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puce La bête des Saints-Innocents
Jean d'Aillon  (Editions Flammarion)  mars 2014

Faut-il encore présenter Jean d’Aillon ? Il n’arrête jamais d’écrire à propos d’histoire de France. Et plus particulièrement à propos de notre Game des Trônes à nous Gaulois. C’est à notre histoire, passionnante et complexe que Jean d’Aillon s’attelle une fois de plus. Alors allons-y. Plongeons dans La bête des Saints-Innocents.

Cette fois, vous suivrez aisément l’intrigue du roman sans être calé en guerres de religion, mais une mise dans le contexte s’impose tout de même.

1576. La France est en pleine guerre de religion (vous avez vu, pas de quoi paniquer, ça date tout ça !). A l’époque, une paix (toute relative) est signée entre catholiques et protestants, accordant à ces derniers la liberté de culte partout en France, sauf à Paris. Comme de bien entendu, les mécontents se rassemblent, non pas autour de Marine, mais autour d’Henri III, qui prend le titre de chef de la Ligue, sensée défendre les droits des catholiques.

Un air de Révolution pousse entre les lignes du mouvement (non, elle n’est pas arrivée brutalement en 1789, elle grondait depuis bien longtemps), attisé par la crise ambiante et le chômage (vous aussi, ça vous rappelle quelque chose ?). La Ligue nomme seize représentants, placés aux places stratégiques du pouvoir (des gros riches et des bourgeois pour la plupart) et étend le gouvernement à tout le royaume en créant le Conseil général de l’Union, présidé par le duc de Mayenne. Mais Henri III est assassiné, Henri IV (de Navarre) lui succède. La Ligue est divisée : les Seize refusent toute entente avec Henri IV, contre un parti modéré prêt à se rallier à lui.

Henri IV est cependant déterminé à conquérir le royaume qui lui revient. Après avoir écrasé l’armée de la Ligue (et bénéficiant d’espions biens placés), il fait siège devant Paris. La population affamée déclenche une suspicion générale, des exécutions gratuites et la folie des pires esprits dans Paris.

C’est là que Jean d’Aillon nous conduit pour placer l’intrigue de son dernier roman La bête des Saint-Innocents. Une femme est retrouvée morte dans le cimetière des Saints-Innocents. Oh ça va, arrête de rigoler, je sais bien qu’une morte dans un cimetière, c’est tout à fait banal. Mais pas si elle a été en partie dévorée. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Un mystérieux monstre sévit dans les rues du quartier des Saint-Innocents. Et il dévore les gens. Il boit leur sang. Il dévore des steaks d'enfants.

Persuadé qu’un animal infernal dévore sa populace, le commissaire Louchart est chargé de l’enquête. Il est certain que la bête est envoyée par Henri de Navarre, aux portes de la ville. Et puis ça lui rendrait bien service d’utiliser cette histoire pour tuer deux ou trois gêneurs, quelques opposés à la Ligue. Quand la supercherie est dévoilée, par le cousin du capitaine de la Ligue, Louchart le fait enfermer fissa et exige son exécution.

Olivier Hauteville, fervent protecteur d’Henri IV (et personnage récurent de Jean d’Aillon), s’introduit dans Paris et fait évader le cousin en question. C’en est de trop pour Louchart (ennemi juré d’Hauteville) qui entraîne les Seize bourgeois de la Ligue dans une lutte sans merci contre Henri de Navarre et les personnes fragilisant la légitimité de leur pouvoir.

Intrigue politique rondement menée, La bête des Saints-Innocents est une épopée réaliste dans l’atmosphère macabre et injuste des guerres de religion de la France du 17ème siècle. Les politiciens s’emparent d’un fait divers pour asseoir leur pouvoir et faire tomber les têtes. Un roman criant de vérité, qui fait réfléchir sur notre situation politique actuelle. Si l’histoire se répète, n’est-ce pas le moment de changer la donne ?

 

A lire sur Froggy's Delight :
La chronique de "Dans les griffes de la Ligue" du même auteur
La chronique de "Rome 1202" du même auteur
La chronique de "Rouen, 1203" du même auteur
La chronique de "L'évasion de Richard Coeur de Lion" du même auteur

En savoir plus :
Le site officiel de Jean d'Aillon


Nathalie Bachelerie         
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Cinéma :

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"2021" de Cyril Delachaux
"Les Robinsonnes" de Laurent Dussaux
"L'Ile aux femmes" de Eric Duret
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"The Storm" de Ben Sombogaart
...et des courts-métrages
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et toujours :
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