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Sentier des Halles  (Paris)  mars 2014

Comédie de science-fiction écrite par Adrien Cohen et Florence Roche, mise en scène de Gwen Aduh, avec Adrien Cohen et Chloé Galzin-Turco.

Alone Mirou est un employé-modèle de Newsbrib, la plateforme sociale issue de la fusion entre Google, facebook et TF1.

Le métier d'Alone consiste à créer du contenu, des news, du buzz dans un monde de l'"Hyperflux" d'informations. Il prend des bribes de textes d'agences de presse, assemble ces petits bouts d'actualités les uns aux autres dans un copier/coller sans analyse préalable quitte à donner un sens totalement différent de celui du message initial, surtout lorsque cela peut permettre aux actions de son employeur de prendre de la valeur.

Mais un jour, Alone se fait "absorber" par le système, et déclenche un bug mondial. Il est alors poursuivi sur le réseau pour être éliminé. Au cours de sa fuite, il rencontrera dans un monde virtuel plus vrai que nature le créateur de Newsbrib devenu hacktiviste et la créature cybernétique dont il est amoureux durant ses rêves.

Le spectacle d'Adrien Cohen, co-écrit avec Florence Roche, va chercher ses références d'abord dans des films de science-fiction hollywoodiens, mais aussi dans la littérature, en particulier chez Philip K. Dick, et dans le manga, voire le hentai. Les références à "Brazil", "Minority Report", "Paycheck", "Matrix" ou "Steamboy" parleront à chacun, mais c'est d'abord à "Ghost In The Shell" de Mamoru Oshii que cette pièce rend hommage.

Comment réaliser une pièce de science-fiction et évoquer des films qui n'existent que par la grâce d'effets spéciaux à plusieurs millions de dollars sur une scène minuscule et sans décors ?

La mise en scène de Gwen Aduh est, à cet égard, particulièrement brillante. Il réussit à transformer les quelques mètres-carrés de plateau en divers lieux, à mener le spectateur entre monde réel et monde virtuel et à démultiplier les personnages par l'évocation à partir de sons, de lumières ou de projections. Alors qu'Hollywood ne parvient que difficilement à mettre à l'écran, de manière visuelle et convaincante, les flux informatiques, Gwen Aduh s'en exempte avec élégance.

Mais il faut surtout le talent d'un acteur exceptionnel, Adrien Cohen, à la fois acteur, mime et danseur, dans une chorégraphie millimétrée où ses gestes s'accordent avec des sons qui forcément évoqueront des images au spectateur. Pas besoin de décors, la simple évocation auditive et les gestes d'Adrien Cohen suffisent à ce qu'on imagine des tunnels dans lesquels se déroulent des poursuites, des consoles couvertes d'écrans tactiles et tout un monde virtuel.

Sa partenaire, Chloé Galzin-Turco, apporte les périodes de respiration nécessaires à cette histoire qui a tout de la superproduction hollywoodienne, puisqu'il n'y a pas de film d'action réussi qui ne soit soutenu par une histoire d'amour. De plus, les blagues fusent, les références à l'actualité ou plateformes actuelles de réseaux sociaux ne manquent pas, qui font sourire voire franchement rire, mais aussi réfléchir à notre quotidien et à notre avenir.

Adrien Cohen offre donc non seulement une des pièces les plus originales du moment, mais il réussit un pari fabuleux, démontrer que ce sont avant tout les acteurs et une histoire qui apportent du rêve au spectateur.

En multipliant les clins d’œil au cinéma d'anticipation, alors qu'il pratique parfois un des plus vieux arts de la scène, la pantomime, l'art du muet, et en évoquant les scènes et les objets par le son, il rappelle à chacun des spectateurs qu'il a en lui un organe très puissant qui peut lui permettre de voyager, de se projeter, de rêver...

Un organe qu'on a un peu tendance à mettre en veille à longueur de surfs virtuels, un cerveau.

 

Laurent Coudol         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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