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Interview de Mickael, Marie, Flavien et Thom  (Paris)  février 2005

Après la pizza et avant le concert au Pop in, nous avons rencontré Angil pour une interview à propos du groupe, de la musique et de Radio Dio…

Aujourd'hui, ce collectif polymorphe est composé de Mickael Mottet, le chef de file, de Marie Legendre, altiste, de Thom le tromboniste et de Flavien Girard le bricoleur de sons en tout genre.

Qui est Angil ? un groupe, une personne ?

Mickael : Au départ c'est mon projet personnel, je compose des chansons depuis une grosse dizaine d'années, j'ai joué dans pas mal de groupes, avec pas mal de noms différents à chaque fois et puis j'ai fini par essayer de faire mon projet en assumant le fait de jouer mes propres chansons avec des musiciens.

Donc au départ j'ai lancé l'idée tout seul et puis Flavien est venu se greffer en premier et on a fait un petit paquet de concerts ensemble tout les deux et déjà à ce moment là il jouait des sons de vinyls et puis il balancait des sons que l'on avait préenregistré aussi, il faisait des percussions et puis à force de rencontres eh bien les autres sont arrivés. Avec Thom par exemple on s'est rencontré à la fin d'un concert à Toulouse il y a …

Thom: …7 mois

Mickael : Voilà, et il est venu me voir à la fin pour me dire qu'il aimait bien ce que je faisais. Marie je l'ai connue après l'enregistrement de l'album parce que sur l'album il y a Géraldine, une joueuse de violoncelle, et qu'elles font beaucoup de musique ensemble et donc Marie ça l'interessait de …

Marie : ...je joue de l'alto, et ça m'interessait de voir un peu ailleurs, et je sentais qu'il y avait moyen de faire des choses vraiment intéressantes avec Angil. Car en fait, généralement, le rôle des cordes dans un groupe de rock est juste des petites touches comme çà … et avec Mickael c'est différent car il écrit vraiment des parties spécialement pour les cordes et leur donne un rôle à part entière et c'est ce qui est intéressant par rapport à ce que l'on peut faire parfois avec des groupes de rock qui mettent des cordes simplement parce que c'est dans l'air du temps. Mickael cherche vraiment à utiliser l'instrument comme un compositeur le fait, en cherchant vraiment le timbre. C'est quelque chose de plus profond.

Mickael : En effet c'était un peu l'idée de "No more guitars", le premier morceau de l'album (Ndlr : "Teaser for : Matter") qui est une sorte de postulat de ça justement. La guitare n'est plus qu'un support de composition, et ensuite on va virer tout ça parce que … simplement parce que c'est plus beau d'avoir des sons de cordes, de violoncelles ou de cuivres alors on va mettre ça à la place et elles vont jouer les notes, plus ou moins, que j'ai trouvé à la guitare, en apportant chacun un peu son truc évidemment.

Et là maintenant c'est devenu carrément un collectif, on est 10 en tout et on change d'un concert à l'autre. Ce qui fait que c'est radicalement différent d'un concert à l'autre. Donc par exemple ce soir c'est la première fois que l'on joue tous les 4 ensemble. On a joué d'autres fois avc ces musiciens mais dans d'autres formations. On va rejouer à la Guinguette Pirate et il n'y aura que Marie de la formation de ce soir et une violoncelliste, 2 flûtes, une lectrice qui lit des traductions de mes chansons entre les morceaux.

Thom : Géométrie et paysage variables…
Moi si j'avais
quelque chose à dire
j'écrirais en français
mais là je n'ai que des
histoires à raconter

En tout cas, ça reste une configuration relativement atypique par rapport à un groupe rock "classique" non ?

Mickael : Oui il n'y a par exemple jamais de batterie ni de basse. Parce que en fait les rythmes c'est moi qui les fais, je les enregistre en direct sur une espèce de pédale qui me sert à faire des boucles rythmiques en tapotant sur un micro par exemple.

Angil est devenu un collectif mais on sent que dès le départ tu n'avais pas l'idée de faire quelque chose sous ton nom …

Mickael : Ah oui, c'était un rêve. D'ailleurs un des premiers concerts était en formation presque complète, il manquait seulement une personne mais le 4 avril à l'Européen on devrait faire un concert en formation complète à 10 sur scène.

En tout cas le premier concert en formation presque complète donc était dans une ancienne église désafectée à Toulouse et c'était incroyable. Moi j'étais sur un petit nuage parce que je crois que c'est de cela que je rêve depuis des années. Ce coté collectif avec chacun qui a un peu des projets à coté aussi. Par exemple Marie et Géraldine jouent avec Sylvain Chauveau, elles ont plein de projets à coté. Thom c'est pareil, c'est un papillon …

Thom : Qui butine de ça et là (rires)

Mickael : Moi j'étais super fier de çà, cétait vraiment réalisé un truc fort.

Collectif sur scène, mais qu'en est il de la composition ?

Mickael : Ce sont mes chansons sur Teaser for : Matter. Et puis j'ai joué de tous les instruments sauf les instruments classiques. Mais en fait la plupart des gens du collectif s'est greffée après l'album. Maintenant ce sera différent. Le nouveau projet que j'ai, je ne le conçois pas sans tous ces gens.

Y compris au niveau de l'écriture ?

Mickael : Non au niveau de la composition ce sera quand même mes trucs. Mais je composerais en fonction des instruments de chacun. A chacun ensuite d'apporter ses idées.

Marie : D'ailleurs Mickael nous laisse beaucoup de liberté pour improviser, et nous y encourage même.

Thom : De toute façon Mickael est ouvert à tout et il dira jamais non. Il sera nous dire de manière plus subtile ce qui ne va pas.

Mickael : Mais même pas, parce que je fonctionne tellement à l'enthousiasme et à la fierté. L'enthousiasme c'est tout le travail avant et quand quelqu'un apporte une idée je dis "Oui ! je n'y avais pas pensé !" et puis après une putain de fierté de jouer avec ces gens !!

Marie et Thom : Il dira jamais non … Il sait mettre du sens sur tout ce qu'on peut lui proposer en fait. Tout idée est bonne.

Thom : Et puis il y a cette idée de prise de risque sur scène, il y a énormément d'improvisation. Ce soir avec Marie à l'alto et moi au trombone, je pense que ce soir, il y aura 70 % de ce qui va se passer qui sera de l'improvisation.

Mickael : En concert il y a les chansons telles qu'on les connaît qui constituent la trame et moi j'ai pris le parti de faire des choses radicalement différentes sur scène. Par exemple sur le disque il y a basse-batterie et sur scène j'ai voulu faire exactement le contraire, c'est justement pour qu'il y ait ce coté performance, sinon moi la scène ca me ferait complètement chier si je faisais 2 fois le même truc. Donc on se retrouve à faire une performance à chaque fois et moi ça me stimule…

C'est donc une troisième école (les 2 autres étant pour moi ceux qui jouent l'album à l'identique et ceux qui réarrangent préalablement les chansons dans une optique live) ?

Thom : Oui, nous on nique tout (rires)… En fait je pense que c'est surtout l'école de la peur de s'ennuyer de jouer toujours les mêmes choses. Je crois que Mickael a besoin d'être surpris, c'est ce qui provoque ce trucs de non-refus et d'enthousiasme complet sur ce qu'on fait c'est que chaque concert doit être une expérience …

Mickael : Thom tu as raison, j'ai besoin de déséquilibre en fait. De toute façon la plupart des chansons de ce soir par exemple ne sont pas sur l'album. Ce sera soit des nouveaux morceaux soit des improvisations … Avec une trame que l'on s'est donnée…

C'est pas un casse tête pour le producteur de ne pas savoir ce qui va se passer sur scène à chaque fois ?

Mickael : Non pas avec Unique Records qui ne sont pas dans cette idée là de "vendre". Au contraire je pense qu'ils sont plutôt enthousiasmés par cette idée là. A partir du moment où l'on s'épanouit je pense que tout va bien.

Thom : Oui c'est ça, je crois que Gérald (NDLR : de Unique Records) est content quand il nous voit heureux et libres sur scène. Pour revenir à cette idée de déséquilibre. Je pense que ce qui fait jubiler Mickael c'est quand Flavien avec des vinyls apporte un son qui tout d'un coup va être complètement en décalage avec le morceau ou bien quand un autre musicien va faire quelque chose qui bouscule complètement l'idée de départ …

C'est une sorte de cadavre exquis en temps réel alors ?

Mickael : Oui tu as raison, c'est vrai que c'est assez littéraire comme démarche.

Marie : Même si parfois cela peut tomber dans l'excès car on ne joue pas encore assez ensemble, et il faut vraiment apprendre à se connaître. Par exemple les morceaux qu'on va jouer ce soir on les a joués une fois à la chapelle en octobre et là j'arrive et je ne sais plus vraiment où va le morceau et je pense que cela va vraiment évoluer, on a plein de dates ensemble et petit à petit on va devenir un vrai collectif, c'est-à-dire vraiment sentir les morceaux en nous.

Thom : Oui, avant que cela ne devienne un inconvénient. Avant que le contrepoids de la surprise devienne une autre routine.

Marie : En tout cas pour l'instant, l'impro n'est vraiment pas une impro dirigée. Le côté humain est en tout cas le plus important. Il y a quelque chose qui s'est créée et s'on s'est tout de suite dit, on rejoue ensemble c'est sûr.

Et il n'y a pas de frustration pour les musiciens qui restent à la maison, comme ce soir ?

Mickael : Non par ce que c'est justement un vrai collectif avec des interactions musicales et humaines en dehors de Angil. Il y a notamment Gilles qui joue de la guitare et qui a produit l'album, qui fait des trucs avec Thom, avec Thom et Marie, qui fait des trucs avec Flavien et moi et le saxophoniste Francis qui joue sur le disque. On balance un peu des idées comme ça. Marie veut que j'écrive à Géraldine et elle une partition pour alto et violoncelle, ce sur quoi je suis en train de travailler et tout cela ne sera pas spécialement inscrit dans Angil. En tout cas je ne pense pas que ce soit frustrant. Je suis super fier de ça.

Marie : Et puis ce qui est bien c'est que nous venons d'horizons complètement différents et donc chacun peut ammener quelque chose. Thom va peut être faire un truc un peu funky alors que moi je n'y connais absolument rien à cela.

Thom : Et le répertoire de Marie va du baroque au contemporain…

C'est une sorte de collision entre un tas de choses différentes donc Angil…

Thom : Oui, à terme si on continue de jouer ensemble cela va déboucher sur une richesse très forte. C'est post modern…

Marie : ah non c'est pas post modern !

Thom : sisi !
Yo la tengo sur scène...
Quand tu ressors ...
Tu as l'impression d'avoir
vu le truc le plus beau du monde

Un peu dans l'idée des Clogs ?

Thom : Clogs c'est plus écrit.

Flavien : Les Clogs sont très inscrits dans leur époque, c'est très contemporain alors que Angil je crois, va encore plus loin dans le passé et aussi dans l'avenir.

Marie : Chez Angil il y a aussi les platines, l'ordinateur. Par exemple parfois quand je joue, Thom peut utiliser les pédales d'effet et trifouiller mon son et changer plein de trucs que je ne maitrise pas.

Mickael : Oui c'est pas mal ça. C'et pareil pour Flavien qui peut avoir une action sur les boucles que j'enregistre … donc cela va être rigolo.

L'écriture ça se passe comment pour Angil ? C'est l'image de l'écrivain maudit isolé de tout dans sa chambre ?

Mickael : C'est un peu l'idée du mec isolé dans sa chambre, concentré. Mais là c'est un peu plus que ça pour Teaser for : Matter. Je savais que les titres seraient écrit pour un album qui sortirait et je voulais vraiment écrire quelque chose dont je pourrais encore être fier dans 10 ans. Un truc solide. Une vraie matière. Je voulais faire quelque chose d'abouti, qui soit un postulat, un point de départ pour tout le reste. Le fait qu'on soit un collectif aujourd'hui c'est une conséquence, une suite plus ou moins logique de l'enregistrement de Teaser for : Matter.

Donc avant cela il y a eu des tas de choses ?

Mickael : Il y a eu des démos oui. Il m'arrive de rejouer des chansons plus anciennes mais comme le dit Flavien, on joue surtout des inédits. Il m'arrive aussi de sortir des trucs mais de toute façon dans Teaser for : Matter si j'avais pas eu tout ca pour me construire avant, les démos etc …je ne serais jamais arrivé à ce disque.


Tu as dit semble t il que tu écrivais tes textes un peu à partir de n'importe quoi, une sorte de yaourts que tu collais au mieux sur les mélodies ?

Mickael : Oui oui…

Flavien : Moi je commence à comprendre comment il écrit ses textes et je trouve que le termes de yaourt ne lui convient pas vraiment même si on a l'impression comme ça que ce ne sont pas des histoires mais il y a une espèce d'ambiance, en tout cas une trame, très définie. C'est pas gratuit en tout cas.

Mickael : Ca rejoint un peu ce que l'on disait tout à l'heure sur les impro. C'est peut être une mélodie (Ndlr : il fredonne) qui me vient mais ca n'empêche pas qu'il y est une intention derrière. Surtout sur les paroles de cet album où j'ai vraiment essayé de faire attention à ça aussi. Et encore plus maintenant dans les morceaux que je suis en train d'écrire.

D'ailleurs tu écris naturellement en anglais ?

Mickael : Oui oui. Par goût pour l'anglais, c'est aussi présent dans mon boulot aujourd'hui. Et puis cela est une forme de contrainte. L'air de rien c'est pas facile d'écrire en anglais, et pas seulement le fait d'écrire mais de chanter. Parce que il y a des accents toniques à respecter. On peut pas chanter un mot n'importe comment en anglais. Si on veut essayer de faire sonner ça un peu il y a un gros travail de rythme, c'est une langue qui est très mélodique en soit avec d'énormes points de contraintes.

Thom : En français on est aussi un peu soumis à une dictature du sens tandis qu'avec l'anglais, qui n'est pas notre langue maternelle on est plus libre d'aller chercher des images et peut être de quitter le sens pour aller plus vers le ressenti.

Mickael : Je ne crois pas me cacher derrière quelque chose en chantant en anglais en tout cas. Et comme disait Thom il n'y a que Programme ou Katerine dans un autre genre qui sont aussi percutants … Moi si j'avais quelque chose à dire j'écrirais en français mais là je n'ai que des histoires à raconter. Une espèce de jeu autour de la sonorité, des ambiances. Mais si j'avais un vrai truc à déclarer, ce serait peut être en français. Et puis en concert cela se confirme, à la fin des morceaux souvent, cela se finit en truc un peu déclamatoire où je me mets souvent à improviser des trucs. Là aussi à partir de trames, de mots que je m'écris…

Concernant tes influences, on parle beaucoup de Yo la tengo, Kim Deal, et hormis la reprise de "Invisible man" on ne reconnaît pas forcément directement cette filiation …

Mickael : Non mais Kim Deal qu'est ce qu'elle essaie de faire depuis le premier album des Breeders en passant surtout par The Amps … C'est cet espèce de parallèle entre le fait d'écrire des vraies chansons, ce qui est une espèce d'obsession pour moi parce que je trouve que c'est … ce que je dois faire, j'ai la chance de savoir le faire … et puis d'un autre coté on peut très bien avoir écrit une chanson magnifique et puis venir la chanter avec une espèce de guitare à la con dans un mégaphone complétement crade. Et elle j'ai l'impression que son idée, c'est l'un n'empêche pas l'autre et justement The Amps c'est un album qui prouve ça. Donc dans la démarche je ne m'en sens pas si éloigné.

Yo la tengo c'est donc la même idée je suppose, entre mélodies et expérimentations sonores ?

Mickael : Ah oui, d'autant plus Yo la tengo sur scène. Je les ai vu trois fois et c'est le meilleur groupe que j'ai jamais vu sur scène. Parce que à chaque fois ça commence assez froid, ils se regardent entre eux et puis ils commencent à regarder les gens et commencent à répondre à ceux qui demandent des trucs entre les morceaux et plus ça avance et plus c'est comme ça et quand tu ressors, tu as à chaque fois l'impression d'avoir vu le truc le plus beau du monde. T'as envie d'aller embrasser tout le monde autour. C'est à chaque fois une expérience. C'est la révélation à chaque fois et si on pouvait arriver à quelque chose comme cela …

Flavien : Révélation c'est pas bête comme terme parce que Angil c'est de plus en plus, en tout cas sur le prochain album ça va devenir un truc de gospel j'ai l'impression. Une espèce de spiritualité.

Il y a donc déjà des choses pour un prochain disque donc ?

Mickael : Oui des choses qui viennent du collectif, du coté declamatoire de certains morceaux. Le coté gospel en effet … un album avec des voix multiples … je compte tous les faire chanter (Super s'écrie Marie, un peu dépitée)…

C'est quoi aujourd'hui l'ambition, ou l'avenir de Angil ou de Mickael Mottet ?

Mickael : Pour l'instant c'est un début. On a des idées dans la tête…

Tu voudrais en faire ton métier ?

Mickael : Pas forcément parce que je m'épanouis assez dans mon travail de traducteur et je n'ai jamais considéré la musique comme un travail. J'ai toujours voulu tirer que du plaisir du fait de composer des chansons et de les jouer et c'est aussi l'idée, comme pour les concerts, de ne pas rentrer dans une routine où on ferait toujours le même truc. Faut que ça reste un loisir et un jeu. En même temps si on fait un autre album et que au final on finit par en vivre je serais le premier super heureux.

Tu parlais de "No more guitars" tout à l'heure et c'est assez dans la lignée de tout ce que vous venez de dire, il y a d'autres titres qui ont une signification forte ?

Mickael : Chaque titre n'exprime pas forcément quelque chose d'aussi symbolique que "No more guitars". C'est plus par rapport à l'ambiance du morceau en général…

Enfin tu arrives quand même à glisser Yo la tengo sur "Son of Benedicts" …

Mickael : "Son of Benedicts" au départ c'est juste une phrase que Flavien a sur un vinyl parce que entre autre son papa est assez collectionneur de disques et notamment de pas mal de disques de dialogues de films et en l'occurrence c'est James Dean qui disait cette phrase dans un film. Et on a gardé juste la fin de la phrase.

Moi cette chanson me fait penser à l'univers de dEUS …

Mickael : Ah ben ca fait très plaisir car justement je voulais que "Son of Benedicts" soit mon "Fell off the floor, man" ! merci !

Je me disais bien que ce morceau sentait l'hommage …

Mickael : Mais en fait cet album est plein d'hommages. "She said what you doing …" c'est une réponse à Sharko, il y a un hommage à Lisa Germano… il y a énormément d'hommage à Broadcast, comme la basse de "Best cover ever". En fait quasiment tout l'album est un hommage à Broadcast (rires).

C'est une façon de dire, voilà ce que l'on aime et ce qui nous a influencé, une fois pour toute ?

Mickael : Oui et non, le prochain disque sera aussi certainement plein de références, notamment à l'album Centipède…

Flavien : ...fait aussi dans les années 70 par un collectif regroupant notamment des gens de Soft Machine et de King Crimson.

Mickael : Il continuera à y avoir des références, cela fait partie du jeu… un petit jeu de piste. Et puis tant que ce n'est pas de la représentation pure mais un simple clin d'œil … en tout cas moi ça me convient.

Y a-t-il une scène rock émergente dans la loire depuis Mickey 3D ?

Mickael : Non il y a toujours eu une sacrée scène rock. A l'époque du premier groupe de Mickey (3DK) il y avait déjà une bonne scène rock.

Comment va Radio Dio ?

Mickael : Et bien la soirée de soutien a bien marché et ça va pouvoir continuer un peu.

Flavien : En tout cas il y a pas mal de groupes qui sachant que la radio va mal font l'effort de jouer gratuitement et ça permet de récolter des fonds.

Que pensez vous de la différence entre le nombre de ventes du disque (ndlr : 2000 à 2500 exemplaires) et le consensus positif qui se dégage dans les médias (ndlr : parmi les 100 meilleurs disques de l'année 2004 dans les Inrocks). ?

Mickael : Les ventes, pour un petit label comme Unique c'est déjà beaucoup. En même temps on s'attendait tellement pas à cela de toute façon… En tout cas je suis super content pour le label.

Et le prochain album ?

Mickael : On va commencer à travailler dessus fin avril mais on a le temps d'enregistrer tranquillement. Le projet actuel c'est de sortir le disque en angleterre et en Irlande (distribué par Southern) et c'est d'ailleurs à cette occasion que l'on fait le concert à l'Européen.

3 mots pour définir votre musique ?

Marie : Plaisir partage enthousiasme

Thom : Gospel enthousiasme et insconscience

Flavien : Post Modern Broadcast

Mickael : Rencontres enthousiasme Fierté…

 

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# 10 novembre 2019 : Non à la morosité

Faites une pause avec l'actualité, faites une pause avec les réseaux sociaux et profitez plutôt de notre sélection culturelle hebdomadaire avec des tas de belles raisons de se réjouir un peu. C'est parti pour le sommaire.

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"Glam shots" de Rich Deluxe
"Imago" de Manuel Etienne
"Women" la 4ème émission de notre podcast radiophonique Listen In Bed
"Silent scream" de Holy Bones
"Stregata / stregato" de Gilia Girasole & Ray Borneo
"Révolution" de David Kadouch
"Jusqu'ici tout va bien" de Bazar Bellamy
Lysysrata, It It anita et The Eternal Youth au Normandy
et toujours :
"A l'oblique" de Phôs (Catherine Watine & Intratextures)
"So cold streams" de Frustration
"Liszt : O Lieb !" de Cyrille Dubois & Tristan Raes
"Au revoir chagrin" de Da Silva
"Ca" de Pulcinella
"Roseaux II" de Roseaux
"Symphonic tales" de Samy Thiébault
"Ca s'arrête jamais" de The Hyènes
"Ils se mélangent" de Djen Ka
Rencontre avec Joséphine Blanc accompagnée d'une session 3 titres acoustiques
"Funkhauser" de My Favorite Horses
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"Une vie violente" de Pier Paolo Pasolini

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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