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Nuit Fatale  (Le Bison Production / Musicast)  juin 2013

Mon côté punk. C'est le nom d'un groupe d'une part mais c'est devenu un lieu commun. N'importe qui va reconnaître qu'il a un côté punk (comme la journaliste de France Télévisions Elise Lucet, par exemple) parce qu'il lui arrive de passer au rouge ou de traverser hors les passages à clous. Le côté punk, le no-future, les épingles à nourrice dans les oreilles : tout un bric-à-brac qui aujourd'hui ne fait plus peur aux mamans, ni aux marchands du temple.

Le punk qui s'offre la Cité de la Musique pour une expo sur le phénomène musical des années 80, Sex Pistols en tête. Paradoxe quand "punk" d'après le dictonnaire Robert & Collins signifie "voyou", "mal foutu". Au commencement une injustice, une main qui vous presse la tête pour rester à terre, qui vous force à subir humiliation, mépris, horizon bouché. Le punk est une riposte, une affirmation de soi.

Rikkha est un groupe punk. Depuis cinq ans, un collectif composé de Juliette Dragon au chant, de Marion Lelog aka Lady Machin à la basse, Seb le Bison au chant et à la guitare et Erick "Boom Boom Gah" Borelva à la batterie. La rage et l'énergie, Rikkha en a à revendre. Leur album Nuit Fatale rend justice / hommage aux femmes intrépides. Bien sûr, ça fait bateau ou gnangnan : "vas-y la condition des femmes, encore le discours des vieilles biques !".

Violette Leduc et Simone de Beauvoir ne sont pas des icônes punk mais si on se déplace un peu vers ce qui nous est plus proche, plus contemporain : on trouve Virginie Despentes ou Courtney Love (Hole) ou Debbie Hary (Blondie). Alors je prends Despentes et je parcours : "Le punk rock était le premier constat de l'échec du monde d'après guerre, dénonciation de son hypocrisie, de son incapacité à confronter ses vieux démons." Et quand Stéphanie aka Gloria aka Blondie dans Bye Bye Blondie de Despentes toujours : "Parfois je me demande si, par hasard, je n'aurais pas récupéré une âme mal distribuée. Peut-être que j'étais conçue pour être une guerrière - ou un guerrier, ce n'est pas le propos - mais pour aller me battre, quoi. Vraiment me maraver, prendre des coups, savater des faces, casser des os, des dents, et me faire massacrer à mon tour... Et puis, mettons à cause des champs électriques surchargés depuis les années 60, ça a bifurqué et j'ai hérité d'une énergie de tueur de folie dans un corps d'érémiste. Tu comprends ce que je veux dire ?".

Rikkha revendique la force, la violence des femmes et des filles et l'exprime à travers un travail artistique à celles qui refusent l'emploi, le rôle que la société patriarcale leur concède. Les titres de Rikkha comme "Nuit fatale", "Lullaby", "Les femmes", "Pretty Girl" sont des incitations à la prise de conscience des enjeux de pouvoir : on n'en finit jamais de condamner les propos sexistes. Fini de rire. Le rock punk bruyant, rapide réveille les zombies au visage trop lisse. Rikkha invite lors des soirées performeuses, effeuilleuses burlesques pour une fête de tous les diables, le spectacle d'un monde inversé comme pendant les carnavals du passé.

Rikkha et Nuit Fatale s'apprécient doublement sur scène, parmi son public, aussi élégant et respectueux que leurs bras sont tatoués et leurs bijoux cloutés.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Rikkha parmi une sélection de singles (janvier 2012)

En savoir plus :
Le site officiel de Rikkha
Le Soundcloud de Rikkha
Le Myspace de Rikkha
Le Facebook de Rikkha


Sandrine Gaillard         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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