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Interview  (L'Autre Canal, Nancy)  samedi 22 mars 2014

Rencontre avec Daniel Offermann des Girls In Hawaii, entre pommes et bananes, entre cafés et bières, autrement dit pendant le gathering avant leur concert à l’Autre Canal de Nancy.

Alors comment ça va ? Comment se passe la tournée ?

Daniel Offermann : Ca va bien, merci ! Cela fait un petit moment que nous sommes sur la route. Nous réussissons à garder cette petite tension avant de monter sur scène. Ce n’est pas encore la grande routine. On ajoute de nouvelles chansons, on a plusieurs setlists différentes pour ne pas faire tout le temps la même chose.

C’est difficile de garder comme ça, quand on tourne longtemps une certaine envie, excitation ?

Daniel Offermann : Nous avons l’avantage d’avoir sorti trois disques. Au début, c’était plus difficile, tu as juste un album, tu fais quelques reprises mais c’est plus délicat pour faire varier les concerts. Tu te retrouves vite dans une situation où tu fais tout le temps la même chose. Là, nous avons un répertoire plus étoffé. Nous avons aussi des chansons inédites. C’est cool de pouvoir les tester sur scène. Comme cela, nous gardons un certain effet d’excitation, oui.

Il est difficile de parler de votre dernier album, sans parler de Denis (batteur historique du groupe et frère du chanteur Antoine Wielemans, décédé dans un accident de la route en 2010). Qu’avez-vous ressenti, comment se sont déroulées les phases de composition, les phases d’enregistrement et maintenant la scène ?

Daniel Offermann : Personnellement, mais pour le groupe je pense que c’est un peu la même chose, il y avait une phase encore avant, où nous ne savions pas trop si nous allions continuer ou pas. Pour moi, c’était vraiment le moment-clé, où nous nous sommes retrouvés et nous avons décidé de refaire de la musique ensemble. Nous avons joué dans un festival qui s’appelle Deep in The Woods, c’était il y a presque deux ans, en septembre 2012. On s’est retrouvé là, on a fait une espèce de résidence. Nous avons joué ensemble avec un nouveau batteur. C’est là que le groupe a recommencé à vivre. A quitter ce coma à la limite. A partir de ce moment, tout a été naturel. C’est étrange mais oui. Bon après, il y a toujours des premières fois, la première fois que nous sommes rentrés en studio, la première fois sur scène… Mais une fois que nous avons réveillé le groupe, tout s’est mis vraiment en route. Et puis il y avait quelque chose de jouissif, on sentait une belle énergie positive. Faire de la musique ensemble a été une super manière de passer ce cap et d’aller plus loin. Nous avons beaucoup discuté entre nous mais à un moment les discussions cela tourne en rond. Il fallait que nous rejouions ensemble pour aller de l’avant et tout digérer.

Comment s’est déroulée la période de composition et d’enregistrement ?

Daniel Offermann : Il y a quelques chansons que nous avions, mais la plupart ont été faites après la mort de Denis. Antoine et Lionel sont arrivés avec des maquettes, mais à la différence des autres fois, les maquettes étaient moins finies. Il y avait parfois juste un bout de mélodie, une voix, quelques accords de guitare. On s’est retrouvé en fait assez vite en studio. Nous avons ensuite beaucoup travaillé ensemble dans le studio pour trouver des arrangements. C'était important pour nous de travailler avec le producteur Luuk Cox. Il nous a poussés à ne pas trop réfléchir, à s’amuser. Du coup toute cette phase, pour un groupe comme nous, a été relativement rapide.

Combien de temps en studio ?

Daniel Offermann : Trois fois une semaine environ. La base des chansons en deux semaines, ce qui pour nous est vraiment très rapide et une semaine pour faire quelques retouches. Presque une chanson par jour.

C’est étonnant, l’écoute d’Everest ne donne pas cette impression…

Daniel Offermann : Oui c’est vrai ! En fait, nous sommes un groupe qui réfléchit beaucoup avant de faire quelque chose. Nous aimions retravailler beaucoup les chansons. Là, le fait d’aller en studio, travailler avec un producteur nous a libérés de toutes ces questions. Luuk Cox nous disait : "bon on fait cette chanson en trois prises, on en choisit une et le son de la caisse claire sera comme ça, point à la ligne !". Du coup, en tant que musicien, cela enlève un poids et tu peux te concentrer uniquement sur la musique. Si nous avions procédé de la même manière que pour les disques précédents, avec beaucoup de home studio, cela aurait encore pris un an pour le faire ! Pour nous, c'était très amusant en fait !

Vous avez enregistré beaucoup de titres, non ?

Daniel Offermann : Oui pas mal…

On peut espérer un prochain album bientôt ?

Daniel Offermann : On y pense. On en parle déjà beaucoup entre nous. Il y a quatre titres qui n’ont pas trouvé leur place sur l’album mais que nous voulons absolument sortir, même si on ne sait pas encore comment. Mais c’est clair qu’il y a cette volonté de ne pas attendre encore cinq ans avant de faire le prochain disque. Nous avons envie de garder cette énergie positive de ce nouveau départ, de la tournée…

C’est une nouvelle ère qui commence…

Daniel Offermann : En quelque sorte, oui ! Nous ne sommes plus vraiment le même groupe. Mais le décès de Denis nous a permis aussi de régler des choses qui étaient présentes avant sa disparition et de tout remettre à plat en quelque sorte. Nous sommes partis sur des bases plus stables à la limite.

Une tournée acoustique est prévue ?

Daniel Offermann : Oui ! Je ne savais pas que l’info circulait déjà ! Nous avons décidé cela il y a seulement quelques jours ! Oui, nous avons déjà fait une tournée de ce genre après le second album et cela nous a beaucoup plus. C’est un chouette moment de calmer le jeu après des gros concerts, d’être inventif dans les arrangements, de ne pas avoir de grosse machinerie. La dernière tournée acoustique nous a permis aussi d’être plus attentifs l’un à l’autre. Cela ne peut qu’être positif pour le prochain album d’avoir ce genre d’expérience. Et puis cela permet de proposer autre chose aux fans qui ont déjà vu plusieurs fois le concert. Ce sera pour l’automne, je pense.

Dernière question : pensez-vous avoir réussi votre ascension de l’Everest ? C’est une image, bien sûr !

Daniel Offermann : Mais… Pour moi, l’idée de l'Everest n’est pas de savoir que l’on peut le gravir mais déjà qu’il est là et que cela représente quelque chose. Tu ne peux pas rester indifférent. L’idée, c’est que le décès de Denis est aussi quelque chose de très universel. Mais tu as raison, c’est une image.

 

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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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