Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce St. Vincent
St. Vincent  (Seven Four)  février 2014

Si avec son avant-dernier album Annie Clark explorait avec son jeu de guitare aux doigts nerveux des espaces sonores plutôt éthérés, l’album éponyme St. Vincent apparaît sur des territoires plus inattendus. A croire que sa collaboration avec David Byrne l’a inspirée, puisque toute une panoplie sonore proche de l’ancien Talking Heads est présente en arrière-plan.

Le futurisme, quant à lui, se fait tout à la fois, propos, let motive et cheval de bataille. Depuis la pochette de l’album qui jouit d’un minimalisme travaillé, jusqu’au single "Digital Witness" qui dénonce l’embrigadement aux nouvelles technologies et à la télévision. Et comme un certain Marilyn Manson le faisait déjà (même couleur de cheveux à l’appui) dans le clip "I Don’t Like Drugs", elle en profite pour dénoncer son aspect abroutissant.

Appelez cela un pied de nez ou une farce fantasque, mais s’attaquer ou plutôt mettre en lumière l’omniprésence de la technologie ne signifie pas pour autant que Clark a remisé ses claviers et autres câblages complexes aux placards. Il suffit d’entendre le titre démentiel "Bring me Your Love" pour s’en persuader. Guitares ou non, le jeu éclectique et tout aussi épileptique de l’artiste n’hésite pas à singer tout une machinerie prise de folie.

Plus nerveuse que jamais, les productions se parent d’urgence et se doublent d’une passion fébrile, qui s’avère impossible à circonvenir avec les cuivres inspirés d’un David Byrne. Exception faite de "Severed Cross Fingers" et de son songwritting mi-figue mi-raisin : "Spitting our guts from our gears. Drainning our spleen over years", pointant non sans poésie, le brio d’écriture d’Annie Clark.

Quoi qu’il en soit, St. Vincent (l’album) est transportée de part en part par un indéniable esprit groovy et si certains titres explorent les limites les séparant d’une pop plus folk, Annie de façon très convaincante mettra les petits plats dans les grands. Ainsi sur "Huey Newton", c’est à renfort de chœurs et de basses imparables qu’elle accordera un second souffle, d’abord au titre, ensuite à l’album.

Vocalement, alternant entre des passages légers et hantés (les chœurs de "Digital Witness"), St. Vincent accentue l’aspect hétéroclite de l’album. Tout en assumant un décalage qui, malgré son apparente festivité (parfois presque champêtre), n’en demeure pas moins réglé au millimètre près.

Quant au titre "Birth In Reverse", il résoudra tout comme "Rattlesnake" l’étrange équation dans laquelle sont mis en échos, énergie, mouvements romanesques et pure jouissance musicale.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Une 2ème chronique de l'album eponyme de St. Vincent
La chronique de l'album Masseduction de St. Vincent
St. Vincent en concert au Festival La Route du Rock 2009 (samedi)
St Vincent en concert au Festival La Route du Rock 2009 (samedi)

En savoir plus :
Le site officiel de St. Vincent
Le Soundcloud de St. Vincent
Le Myspace de St. Vincent
Le Facebook de St. Vincent


Stéphane El Menshawi         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=