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Interview  (Paris)  31 janvier 2005

"Régime sensuel", comédie de Gilles Gangloff, raconte une soirée entre filles qui parlent de tout mais surtout de leurs déboires sentimentaux.

Dans le trio, Karine Kadi c'est la grande belle fille atteinte de la blonde attitude à la recherche du prince charmant sur le net.

Nous avons rencontré cette jolie brune ténébreuse qui ne compte pas pour des prunes et qui a abandonné les rôles dramatiques pour rire et nous faire rire.

Commençons par votre parcours avant "Régime sensuel".

Karine Kadi : Je travaille depuis une quinzaine d'années. J'ai surtout joué les classiques et depuis quelques années, je fais beaucoup plus de comédies par le plus grand des hasards et surtout des créations. Pour Régime sensuel, je connaissais Chantal Baroin car nous avions joué ensemble dans deux comédies. Elle a rencontré Gilles Gangloff, l'auteur de "Régime sensuel", et Delphine Sagot et il restait le troisième rôle à pourvoir. Elle m'a envoyé la pièce par mail. La pièce m'a plu et j'ai rencontré Gilles et Delphine quelques jours après et la rencontre a été super car nous avons immédiatement accroché. Nous avons fait une lecture te puis on s'est dit : "C'est parti !" et nous avons établi un planning de répétitions.

Vous avez commencé par les classiques pour, semble-t-il, de manière assez nette, vous orienter vers la comédie. Il y a une raison particulière à ce changement de répertoire?

Karine Kadi : C'est le hasard. Pendant dix ans, je ne jouais que des rôles dramatiques, des monologues, des choses assez chargées et difficiles. Le tournant a eu lieu quand j'ai travaillé avec un metteur en scène sur une parodie de vaudeville d'Arrabal. Ensuite, à chaque fois que j'étais contactée c'était pour des comédies. En revanche, sur le plan cinématographique, j'ai travaillé sur plusieurs court-métrages pour des rôles qui restent dans le registre dramatique voire dans l'humour noir.

En raison de votre parcours professionnel ou de votre visage ?

Karine Kadi : Par rapport à ce que je dégage, je pense. Et puis les metteurs en scène n'ont pas toujours beaucoup d'imagination et ils sont influencés par ce qu'il voit.

Vous avez suivi un cursus classique de cours de théâtre , de conservatoire qui vous prédisposait à un emploi dramatique ?

Karine Kadi : Oui. J'ai fait le théâtre-école de Catherine Brieux qui dirige le théâtre des cinq diamants à Paris dans le 13ème arrondissement. Pour elle, j'étais une tragédienne et elle m'a donc fait travaillé dans ce registre. C'est un école très complète où on travaille le chant, la danse, le mime. Cela étant, après l'Arrabal, j'ai fait des comédies. Mais je dégage peut être autre chose. Je me suis ouverte. J'ai un physique de brune ténébreuse qui laissait croire que je portais tous les malheurs de la terre sur le visage. Il y a également un parcours personnel. J'ai réglé des choses. Et puis à l'époque j'étais très puriste et les démarches que je faisais étaient orientées vers la tragédie, ce qui me correspondait plus. Et en fait, la comédie, j'adore ça ! Et puis, j'ai toujours fondamentalement voulu faire du boulevard. Gamine, j'ai été complètement fascinée par Jacqueline Maillan qui était ma référence et mon point de départ dans ma vie de comédienne. Elle avait un rythme, une énergie singulière.

Revenons à Régime sensuel, votre actualité. Le rôle d'Annie était le seul disponible ou avez-vous choisi votre rôle?

Karine Kadi : Il ne restait que ce rôle .

Et pourquoi ce rôle de blonde entre guillemets vous a-t-il plu?

Karine Kadi : Ce qui m'a plu ce sont les côtés touchants du personnage qui est un peu paumée et qui en quête perpétuelle du grand amour. Et ce qui m'intéressait était le défi d'être toujours sur le fil du rasoir pour ne pas tomber dans la caricature sans en faire une niaise ou la conne de service. J'avais envie de la travailler dans cette direction pour montrer qu'il s'agissait d'un personnage plus intéressant que ce qu'il en apparaît du fait qu'elle surfe sur internet pour chercher le prince charmant. Et puis, il s'agit du personnage le plus sensuel des trois, sensuel au vrai sens du terme. On sent qu'elle aime faire la fête, l'amour, etc.

Donc encore un heureux hasard. Auriez-vous été intéressée par les autres rôles?

Karine Kadi : En fait, c'est une bonne question que je ne me suis pas posée puisque la distribution était déjà arrêtée quand je suis venue sur le projet. Et maintenant, je ne me la pose plus parce que mes camarades sont tellement bien dans leur rôle respectif que je n'arrive pas à m'imaginer ce que je ferais dans leur rôle.

L'auteur de ce dîner de filles est un homme. Comment percevez-vous cette écriture d'homme pour décrire des moments entre filles.

Karine Kadi : Je trouve son écriture étonnante et cela surprend le public. Il est très réaliste et quand on est une femme, on sait qu'entre femmes cela peut aller très loin dans les propos, et même plus loin que les hommes parce qu'il n'y a pas de pudeur. Les hommes se livrent moins ou a lors de manière plus directe mais en deux phrases et puis c'est fini. Gilles Gangloff connaît bien les femmes, les aiment bien et a su les observer. J'aime aussi beaucoup son écriture qui est très vive... et qui ne pardonne pas non plus.

Après la lecture, tout s'est enchaîné de manière très rapide.

Karine Kadi : Oui, effectivement. Nous avons fait très peu de répétitions. Nous avons fait une première fin novembre au Théâtre Le Triomphe pour présenter la pièce. Et nous avons fait une dizaine de répétitions. C'était donc à l'arrache. Nous avions travaillé très vite. Puis nous avons fait Le lieu et quelques dimanches au Koçona café en décembre. Et puis Merri, le directeur du Théâtre Le Triomphe, s'est montré intéressé par la pièce et nous a proposé un créneau le lundi qui se libérait.

Avez-vous d'autres projets en parallèle ou en prévision dont vous pouvez nous parler?

Karine Kadi : J'ai un one woman show, "Téléstory" qui traite de l'impact négatif de la télévision sur les individus et qui dégomme surtout les programmes de télé réalité qui existe depuis deux ans. Il raconte l'histoire d'une vieille femme qui s'appelle Zapette et raconte sa vie qui tourne autour de la télévision. Je l'ai présenté dans plusieurs festivals d'humour et j'ai quelques galas prévus. C'est du stand-up. Il n'y a donc pas de personnages et cela résulte d'un vrai choix de ma part. Je voulais me démarquer de ce qui existe au niveau des femmes humoristes qui présentent souvent des sketches avec des personnages. Je voulais faire du stand-up avec tout ce que cela représente comme risque également car cela fonctionne sur l'interactivité. Comme j'ai fait beaucoup de cabaret, j'ai pu tester des choses.

Au début, cela a été très difficile pour moi car dans ce genre d'exercice je me suis sentie très exposée, seule en scène, car il n'y a plus le garde-fou du personnage. C'est une belle expérience que je souhaite poursuivre. J'ai aussi un autre projet de spectacle qui n'est pas finalisé. Au niveau de l'image, j'ai tourné l'année dernière, un 25 minutes avec un jeune réalisateur Julien Sere dans lequel je jouais un personnage d'assistance sociale hystérique. Je tourne dans son prochain court métrage qui s'appellera "Schizo" qui traite des rapports d'une mère schizophrène avec son enfant.

Votre parcours est atypique puisque à l'inverse du parcours habituel qui commence par le one man show pour aller vers le théâtre.

Karine Kadi : Effectivement. J'aime toucher à des choses très différentes.

Et les longs métrages?

Karine Kadi : Cela commence à m'intéresser. Je me sens plus prête à le faire.

Vous semblez vouloir garder la maîtrise de votre travail ce qui est difficile au cinéma puisque l'image tournée vous échappe.

Karine Kadi : Oui. Je le vis mieux maintenant parce que j'ai tourné des court métrages et j'accepte mieux la frustration de ne pas pouvoir faire une prise de plus, notamment.

Etre l'épouse d'Emmanuel Pallas qui fait du stand-up et du cabaret en ce moment (ndlr : Théâtre Le Triomphe et La Main au Panier) a-t-il influencé votre parcours ?

Karine Kadi : Emmanuel est un auteur et il est à l'origine de mon spectacle. Il m'a proposé de m'écrire des sketches à personnages mais ce n'était pas mon envie. Il a donc écrit ce que je voulais. Et ça donne un texte assez caustique et dérangeant parce qu'il est dit par une femme. Ça fait se dresser les cheveux sur la tête mais j'adore ! J'aime entendre rire les gens, c'est une belle sensation, mais aussi quand ça grince un peu des dents !

 

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La chronique de Régime sensuel
L'interview de Delphine Sagot


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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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