop timide.

Dans l'imaginaire collectif, la nation allemande est plus encline à exporter ses voitures que ses comédies ou ses auteurs et ses acteurs comiques. Peut-être le spectateur français manque-t-il des références nécessaires pour accrocher à l'humour de Philipp Löhle.

Au final, malgré des thèmes abordés intéressants et d'actualité, une mise en scène astucieuse et des acteurs à la hauteur de leur rôle, la pièce peine à accrocher totalement le spectateur. 

 

Laurent Coudol         
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Du côté de la musique :

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"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
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"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
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Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
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