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puce Le Cercle des Illusionnistes
La Pépinière Théâtre  (Paris)  janvier 2014

Comédie écrite et mise en scène par Alexis Michalik, avec Jeanne Arenes, Maud Baecker, Michel Derville, Arnaud Dupont, Vincent Joncquez et Mathieu Métral.

Après le beau succès tant critique que public du "Porteur d'Histoire", le jeune auteur, comédien et metteur en scène Alexis Michalik fait coup double avec "Le Cercle des Illusionnistes".

Sa réussite tient, en premier lieu, à ce qu'il s'inscrit à contre-courant de la création mainstream de la dite "jeune scène contemporaine", infatuée d'écriture de plateau, aussi indigente que prétentieuse, et/ou de performances inspirées du living theatre des années 70, et donc totalement démodées, qui présente des spectacles conçus, sans se soucier du spectateur, pour la seule satisfaction du présomptueux ego d'acteur de leurs interprètes.

Ainsi, poursuivant dans la même veine du théâtre conçu comme le monde de l'illusion, une mimésis et une machine cybernétique barthésienne, il applique un des fondamentaux du théâtre qui est de raconter des histoires, ce qui en appelle également à la capacité d'émerveillement de l'éternel enfant qui sommeille en chacun.

En l'occurrence, comment mieux célébrer la magie du théâtre qu'en s'attachant aux deux illusionnistes emblématiques que furent Rober Houdin et Georges Méliès dont Alexis Michalik fait les principaux protagonistes d'une partition fictionnelle savamment construite à partir des principes éprouvés dans son précédent spectacle.

A savoir, un emboîtement judicieusement alambiqué d'intrigues rocambolesques mêlant fiction et réalité historique, doublé de télescopages spatio-temporels, pour exciter la curiosité du spectateur et maintenir son attention jusqu'à un inattendu dénouement, une réussie hybridation des genres romanesques et théâtraux inspirés des feuilletonnistes du 19ème siècle et Boulevard du crime traités dans une langue contemporaine.

La mise en perspective des destins dans un monde dans lequel, selon le propos de Paul Eluard, "Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous", commence comme toutes les histoires : il était une fois un pickpocket qui s'empare du sac d'une bien jolie jeune femme à laquelle il donne rendez-vous pour lui rapporter son larcin. Mais est-ce vraiment le début de l'histoire ? Et comment cette romance conduit-elle à remonter le temps ? Mieux vaut le (sa)voir par soi-même.

Dans une scénographie légère d'Olivier Roset qui ressortit au théâtre de tréteaux - un plateau nu et des éléments installés à vue - pour impulser l'imaginaire du spectateur sans la brider par un décor fermé, tout fonctionne à merveille en raison d'une mise en scène très cinétique basée sur un rythme aussi fluide que soutenu.

Une cadence qui peut évoquer celle des prises de vue des débuts du cinéma, cinéma auquel Alexis Michalik emprunte donc nombre de techniques, tel le fondu-enchaîné qui préside à la ronde des situations, pour impulser une nécessaire synergie dynamique.

La partition est parfaitement assurée par un sextet de comédiens émérites qui campe plus d'une trentaine de personnages sans aucun droit à l'erreur ni baisse de régime pendant près de deux heures.

Maud Baecker et Mathieu Métral campent, entre autres, un délicieux couple à la Peynet, Vincent Jonquez et Arnaud Dupont ressuscitent de fougueux Houdin et Méliès et Jeanne Arenes brosse à elle seule toute une galerie de savoureux portraits.

Et cela sous la houlette de leur aîné, Michel Derville, excellent, qui fait office d'infra-narrateur pour matérialiser le nécessaire fil d'Ariane mais également de démiurge entre avatar d'un Méphisto bonhomme et facétieuse figure du destin.

Avec sa Compagnie Los Figaros, Alexis Michalik propose un divertissement inventif, pétillant et ludique qui fait incontestablement mouche.

 

MM         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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